CUIVRE.
CUIVRE.
neaux ont ü m ,50 de hauteur; leur cuve est légère-ment conique et se raccorde avec la partie inférieure dufourneau, qui présente une section trapézoïdale ayantau niveau de la tuyère, 0 n, ,58 de largeur en arrière,0 m ,48 en avant et 0 m ,82 de profondeur. Le diamètre augueulard n’est plus que de 0 m ,50. L’air est lancé dansle fourneau par une seule tuyère à eau placée à 0’",72au-dessus de la sole ; il est auparavant chauffé à 120” en-viron, au moyen d’une prise de gaz faite près du gueu-lard. Les fourneaux employés dans le Mansfeld sont adeux ou trois tuyères c, c, et offrent plus de ressem-blance avec les hauts-fourneaux dans lesquels on traiteles minerais de fer; ils ont une cuve a, et des étalages b,présentant la forme de deux troncs de cône en sens in-verse, tantôt se raccordant immédiatement, commel’indiquent les fîg. 628 et 629, tantôt réunis par unepartie cylindrique qui forme le ventre; le creuset etl’ouvrage (fig. 630 et 631) ont seuls une forme trapé-
628.
629.
zoïdale. La hauteur totale de ces fourneaux est de5"',00, celle de la cuve de 2 U ’,60, et celle des tuyèresau-dessus de la sole 0 m ,68. Le diamètre au gueulard estde0"’,78, au ventre de 1 m ,4ü, et la largeur moyenne dela section au niveau des tuyères, de 0"‘,6o à 0"',7Q. Onchauffe préalablement l’air lancé dans le fourneau àune température de 150 ou 200”.
Dans tous ces fourneaux le creuset et l’ouvrage sontconstruits avec des grandes pierres de grès réfractaire :la sole est formée par une seule pierre inclinée de 5 à 6”.Ces fourneaux sont dits à lunettes, parce qu’ils commu-niquent par les conduits h , h, avec deux bassins de ré-ception antérieurs t, t, dans lesquels on fait successive-ment la coulée. On bouche, les conduits h, h, avoc dela brusque dans laquelle on perce ensuite, au besoin, lesouvertures nécessaires pour faire écouler les mattes etles scories.
Les campagnes durent plusieurs mois. On couletoutes les douze heures environ, et on obtient par cou-lée de 500 à 600 k de matte ayant une teneur en cuivrede 30 à 40 p. 100. Cette matte est grillée dans descases de six à dix fois suivant les localités. Dans laplupart des usines du Mansfeld, on lave la matte à lasuite de chaque grillage intermédiaire, pour dissoudrele sulfate de cuivre qui s’est formé, on concentre les
eaux de lavage et ou fait cristalliser ; on obtient ainsiune certaine quantité de sulfate de cuivre cristallisé,que l’on livre en cet état au commerce. La matte,grillée est fondue avec les crasses de railinage du cuivrenoir, dans des fourneaux soufflés à l’air froid, dontla forme générale est la meme que colle des fourneauxde fonte crue, dans lesquels la tuyère est un peu moinsélevée, et où la partie antérieure de la cuve est suppri-mée, de telle sorte que la hauteur totale du fourneaun’est guère que de 2". On coule ordinairement troisfois en 24 heures* et on obtient 300 k de cuivre noir parcoulée (liesse b La deuxième matte qui a une teneuren cuivre de 50 p. 100, est grillée à trois ou quatrefeux et repassée dans la fonte pour cuivre noir.
Nous donnerons une idée des consommations et desfrais de traitement du schiste cuivreux, par les ta-bleauxsuivants qui se rapportent à l’usine de Friedrichs-lîiitte près Ricgelsdorf (Hesse), et qui offrent lamoyenne du roulement de l’année 1839. On y emploiecomme combustible un mélange de charbon de bois etde coke, en proportions variables suivant les appro-visionnements.
1° Consommations et prix de revient du q. in. de premièrematte crue.
1767 k de schistes cuivreux valant,, rendus à
l’usine.28 f ./2
Grillage des! 3i k ,5 de bois de fagots. . . O f ,29
schistes. ) 3 i ^31*. c hai*b 0 it de bois. . 4 f ,l0
honte I 8ü k 1 ’
crue. ) 282 k ,7 de coke.2I r ,6()
Main-d’œuvre.2M3
.Matériaux et frais divers.1 f ,6X
Prix de revient du quintal de 1 re matte crue. 58 r ,522" Consomma tions et prix de revient du q. m de cuivre noir .224 k ,5 de première matte crue (ayant une te-neur de 40, 2 p. 100) à raison de 58 f. 52 c.
les I00 k .131 r ,40
I9 k ,5 de deuxième matte crue (ayant une te-neur de 50 p. 100).» »
68 k ,7 de bois de fagots. . . . 0 f ,57
150 k ,8 de bois de corde. . . 1 ( ,ü7
\ 137 k ,5 de ch. de bois. ^306 k ,9 de( 0 k ,5deeuke.
Fonte , , lfi wde
Grillage
des
mattes.
15 f , I7
16 k ,4 de ch. de b
.1 k ,G do cokemattes. f
Main d’œuvre.
Matériaux et frais divers.
. j ch. de b.
• | 2\ l de coke. 0',18
2',38'
1 r ,ü8
Total. . . î52 f ,4-5
On a produit 22 k de deuxième matte par q. m.de cuivre noir, ce qui donne un excédantde 2 k ,5 de deuxième matte, dont il faudradéduire la valeur calculée pour une teneurde 50 p. 100 du total ci-dessus, ce qui faità retrancher. 1 r ,82
Prix de revient du quintal de cuivre noir. 150' 63Dans les usines, du Mansfeld le cuivre noir obtenu,étant assez riche en argent pour qu’on puisse en extraireoe dernier métal avec bénéfice, est soumis à la liqua-tion, opération que nous avons décrite à l’article ar-gent. La liquation donnant lieu à une forte dépenseen combustible et à de grands déchets sur le cuivre etl’argent, est actuellement presque en totalité remplacéepar l’amalgamation des mattes (voir argent) ; les bouesd’amalgamation sont recueillies dans des bassins de dé-pôt, retirées encore humides, mélangées avec 13 p. 100d’argile pulvérisée, et moulées en briquettes que l’cnfond pour cuivre noir. Dans la Thuringe et la Hesse,les minerais sont trop peu argentifères pour qu’on puisseséparer avec bénéfice le cuivre de l’argent»