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CUIVRE.

CUIVRE.

Carbonate de cuivre vert, malachite ; carbonate decuivre basique et hydraté, d'une belle couleur verte,dont la densité est de 3,150 à 4,0, et qui rendorme 50p. I OU de cuivre. Se trouve à C’hessy et dans les montsCurais. La malachite est tantôt lamelleuse, tantôtlibreuse, tantôt compacte et terreuse, rarement cristal-lisée en cristaux dérivant d’un prisme rhomboïdal droit.

E. Arséniates et phosphates. Minerais assez rares, setrouvant surtout dans le Cornouailles .

Ermite, kupferfjlhmner. Àrséniate de cuivre rliom-boédrique, vert d'émeraude, renfermant 40 p. 100 decuivre.

Liroconile. Cuivre arséniaté en octaèdres obtus, àbase rectangle, bleus, renfermant 40 p. 100 de cuivre.

ülivémte. Arséniate de cuivre en prismes rbomboï-daux droits, vert-olive ou vert sombre, renfermant de40 à 45 p. 100 de cuivre.

Aphanèse. Cuivre arséniaté en lames cristallines vert-bleufitre, renfermant 50 p. 100 de cuivre.

Euchrotle. Cuivre arséniaté vert d’émeraude, cristal-lisant en prisme rhomboïdal droit, et renfermant 3Sp. 100 de cuivre. Se trouve en Hongrie .

Cuivre phosphaté. D'un noir-verdâtre, cristallisant enoctaèdres à base rectangle, et renfermant 50 p. 1 00 decuivre.

F. Cuivre sulfaté. Se forme journellement dans lesmines par l’altération du cuivre pyriteux; est solubledans l’eau et par conséquent peu abondant.

G. üxy-chlorure de cuivre , atakamite. Se trouve auPérou et au Chili en masses ou en sables d’un beauvert-émeraude foncé. Il renferme 57 p. 400 de cuivre.Rare.

H. Hydro-silicates .

IHoptuse. D'un beau vert - émeraude, en cristauxhexaèdres, translucides, ayant un éclat vitreux. Trèsrure. Se trouve dans le pays do Kirguis.

Kiesel malachite. Amorphe, d’un beau vert, renferme32 p. 400 de cuivre.

Sommervilhte. Amorphe, à’uu vert plus ou moinsbleu. Très rare. Se trouve aux Etats-Unis .

Essai des minerais de cuivre. La grande variété et lagrande différence que présentent les minerais de cui-vre les rend souvent difficiles à reconnaître à la pre-mière vue; cependant il est rare que la présence ducuivre ne s’y décèle pas, dans quelques parties, parun enduit plus ou moins sensible do vert-de-gris; d’unautre coté, en grillant le minerai pulvérisé soit seul,soit avec du nitre, puis traitant par l’ammoniaque ouson carbonate, on reconnaît de suite le cuivre à la bellecouleur bleue que prend la liqueur. Il y a môme beau-coup de minerais de cuivre, tels que le protoxyde ouoxvdule, les carbonates, etc., qui se dissolvent immé-diatement dans le carbonate d’ammoniaque, sans aucuntraitement préalable.

Dans un essai de cuivre, la première chose à faireest de se procurer un échantillon qui ait à peu près lacomposition moyenne du tas a essayer. A cet effet onchoisit à l’œil des échantillons des divers minerais quicomposent le tas, de telle sorte que leur ensemble enreprésente la composition, on les pulvérise et on lesmélange bien ensemble. On essaie ensuite au chalu-meau une partie de ce mélange pour reconnaître s'ilsrenferment de l’arsenic et du soufre qui donnent lieu àdes fumées ayant une odeur alliacée et sulfureuse. Lors-que le minerai renferme ces deux corps, ce qui arrivetrès souvent, on en prend 4 0 gram. que l’on mélangeavec 5 gram. de sciure de bois, puis que l’on imbibed’huile, et on chauffe le tout modérément dans uncreuset jusqu’à ce qu’il ne se dégage plus de fumées ar-senicales. La matière refroidie est pulvérisée et gril-lée dans un tôt au rouge sombre jusqu’à ce que toutle soufre et le charbon aient été brûlés ; à la fin de l’o-pération il faut donner un fort coup de feu et chauffer

