DETENTE.
DIAMANT.
rieur c. Quant à la lumière b’, elle est sous l’échappement du tiroir A; par conséquent, la vapeur com-mence à entrer dans la partie postérieure du cylindre,pour pousser le piston en avant, tandis que la vapeurcontenue dans la partie antérieure du cylindre s’é-coule, à travers la lumière b’, vers le tuyau d’échappe-ment. Le piston du cylindre, marchant en avant, ainsique le tiroir A, la tige B marche en sens inverse, desorte que l’ouverture rectangulaire c et la plaque T serapprochent l’une de l’autre. La première se trouveainsi masquée par la plaque T, et l'admission de la va-peur est supprimée, après que le piston a fait une partiede son .excursion d’autant moins étendue que le taquetT est placé plus en arrière sur la tige B, ou que lestaquets sont plus écartés l’un de l’autre. L’étendue dela détente augmente donc avec l’écartement des ta-quets.
Dans le système que nous venons de décrire, on nepeut faire varier la détente qu’entre certaines limites,au-delà desquelles la vapeur serait admise de nouveaudans le cylindre avant la course du piston; mais, enconduisant la tige des taquets de détente par un exceu •trique, au lieu de la conduire par un balancier lié à latige du piston, on peut parvenir à admettre la vapeurpendant une fraction quelconque de la course du pis-ton. Cette modification a été du reste introduite parM. Meyer dans la construction de ses machines les plusrécentes.
Enfin, nous ferons remarquer que si les dimensionsdes taquets sont réglées de manière à ce que, pour uncertain degré, la détente soit la même sur les deux facesdu piston, elle ne sera plus symétrique pour un autredegré quelconque de détente, inconvénient essentielle-ment inhérent au système employé, et que l’on ne pour-rait faire disparaître en donnant aux deux vis des pasinégaux.
Le système de détente variable de M. Galifant con-siste dans l’emploi d’un tiroir analogue à celui doM. Meyer, mais dans lequel les deux cheminées prati-quées dans le tiroir et destinées à admettre la vapeurdans le cylindre sont courbes et viennent se réunir àune même ouverture placée au milieu du dos du tiroir,par laquelle elles communiquent avec la boîte à va-peur. Un seul taquet mû par un excentrique glisse surle dos du tiroir. La détente varie suivant le calage del’excentrique de détente.
Enfin le système de détente variable de M. Tréselconsiste en un premier tiroir tout à fait semblable àcelui de M. Meyer, mené par un excentrique circulaire,sur le dos duquel se meut, au lieu de taquets, un tiroirde détente construit comme un tiroir de distributionordinaire et mené par un excentrique à bosses; lescourbes des bosses de cet excentrique sont calculéesde manière à opérer très rapidement l’ouverture et lafermeture complète des cheminées du premier tiroir,avantages que l’on obtient du reste d’une manière plussimple et, tout aussi efficace par le système de M. Far-cot; On fait varier la détente, comme dans le systèmeprécédent, en faisant varier la position de l’excentri-que sur l’arbre de rotation. L’inconvénient que pré-sente ce système, du reste très habilement étudié, con-siste dans l’emploi d’excentriques à bosses, emploi quel’on doit rejeter toutes les fois qu’il est possible des’en passer, à cause de leur complication, des causesd’usure qu’ils présentent et de la difficulté de les répa-rer facilement ; ce n’est que dans les filatures qu’ondoit s’en servir parce qu’il est impossible de faire au-trement.
En outre, dans ces deux derniers systèmes, on nepeut régler la détente au moyen du modérateur ce lamachine, lorsque celle-ci est en marche, comme celas’exécute si aisément avec les systèmes de MM. Farcotet Meyer. r. dkbette.
DEXTRINK. Voyez amidon.
DIAMANT (angl. dianiond, ail. diamant). D'a-près les expériences de Guyton-Morveau et de Dumas,le diamant est du carbone parfaitement pur qui, chaufféà une-liante température dans de l’oxygène, brûle sansrésidu en se transformant en acide carbonique. C’estle plus dur de tous les corps ; il possède un éclat ex-trêmement vif et caractéristique connu sous le nomd’éclat adamantin. La densité est de 3,50 à 3,55. Parle frottement il acquiert l’électricité positive. Il cristal-lise dans le système régulier ; on le trouve ordinaire-ment en octaèdres, en cubes, en tétraèdres ou en dodé-caèdres rhomboïdaux à faces très souvent curvilignes.11 possède quatre clivages principaux qui conduisent àl’octaèdre régulier et un grand nombre de clivages se-condaires, ce qui le rend très facile à pulvériser mal*gré sa dureté. L’existence de ces clivages est d’unegrande importance pour le lapidaire, eu lui permettantd’abréger considérablement le travail de la taille. Ilexiste des diamants dits diamants de nature qui se trou-vent à l’état brut sous forme sphéroïdale, qui ne possè-dent aucun clivage et qu’on n’a pu parvenir jusqu’icià tailler par aucun procédé ; on les pulvérise pour fairede l’égrisée : l’étude de cette variété de diamants estencore à faire et serait fort intéressante ; ce sont pro-bablement des diamants maclés.
Le ditfmant possède un pouvoir réfringent et un pou-voir dispersif très considérable, ce qui avait fait présu-mer à l’illustre Newton que c’était un corps combusti-ble bien avant que l’analyse fût venue vérifier ce fait.Ce sont ces propriétés auxquelles le diamant tailiédoit ses magnifiques effets de lumière.
Le diamant est le plus communément incolore ettransparent, cependant on en trouve de légèrement co-lorés, et même il y en a de noirs et presque opaques.Après les diamants jaunes, les verts sont les plus com-muns ; les bleus sont beaucoup plus rares et ne sontpresque jamais d’une belle eau. Les diamants rosessont les plus estimés des diamants colorés, et lorsqu’ilssont sans défaut et d’une belle nuance, ils sont mêmed’un prix plus élevé que les diamants incolores. Cepen-dant les diamants incolores sont les plus chers.
Le diamant devient phosphorescent lorsqu’on lechauffe presque au rouge, ou par l’insolation, c’est-à-dire lorsqu’on l’expose à l’action des rayons solaires,et dans ce dernier cas, il conserve sa phosphorescencependant un certain temps après qu’il a été soustrait àl’action de la lumière ; ce sont les rayons bleus du spec-tre solaire qui lui donnent la phosphorescence la plusdurable.
La taille du diamant date de 1476. Elle est fondée surl’observation faite par Louis de Iferquem , que deux dia-mants frottés mutuellement l’un contre l’autre s’usentet se réduisent mutuellement en poussière. On exécutecette opération au moyen d’une plate-forme en aciertrès doux. Le diamant à polir est soudé avec de la sou-dure d’étain dans une coquille en cuivre, qui est elle-même pincée dans une tenaille en acier. Cette tenaille,qu’on tient chargée d’un poids, presse le diamant surla plato-forme à laquelle on imprime un mouvement derotation très rapide, et qu’on a préalablement arroséeavec de la poussière de diamant ou êgrisée délayée dans del’huile. On use eton politsuccessivement toutes les faces.
Les plus gros diamants sont taillés en brillants, lesplus petits en roses.
Les diamants de rebut ou qui sont trop petits pourêtre taillés sont réduits en poudre dans un mortieren acier trempé, et servent à la taille des autres diamants
Les petits diamants que l’on enchâsse dans des tige;et que l’on emploie pour couper le verre doivent pré-senter utt angle curviligne, autrement ils ne feraientque rayer le verre sans le couper. Il faut au contraire