CUIVRE.
CUIVRE.
servoir en tôle, ordinairement plein d’eau, où elle segrenaille. Le fondeur ouvre ensuite la porte de travail,fait sortir la scorie en la halant avec un râble, et lafait tomber dans quatre moules rectangulaires en sable.Cette S' Orie, dont la pâte est trè» fusible, renferme ensuspension un nombre considérable de fragments dequartz et de roches quartzeuses et quelques grenaillesde matte bronze. Ces scories sont cassées au marteauet divisées, d’après leur aspect, en scories à rejeter,d’une teneur moyenne de 0,005, et scories à repasserdans l’opération, d’une teneur moyenne de 0,008. Lamatte bronze obtenue renferme à peu près, cuivre0,34, fer 0,35, soufre 0,39, scorie mélangée 0,0).
III. Grillage de la matte bronze. Le grillage de lamatte bronze grenaillée s'effectue dans des fours demêmes formes et dimensions que c.eux employés pour !le grillage des minerais. On consomme par heure43 kilog. de combustible et chaque opération duretrente-six heures. On charge à la fois 4,500 kilog. deinatte qui, étendue sur la sole, y occupe une épaisseurmoyenne de 0 m ,24.De deux en deux heures, on renou-velle les surfaces alternativement en y traçant une suitede sillons parallèles avec le râble et en la retournantav< c une étroite spadelle.
IV. Fabrication de la matte Hanche ordinaire. Lesfours employés pour cette fonte ont les mêmes formeset dimensions que ceux pour matte bronze, â cette dif-férence près que la -oie ne présente aucune dépressionet seulement une pente uniforme et très laible, stric-tementsufii.-ante pour donner issue à toutes les matièresfondues vers l’oriiiee d’écoulement placé sur l’un deslongs côtés. On y consomme 144 kilog. de charbonpar heure et l'opération dure six heures. Le lit de fu-sion se compose de matte bronze grillée, minerais brutsde la quatrième classe, produits cuivreux de la sep-tième classe, scories des opérations IX et X et débrisde fourneaux des opérations II et IV à X. On chargeàla fois 16,000 kilog.du lit de fusion etlafontc est con-duite comme celle pour matte bronze, à cela près’ quel’on coule à la fois la matte et la scorie dans une ri-gole en sable. La matte blanche aune teneur eu cuivred’environ 0,73. les scories sont triées en scories pau-vres, d’une teneur moyenne de 0,037, repassées dansla fonte II, et en scories riches, d'une teneur moyennede 0,053 traitées dans la fonte VI.
V. Fabrication de la matte bleue. La fabrication de lamatte bleue est en tout semblable à celle de la matteblanche; seulement la nature du lit de fusion, qui secompose de matte bronze grillée et de minerais de ladeuxième classe grillés, permet u’élever les charges à"2,000 kilog. On obtient comme produits : de la mattebleue d’une teneur moyenne de 0,57, des scoriespauvres d'une teneur de 0,03 à repasser dans lafonte IV et des débris de fourneaux repassés dans lafonte IV.
VI. Ile foule des scories riches des opérations /K, 17/et VIII. Cette refonte s’opère avec addition d’environ-10 p. 100 de minerais pyriteux de la cinquième classecrus et une très faible quantité de charbon. Le four ala forme et à très peu près les mêmes dimensions queles fours de fusion précédemment décrits ; il en diffèresurtout en ce qu'il n’offre pas de trémie pour le char-gement des matières, qui s’effectue par une porte la-térale placée sur l’extrémité du petit axe de la solediamétralement opposée à celle qui correspond au troude coulée. La charge est de 2,000 kilog. de scories etminerais et 100 kilog. de charbon, et son élaborations’effectue en cinq heures trois quarts. Les produitssont : des fonds cuivreux très impurs, tenant 0,86 decuivre; au-dessus un alliage blanc de cuivre et d’é-tain, renfermant 0,7 de cuivre et 0,3 d’étain; puistantôt une matte blanche d'une teneur de 0,75, tantôtune matte bleue d’une teneur de 0,62, que l’on ap-
pelle improprement matte rouge; et enfin des scoriesu rejeter, d’une teneur de 0,004.