au blanc pendant quelques minutes pour décomposer lapetite quantité de sulfate de cuivre qui pourrait s’êtreproduit. Le résidu est mélangé avec la moitié de sonpoids de borax calciné, 4/12 de noir de fumée et quel-ques gouttes d’huile pour lui donner de la consistance,puis introduit dans un creuset dont on Inte le couver-cle, et que l’on place dans un fourneau à vent tirantbien, où on le chauffe d’abord graduellement, puis don-nant un fort coup de feu pendant quinze à vingt minutes.En retirant ensuite le creuset du feu et le cassant lors-qu'il est entièrement refroidi, on obtient un culot decuivre métallique, dont le poids, la couleur et la mal-léabilité, donnent assez exactement la valeur relativedu minerai essayé. Lorsque l’essai au chalumeau n’in-dique pas la présence de l’arsenic, on peut se passer dela première calcination. Enfin, si cet essai ne décèle nila présence de l’arsenic ni celle du soufre, on peutfun-dre immédiatement le minerai avec du borax, du noirde fumée et quelques gouttes d’huile.

Très souvent on essaie les minerais de cuivre parvoie sèche d’une manière un peu différente de celle quiprécède, et qui consiste à les griller,, puis à les fondreavec 3 parties des flux noir. Le poids du bouton métalli-que donne la teneur du minerai.

Dans tous les cas, on coupelle le bouton de cuivreavec du plomb pauvre pour reconnaître s’il contient del’argent ou de l’or.

L’essai par voie humide est plus exact, mais il exigeun peu plus d’habitude et de temps.

Pour doser le cuivre par voie humide, on traite4 0 gram. de la matière bien porphyrisée par de l’eaurégale bouillante contenant beaucoup plus d’acide hy-drochlorique que d’acide nitrique, ou mieux encore parde l’acide hydroclilorique seul, lorsque cet acide peut dis-soudre tout le cuivre. Si le minerai renfermait du plomb,il faudrait remplaccrl’acidehydrochloriqueparde l’acidesulfurique pour séparer ce métal à l’état de sulfate inso-luble. Ôn évapore à siccité, on reprend le résidu par del’acide bydrochlorioue, ou de l’acide sulfurique dans lecas où le minerai renfermait du plomb, on étend d’eau eton filtre, pour séparer la silice gélatineuse et toutes lessubstances insolubles. On précip^e ensuite la liqueurfiltrée, portée à une température voisine du point d’é-bullition, par une lame de fer bien décapée, en ayantsoin de l’entretenir dans un état d’acidité très pronon-cée, en y ajoutant de temps à autre de l’acide hydro-chlorique ou de l’acide sulfurique, sans quoi il sc forme-rait un sous-sel de fer insoluble qui se précipiteraitavec le cuivre. On lave très rapidement à l’eau bouil-lante, le précipité de cuivre métallique obtenu, d abordpar décantation, puis sur un filtre, jusqu’à ce que leseaux de lavage ne se troublent plus par le nitrate d’ar-gent ; on le fait sécher dans du papier joseph, au-des-sous de 100°, et on le pèse. Si on le desséchait tropfortement au contact de l’air il s’oxyderait sensible-ment, surtout si le lavage n’avait pas été exécuté avecle plus grand soin. Lorsque le minerai renferme de l'arsenic,il s’en précipite tonjoursune certaine quantité avecle cuivre; ce qu’il y a de mieux à faire dans ce cas, est deprécipiter la liqueur provenant de l’attaque par l’acidesulfurique, par l’hydrosulfate d’ammoniaque en excèsqui redissout l’arseuic, et de traiter les sulfures insolubleslavés et exempts d’arsenic, par la méthode ci-dessus.

TRAITEMENT METALLURGIQUE DES MINERAIS I)ECUIVRE.

Sous le rapport de leur traitement métallurgique, lesminerais de cuivre peuvent être partagés en trois clas-ses, savoir :

4° Minerais qui ne contiennent ni soufre, ni anti-moine, ni phosphore, ni arsenic, ni plomb. — Cuivrenatif, cuivre oxvdulé, carbonates et hydvo-silicates decuivre.