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DETENTE.

DÉTENTE

«ion voisine de celle des générateurs ; elles interceptentrapidement le passage uu moment où l’on veut com-

mencer la détente, et permettent de faire varier celle-ci à la main ou au moyen du modérateur, pendant lamarche de la machine ; les longueurs d’introductionqu’elles procurent sont à volonté égales de chaquecôté du piston, ou inégales si l’on veut avoir égard àla surface perdue par la tige du piston, d’après la formedonnée à chacune des cames de détente. Enfin, on peutavoir des fermetures encore plus rapides que celles duesà l’excentrique circulaire en employant des excentri-ques à bosses ; mais ceux-ci ne sont pas à recomman-der, parce qu’ils sont plus compliqués, plus sujets àl’usure, difficiles à réparer, et qu’en définitive l’avan-tage qu’ils offriraient clans les machines de M. Farcotserait à peine sensible.

Il est facile d’apprécier tout l’avantage que l’ontrouve à faire conduire la détente par le régulateur. Eneffet, quand la résistance que surmonte la machine va-rie, qu’elle diminue, par exemple, momentanément, ladétente augmentant de suite, la pression diminue ; lemouvement reste régulier, et la consommation de va-peur est la moindre possible.

Cet ingénieux système de détente variable, le meil-leur de ceux actuellement employés, a valu à son au-teur une médaille d’or à la dernière exposition. M. Far-cot adopte en outre à toutes ses machines une doubleenveloppe, l’une de vapeur et l’autre d’air stagnant;disposition qui sans en augmenter de beaucoup le prixdonne lieu à une économie notable de combustible enréduisant considérablement les pertes de chaleur. Cemême constructeur vient de prendre un brevet pourune nouvelle chaudière, d’une disposition très simple,que l’expérience a fait voir comme très avantageuse,l’eau d’alimentation y circulant en sens inverse do lafumée.

Le système de détente variable employé par M. Meyersur les locomotives, système qui lui a également valuune médaille d’or à ladernière exposition, offre beaucoupd’analogie avec le précédent. La fig. 671, que nous

empruntons au rapport de M. Combes sur les locomo-tives de M. Meyer, donnera une idée de ce système.Les Rebords du tiroir de distribution ordinaire ont une

largeur telle qu’ils ne découvrent jamais les lumières,et la vapeur est admise par des ouvertures rectangu-laires ménagées dans ces rebords, lorsque celles-ci cor-respondent aux lumières. E, est l'ouverture d'échappe-ment ; b, b’, sont les ouvertures des lumières qui aboutissent aux extrémités du cylindre; c, c’, les ouvertu-res rectangulaires ménagées dans les rebords du tiroirA pour l’introduction de la vapeur. On voit que ce ti-roir équivaut à un tiroir ordinaire qui, quand il est aumilieu de sa course, comme l’indique la figure, masqueles deux lumières 6, 6’, par les parties pleines d , d'.Le tiroir A est mené par un excentrique ordinaire calésur l’arbre des roues motrices, de manière à ce qu’il yait une très faible avance à l’admission de la vapeur.

Pour obtenir la détente, c’est-à-dire pour supprimerl’admission de la vapeur dans le cylindre, après que lepiston a parcouru une fraction déterminée de son excur-sion totale, M. Meyer a ajouté deux plaques planes ouglissières, enchâssées dans des cadres qui tiennent auxdeuxtaquets T, T’, fixés sur une même tige B. Ces pla-ques glissent sur le dessus du tiroir et viennent mas-quer à propos et alternativement les deux ouverturesrectangulaires ménagées dans les bords de ce tiroir.Les taquets T, T’, sont enfilés sur des parties de latige B, qui sont filetées en vis à filets carrés, dont lesécrous sont taraudés dans l’épaisseur des taquets. Lesspires des deux vis serpentent autour de la tige en sensinverse. Il résulte de cette disposition qu’en imprimantà la tige B un mouvement de rotation autour de sonaxe, les taquets qui ne peuvent participer à ce mouve-ment de rotation prennent nécessairement un mouve-ment longitudinal sur cette tige, en s’approchant ou ens’écartant l’un de l’autre, suivant le sens de la rotationimprimée à la tige. Les taquets peuvent ainsi être ame-nés jusqu'au contact, et leur écartement intérieur peutvarier depuis zéro jusqu’à une limite supérieure déter-minée par des bagues e, e' } fixées sur la tige. Lafig. 671 représente les taquets à leur maximum d’écarte-ment.

La tige B traverse les deux parois antérieure et pos-térieure de la boite à vapeur. Son prolongement, ducôté de l’essieu coudé de la locomotive, est lié par unfourreau cylindrique ou un genou sphérique à unebielle fixée en dessous de la machine, qui reçoit de latige du piston, par l’intermédiaire d’un petit balancierà bras inégaux, un mouvement rectiligne alternatifqu’elle transmet à la tige B et aux taquets T, T’ ; mou-vement toujours en sens inverse de celui du piston. Lesecond prolongement de la tige B, au-delà de la paroiantérieure de la boîte à fumée, porte une roue dentéecommandée par une chaîne sans fin qui vient passersur «ne seconde roue dentée, que le mécanicien peutfaire tourner sur son axe au moyen d’un système detiges tournant dans des colliers fixés aux parois de lachaudière. La tige qui arrive sur le devant de la chau-dière se termine par une manivelle sur laquelle le mé-canicien agit, quand il veut faire varier, pendant lamarche, l’écartement des taquets et l’étendue de ladétente qui dépend de cet écartement. Cette étendueest indiquée par une aiguille qui se meut sur un limbeconvenablement gradué. L’aiguille indicatrice est com-mandée, au moyen d’une roue dentée montée sur sonaxe, par le filet d’une vis sans fin adaptée à la tige quele mécanicien fait tourner, pour agir sur la détente.

La fig. 671 indique clairement le jeu du mécanismequi produit la détente variable. Supposons, par exem-ple, le piston à l’origine de sa course directe, le tiroirA a déjà un peu dépassé le milieu de sa course directe,et les glissières fixées aux taquets T, T’, sont à l’ex-trémité de leur excursion directe, prêtes à commencerleur course rétrograde. Lalumière b, est déjàdémasquéede quelques millimètres par le rebord du tiroir : sonbord postérieur se trouve un peu au-delà du bord anté-