VIL Hôtissage de la matte bleue Cette opération con-siste : <1° en une fusion iente. à une température trèsménagée, dans laquelle on oxyde, sous l’influence di-recte de l’air, la majeure partie des matières nuisibleset une grande proportion de cuivre; 2° en une fonteopérée à une haute température, dans laquelle, aprèsavoir scorilié les oxydes formés au moyen de la silicefournie par la sole et les parois du four, on affine lamatte non décomposée pendant la première période,en faisant réagir sur le sulfure de ter de cette mattel’oxyde cuivreux dissous dans la scorie. Le four de rô-tissage ne diffère de celui employé pour la fusion desscories riches que par un ouvreau latéral placé prèsde l’autel et muni d’un registre qui sert à introduiredans le four une grande quantité d’air, pendant lapremière période du travail. La charge se compose de2,000 kilog. de matte bleue eu gros pains et son éla-boration dure un peu moins de douze heures. On ob-tient des scories pauvres et riches à repasser dans IIet VI, des débris de fourneaux pour la fonte IV et unematte blanche extra d’une teneur moyenne de 0,77.
\ III. Hôtissage du la matte blanche extra et des mattesde la refojite des scories riches. Ces diverses mattes sontsoumises séparément à un rôtissage qui s’opère tout âfait 3omme le précédent, à cela près que la proportionde fer et autres matières étrangères étant beaucoupmoindre, l’opération est conduite beaucoup plus rapi-dement, et l’élaboration d'une charge de 4,500 kilog.dure un peu moins de quatre heures. On obtient commeproduits des fonds cuivreux d’une teneur de 0,92, unematte-régulc ou mélange mécanique de matte et decuivre d’une teneur de 0,81, des scories riches, desbalayures et des débris de fourneaux à repasser dansles fontes VI et IV.
IX. Fabricationdu cuivre noir. Cette opération, danslaquelle on opère sur de la matte blanche ordinaire,j des niattes-réguîes ou des fonds cuivreux que l’onI traite séparément, s’effectue dans un four de rôtissage| ordinaire. La charge s’élève à 3,700 kilog., dont l’é*i laboration dure vingt-quatre heures, et, indépendam-j ment du chargement et de la coulée, se divise en quatre' périodes d’une durée à peu près égale, savoir : 4° rô-! tissage et première fusion pâteuse goutte à goutte,i réaction partielle de l’oxyde de cuivre et des sulfures| déjà tombés sur la sole; 2° refroidissement, réaction| do l’oxyde de cuivre et des sulfures, soulèvement de la| masse; 3° réchauffement, réaction de l’oxyde de cuivre! et des sulfures, deuxième fusion pâteuse ; 4° coup dej feu, réaction de l’oxyde de cuivre et des sulfures, réac-' tion de l’oxyde de cuivre en excès et des autres oxydes| sur la silice, fusion complète. On obtient comme pro-, duits du cuivre noir d’une teneur de 0,98-0,99, desscories et débris de fourneaux à repasser en IV et desbalayures pour VI.
; X. A (finage du cuivre noir. L’affinage du cuivre noirs'opère dans des fours de même forme que ceux de rô-tissage, dont la sole présente, près (le la partie situéedans le grand axe du four, un bassin pour l'enlève-ment du cuivre affiné. La charge varie de 5,000 a| 10,000 kilogrammes et plus de cuivre noir, suivant laI capacité du four de raffinage, qui est toujours remplijusqu’à la voûte, et son élaboration dure vingt-quatroheures. La réparation de la sole en sable réfractaireet le chargement du cuivre noir durent trois heures;on Lite ensuite les portes, et pendant dix-huit heuresl’ouvrier n’a a s'occuper que de la conduite du feu ; lecuivre fond peu à peu et subit un premier affinage, etil se forme peu à peu à la surface du bain une scoriedans laquelle passent, outre l'oxyde cuivreux forméj en grand excès, les oxydes de tous les métaux étran-gers qui étaient restés dans le cuivre noir, tandis que