DESSIN INDUSTRIEL.
DESSIN INDUSTRIEL.
calquer, et vous fixez le tout sur une feuille de zinc bienunie, à l’aide de poids très pesant. Cela fait, vous suivezles contours du dessin avec un poinçon émoussé faitavec un fil de plomb étiré; alors le dessin se trouve re-produit sur les deux feuilles de papier blanc par lefrottement du crayon qui y fait adhérer les parties grasses.
Moyen de copier un dessin de dentelle. Vous atta-cherez la dentelle bien droite et bien tendue sur duparchemin Tort posé sur le métier ou carreau M). Pourcela, vous licherez des épingles de place en place surles deux bords. L’un de ces bords est Yengrelure ou lalisière, et se nomme le pied de la dentelle; l’autre,garni d’une suite de petites boucles attachées après unfil plat, est le picot, et s’appelle la couronne. Fichez desépingles dans les réseaux de la dentelle, dans la memepartie où vous commencez, et finissez d’attacher; en-suite, prenez une aiguille comme un poinçon, ou plutôtun poinçon même, et piquez dans tous les réseauxde lu dentelle, en évitant de piquer au milieu des fleurs.Si au lieu d’une dentelle, c’est un dessin tout piqué quevous avez fixé sur le parchemin, cela ne change rien àl’opération. Prenez bien garde, quand vous avancerezla dentelle pour continuer le dessin, de piquer parallè-lement aux derniers trous. Le dessin piqué, ôtez le mo-dèle, et suivez à l'encre toutes les parties non piquées,en vous aidant de la vue du modèle.
Autre procédé. On prend un morceau de dentelle quel’on colle avec de la gélatine sur un morceau de cartonfort, en ayant soin de l’étirer dans tous les sens. Ladentelle étant tendue bien uniformément, on appliquedessus un papier très mince frotté d’un côté avec uncorps gras, coloré en noir ou en rouge (voy. pag. 1 124)que l’on place en dessus ; puis on couvre le tout d’unpapier blanc, dit serpente ou pelure; ensuite, à l’aided’une légère pression ou par le simple frottement d’uneroulette, on transporte l'empreinte de la dentelle sur lepapier blanc.
Manière expéditive d’obtenir une ou plusieurs copiesd'un dessin au moyen d’un ponds, ou d’un patron dé-coupé à jour. D’abord il faut préparer le ponds de lamanière suivante :
On choisit une feuille de papier collée, mince, ettrès résistante (2). On trace ou calque le dessin surcette feuille de papier parles procédés ordinaires; eton le place sur une table horizontale, recouverte d’uncarton garni d’une couverture de laine douce ou d’unmorceau de drap plié en double. On fixe la feuille depapier dessiné avec de fortes aiguilles que l’on piquedans le carton, observant de placer, sous le dessin, deuxou trois feuilles de papier de la même qualité et de lagrandeur convenable, suivant le nombre d’exemplairesque l’on veut avoir.
Cela fait, on pique avec une aiguille à coudre fine,ayant une large tête de cire, ou mieux à l’aide de lamachine de M. Barthélemy, que nous donnons à lasuite de ce paragraphe, tous les traits du dessin, sur-tout les sommets des angles et les extrémités des li-gnes. Il faut éviter surtout de piquer deux fois dans lemême point ou à côté d’un trou et en dehors des con-tours; de plus, l’aiguille doit être tenue d’aplomb, etperpendiculairement sur le papier, le doigt index seraappuyé sur la tête de l’aiguille. Nous ferons remarqueraussi que plus les traits du dessin sont petits et délicatsplus les trous des piqûres doivent être petits et rappro-chés les uns des autres.
Lorsque le dessin est entièrement piqué, on enlèveles barbes faites à l’envers du papier par les piqûres de
(O C’estle métier sur lequel on fabrique la dentelle à l’aidedes fuseaux. f
(2) Le papier végétal serait excellent pour cet objet, maisil est trop cher; à son défaut on emploie du papier minceconnu dans le commerce sous le nom papier bulle.
l'aiguille, en les frottant doucement avec une pierre-ponce bien unie.
Si le dessin présente des répélitions ou similitudes,égales à la moitié ou au quart de sa surface , on plie lepapier que Ton veut piquer en deux ou en quatre par-ties égales, et on le pique seulement par moitié ou parquart, de manière que les plis forment les lignes dejonction ou de raccord.
Pour piquer en même temps les deux côtés sem-blables d’un angle droit, on plie le papier sur lui-même,de manière à former un triangle rectangle. On piqueensuite en suivant la ligne droite, qui forme avec le plidu papier un angle de -45 degrés.
Les autres objets nécessaires sont :
1° Une poncette, formée d’un feutre gris très fin, etroulé fortement sur lui-même en forme de cylindre;puis on pique des épingles, perpendiculairement àson axe, pour arrêter le bout. A défaut de feutre, onprend de la peau de buffle d’une moyenne épaisseur,très souple, et qui est d’un meilleur emploi peut-être ,
2° Du charbon, du crayon noir, de la craie, du blancde plomb, et des poudres résineuses diversement colo-rées, et réduites en poudre très fine et très sèche (1) ;
3° Une glace très unie et une molette en verre pourbroyer les poudres.
Voici le moyen-pratique de répéter ou de multiplierles copies d’un dessin piqué :
On pose le poncis d’aplomb sur la partie que l’on veutdessiner, et on le fixe avec des épingles ou des poids trèslourds. On frotte légèrement la poncette sur la glace,recouverte d’une poudre de charbon, de craie, decrayon noir, ou de toute autre matière d’une couleurtranchante avec le fond de la surface à dessiner, et on larepasse avec précaution sur toute la surface du poncisen décrivant de petits cercles (2). La poudre qui se dé-tache de la poncette passe à travers les trous, et se fixe-sur la surface de l’objet en formant une suite de petitspoints colorés correspondants aux piqûres du poncis.Pour reconnaître si tous les traits du dessin sont bienmarqués, on soulève d’une main le poncis, en ayantsoin de le bien presser de l’autre main. Puis on recom-mence à promener la poncette comme précédemment,s’il y a lieu.
Lorsque le dessin est terminé, on enlève légèrementle poncis, sans le frotter, et on souffle dessus pour en-lever la poudre qui le couvre et pour dégager les trous ;puis on le rajuste délicatement sur une autre partie del’objet, que l’on a déterminée et marquée au besoinavec un crayon tendre, et ensuite on recommence lamême opération du ponçage.
S’il s’agit de répéter uniformément le même dessin,suivant des contours ou rapprochements que l’œil nesaurait reconnaître , on rajuste bien exactement le
0 )
COMPOSITION :
Noir,
Noir.
• i
i
pour l’impressiondes tulles.
pour l’impressionde la mousseline.
3 parties de bitume de J udee,
7 id. de nopal,un peu de noir animal pour)colorer,
copal, 9 parties,colophane, t d®,
noir animal pour colorer.
Bleu, \ sandaraque avec un peu d’indigo pour colorer,copal, 9 parties,mastic en larmes, t d°,indigo pour colorer,colophane, 9 parties,copal, l d®,
blanc d’argent pour former lu teinte blanche.
On met ces ingrédients dans un vase de terre et on les faitfondre sur un feu ardent, en ayant soin de ne les projeterque peu à peu, et au fur à mesure de la fusion.
(2) Anciennement on formait un nouei ou petit sac detoile peu serrée, dans lequel on renfermait les poudres fines;on passait ce nouet sur toute la surface des figures, en frap-pant légèrement afin de faire tomber la poudre.
Bleu,
•l
Blanc.