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DESSIN INDUSTRIEL.

DESSIN INDUSTRIEL.

poncis en le piquant avec deux aiguilles que l’on fixe àl’endroit où le raccord doit commencer.

Il est Lien entendu que les traits du dessin poncéavec du charbon, de la craie, du crayon noir, etc.,peuvent être enlevés par le frottement d’une brosseou d’un blaireau, voire même par le vent que l’onsou file avec la bouche, et cette propriété est utiliséesouvent pour opérer des changements ou des raccordsdans certains détails du dessin; mais on fixe les traitsobtenus avec une poudre résineuse ( I ), en promenantun fer à repasser chaud sur le dessin, recouvert néces-sairement d'un papier blanc pour éviter les salissures.On conçoit aisément que la chaleur du fer fond la ré-sine qui adhère fortement au papier, ou bien à l’étoffe,ou à toute autre surface sur îaquellele dessin est imprimé ;on ne peut meme l’enlever qu’à l'aide d’un lavage àl’eau savonneuse ou à l’alcool.

Machines à piquer les dessins, par M. Barthélemy , ingé-nieur. Dès l’année 1824, M. Barthélemy inventa un mé-canisme à ressort dont les mouvements produisaient lejeu d’une aiguille adaptée à une tige passant à traversun petit tube, que la main dirigeait sur un dessin, enmême temps que la projection de cette aiguille perçaità volonté 2 ou 3 papiers superposés les uns sur les au-tres, en conservant toujours le parallèlisme de l’ai-guille. Mais les frottements considérables de ce méca-nisme avaient bientôt détruit tous les calculs de préci-sion.

Enfin, en 1830, M. Barthélemy convertit ce principede piqûre en un autre mécanisme à pédale. Le dessinci-dossus en donne une idée exacte (fig. 6ol). II apour effet de faire piquer jusqu’à 200 points en une se-conde. L’aiguille est fixée dans un petit tube en cui-vre laminé et fixé à vis dans un autre tube muni

d’un écrou, lequel tube est adapté à une petite tigebrisée. Cette tige entre dans un autre tube très jus-

(0 Ce procédé a été inventé, en 1807, par doux dessina-teurs en broderies, MM. Ile vol et Higondct.

tement adapté par le bas et permettant nécessairemenr le jeu de va-et-vient sans aucune résistance. Lehaut de cette tige est attaché à un coussinet qui en-veloppe une petite poulie à axe excentrique. C’est lejeu de cette poulie qui tend à faire monter et descendre avec douceur et sans secousse l’aiguille piqueuse.D’autres poulies liées entre clics par de petites cordesde boyaux et mues à une vitesse proportionnées au nom-bre do tours multipliés par ceux de la grande roue,transmettent le mouvement à volonté suivant la finessedu dessin et l’accélération nécessaire. La pédale estplacée à la portée de la personne qui conduit l’opéra-tion, c’est-à-dire sous son pied droit; mais il est néces -saire de contracter pendant quelques heures une habitude telle que tous les mouvements du corps de lapersonne ne soient pas susceptibles de réagir sur l’ac-tion de sa main sur le papier à piquer. 11 résulte decette habitude un ensemble de mouvements bien mesu-rés. Le pied ne doit agir sur la pédale que vers sonextrémité, et la plus petite impulsion entretient larotation de la roue principale. Il y a à l’extrémité dubalancier ou conducteur des poulies un contre-poidspropre à annuler dans la charge de la main l’excédantde la somme entière du poids de la tige verticale. Cecontre-poids se recule ou s’avance suivant la volonté dupiqueur. Les corde9 étant sujettes à se contracter et àse dilater, on a placé entre leurs distances des vis derappel afin de les tendre ou de les détendre suivant lebesoin. Enfin, le piqueur se tient assis naturellementsur le devant d’une table recouverte d’un drap assezépais sur lequel iL promène et retourne en tous sens, àla manière des graveurs sur bois, son papier à piquerdont il a le soin de savonner la surface pour faciliter leglissement. Quant à la vitesse et à la direction de l’ai-guille qui pique, c’est la main del’artiste qui les donne, et ces ef-fets sont toujours subordonnés àson habileté et à son adresse.

Manière de faire les patrons dé-coupés ou imprimures ■ Préparationdes papiers. — I or Moyen. On metsur une feuille de zinc bien unieune feuille de beau papier de lagrandeur convenable, non colléeet cylindrée, que Ton enduit dechaque côté avec de l’huile de lincuite et légèrement chauffée, aumoyen d’une éponge fine, puis onles fait sécher à une douce tem-pérature.

II e Moyen. 1" Enduisez l’un descôtés de la fouille de papier d’unecouche de suif ou de saindoux, àl’aide d’une éponge ou d’un mor-ceau de flanelle ;

2 U Exposez cette feuille sur uneplanche de cuivre chauffée, et re-couverte d’une feuille de papiergris non collé ;

3° Essuyez-la avec précaution,à l’aide d’un papier souple;

4° Appliquez avec une épongeou un blaireau une seule couched’un vernis composé de colo-phane, de térébenthine de Ve-nise, par parties égales, ou trem-pez tout simplement la feuilledans du vernis gras au copal, fui-tes-la sécher et égoutter à l’air libre ;

5° Enfin, lorsque la feuille est sèche, vous dégraissezsa surface avec de l’alcool très pur, ou de la mie depain, ou de la craie en poudre.

III e Moyen. On choisit du papier collé très mince et