CU1VUE.
CUIVRE.
ijasse-hongrie. Les minerais sont à gangue siliceuse,et sc trouvent associés à une certaine quantité de mine-rais de la première classe que l’on met à part. On lesamène par la préparation mécanique à une teneur de8 p. 100. Les minerais grillés sont fondus, avec addi-tion de calcaire, dans des fourneaux à deux tuyères ana-logues à ceux de Riegclsdorf (Hesse), mais de dimen-sions un peu plus considérables. La partie antérieure dufourneau est eu grande partie fermée par un châssismobile en fer, garni de briques réfractaires, ce qui fa-cilite beaucoup les réparations. La fonte est conduitetrès rapidement. Les campagnes durent de dix à dix-lmit jours. On obtient des loups ferreux où reste lu plusgrande partie de rarsenio, et des inattes ayant une te-neur on cuivre de. 42 à 43 p. 100, qui sont grillées encases à dix ou douze feux, puis fondues pour cuivrenoir avec des minerais quartzeux de la première classe,dans les mêmes fourneaux. On obtient, outre le cuivrenoir, une deuxième matte qui est grillée et repasséedans la fonte même. Lorsque les minerais sont argen-tifères, le traitement est beaucoup plus compliqué ; nousl’avons décrit à l’article argent.
USINES A CUIVRE DE L’ANGLETERRE. L’extractionet la fonte des minerais de cuivre constituent généra-lement dans la Grande-Bretagne deux branches dis-tinctes d’industrie. Les usines â cuivre se sont établiessur le littoral delà mer, dans le bassin houillcr du pays♦le Galles , où elles trouvent le combustible en abon-dance et a très bas prix, et sont parfaitement situéespour recevoir par voie de mer les minerais indigèneset étrangers. Ces usines forment une douzaine d’éta-blissements distincts situés près de Swansea , Neatli-Abbey, Aberavon, Taybaoh, Llanelly, etc., et concen-trés entre les mains de neuf compagnies puissantes.Cette concentration des fonderies de cuivre, une des plusmerveilleuses créations du génie commercial de l’An-gleterre, et la grande diversité des minerais qui les ali-mentent, ont conduit à l’adoption d’une méthode detraitement susceptible de se prêter à tous les cas, etque nous allons décrire, en renvoyant pour plus de dé-tails a l'excellent travail publié sur ces usines, en 1848,par M. l’ingénieur en chef des mines Le Play .
Les minerais indigènes viennent surtout du Cor-nouailles, et les vaisseaux qui les apportent ii Swan-sea prennent en retour de la houille pour le service desmachines à vapeur installées sur les mines et pour ce-lui des fonderies d’étain. Les minerais étranger-, quiconcourent environ pour moitié à la production totaledu cuivre, viennent de Cuba, du Chili, de l'Australie ,de la Nouvelle-Zélande, de la Toscane , de lu Nor-wége, etc.
Le traitement métallurgique de ces divers mineraiss’opère dans des fours à réverbères chauffés à l'anthra-cite, et comprend dis opérations fondamentales, quisont :
î. Grillage des minerais sulfurés, pauvres et de ri-chesse moyenne, à gangue de pyrite de fer;
il. Fabrication de la matte bronze, ou fonte des mi-nerais pauvres, bruts et grillés;
III. Grillage de la matte bronze ;
IV. Fabrication de la matte blanche ordinaire, oufonte de la matte brouze grillée avec les mineraisriches ;
V. Fabrication de la matte bleue, ou fonte de lamatte bronze grillée avec les minerais grillés de ri-chesse moyenne ;
VL Fabrication des mattes blanche et rouge de sco-ries, ou refonte des scories des opérations riches IV,VU et VIII ;
VII. Fabrication de la matte blanche-extra, ou rô-tissage de la matte bleue V ;
VIII. Fabrication des mattes-régules, ou rôtissagevie la matte blanche-extra .
IX. Fabrication du enivre noir, ou rôtissage de lamatte blanche ordinaire, des mattes-régules et des pro-duits cuivreux ;
X. Raffinage du cuivre noir et production du cuivremalléable.
De ce qui précède on voit que les minerais et pro-duits cuivreux sont introduits dans le roulement de laméthode galloise par les cinq opérations désignées «onsles numéros d’ordre I, II, IV, VI et IX. Ils sc subdi-visent d’après leur nature, leur teneur en cuivre et ladestination qui leur est donnée, en sept classes :
La première classe comprend les minerais d’une te-neur de 0,03 à 0,15, composés de cuivre pyriteux avecgangue quartzeusc et de pyrite de fer en forte pro-portion.
La dernière classe comprend des minerais de mêmenature que les précédents, mais dont la teneur en cui-vre varie de 0,15 à 0,25.
La troisième classe renferme des minerais d’une te-neur de 0,12 à 0,20, peu riches en pyrite de fer etrenfermant une assez forte proportion d’espèces cui-vreuses oxydées.
Les minerais de la quatrième classe ont une teneurde 0,25 a 0,45, et sont principalement composés d’es-pèces cuivreuses oxydées (oxydes, carbonates et sili-cates), avec beaucoup de cuivre sulfuré, un peu docuivre pyriteux et panaché, et une gangue de quartzet de fer oxydé à peu près exempte de pyrite de 1er.
La cinquième classe comprend des minerais d’uneteneur de 0,10 à 0,15 essentiellement composés de cui-vre pyriteux, de pyrite de fer et de quartz, et absolu-ment exempts de substances nuisibles, telles que l’ar-senic et l’antimoine.
La sixième classe sc compose exclusivement de mi-nerais très riches, d'une teneur de 0,50 à 0,80, etexempts de sulfures ferreux et de substances nui-sibles.
Enfin la septième classe comprend des produits cui-vreux, tels que les battiturcs et balayures des lami-noirs à cuivre, d’une teneur moyenne de 0,75.
Cela posé, nous pouvons aborder la description dochacune des dix operations précédemment définies.
I. Grillage de minerais sulfurés , pauvres et de richessemoyenne à gangue de pyrite de fer Ce que cette opéra-tion offre de plus remarquable, est le chauffage desfours à ré\erbère, qui servent pour le grillage, aumoyen d’un mélange de trois parties d’anthracitemenu et de une partie de houille, par l’emploi d’unegrille artificielle formée de matières terreuses ou crayafournies par le combustible lui-même* Le craya qui,à la partie supérieure, est dans un certain état de ra-mollissement et empâte les matières charbonneuses,se refroidit aussitôt que ces matières sont consumées,se solidifie a la partie inférieure et s’y divise en grosfragments dont les interstices sont suffisants pour lais-ser passer l’air nécessaire au foyer, et point assez pourlaisser filtrer le combustible pulvérulent. La hauteurtotale de la grille de craya est d’environ 0 ,n ,60; elleest supportée mu- quatre à cinq barres de fer et recou-verte de U m ,(iO à 0"',70 du mélange de combustiblepulvérulent dont nous avons parlé. L’air en traversantla masse du craya s’échauffe, et au contact du combus-tible pulvérulent qu’il traverse sur une grande épais-seur, se transforme complètement en oxyde de carbone,â l’opposé de ce qui se passe dans les fours à réverbèresordinaire.-.
Tous les phénomènes que présente un four de gril-lage bien conduit, prouvent que le courant gazeux quise dégage sans cesse de la chauffe du four est en effetexclusivement composé soit d’azote, soit de gaz com-bustible provenant de la distillation du combustiblechargé dans la chauffe, soit de l’oxyde de carboneI provenant de la réaction de l'air qui a Traversé la grille