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DIAMANT.

DIASTASE.

rejeter ceux qui présentent cet angle, lorsqu'on veutseulement graver sur le verre. On se sert aussi de pe-tits diamants de rebut pour armer les pointes des foretsdestinés à percer des trous dans des pierres dures, tellesque le rubis, etc.

Enfin, on fait des lentilles simples achromatiques endiamant, d'un prix très élevé il est vrai, mais qui jouis-sent d’un grossissement considérable, et présentent,par suite du grand pouvoir réfringent que possède lediamant, une image beaucoup mieux éclairée que lesmicroscopes ordinaires.

Le diamant tient le premier rang parmi les pierresprécieuses par son éclat, sa dureté et sou prix. Oncompte dans le commerce son poids en carats qui so di-visent en 4 grains. Le carat vaut 205 milligrammes.

Le prix des diamants, toujours très élevé, est cepen-dant susceptible de grandes variations : lorsqu’ils nesont pas propres à la taille, on les vend en général de30 à 40 fr. le carat. Dans le cas contraire, quand leurpoids est au-dessous d’un carat, ils se vendent à raisonde 43 fr. le carat. Enfin, si leur poids dépasse un carat,on obtient la valeur du diamant en multipliant le carréde son poids, exprimé en carats, par 48. Toutefois cesbases ne sont applicables qu’aux diamants bruts ; lors-qu’ils sont taillés, leur valeur est beaucoup plus élevée,et varie avec la forme, le poids, la teinte, etc. En gé-néral, on admet qu’un diamant brut perd la moitié deson poids à la taille et que, par conséquent, un diamanttaillé a une valeur quadruple d’un diamant brut demême qualité et de même poids. D’après cela, la va-

leur d’un diamant taillé

de

1 carat

serait de

192

francs.

—

2 _

—

708

—

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a —

—

1,728

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3,072

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•4,800

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10 — .

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19,200

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-20 — . .

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76,800

—

Au-delà

île 10 carats, le

prix des diamants

ne suit plus

lu loi que nous venons d’indiquer et croît plus rapide-ment.

Le plus gros diamant connu est celui du rajah de Bor-néo ; il est d’une très belle eau et pèse 367 carats, eta la forme d’un œuf. .Vient ensuite celui que possédaitle Grand-Mogol et qui pesait 279 carats, d’après Ta-vernicr qui l’estimait à 4 l millions 1/2 de fr. Le dia-mant de l’empereur de Russie est brut, de la grosseurd’un œuf de pigeon, et pèse 193 carats ; il a été achetépar l’impératrice Catherine 2,360,000 fr. comptant etune rente viagère de 115,000 fr. Le diamant de l’em-pereur d’Autriche est légèrement jaunâtre et pèse4 39 carats; il est estimé 2 millions 1/2. Le plus beaudes diamants connus est le Pitt ou le Régent, qui ap-partient au roi de France actuel et pèse 436 carats ; ilen pesait plus de 400 avaut d’être taillé; il est estimé4 millions 1/2 de francs, quoi qu’il n’en ait coûté enréalité que 2 millions 1 /2. Tous les diamants que nousvenons de citer viennent des Indes-Orientales. Le plusgros diamant trouvé jusqu’ici au Brésil , appartient à lacouronne de Portugal , et pèse brut, d’après les plusfortes estimations, 4 20 carats.

Les diamants se rencontrent an Brésil et dans plu-sieurs contrées des deux Indes, principalement dans lesroyaumes de Visapour et de Golconde, et l’Sle de Bor-néo ; on a aussi rencontré isolément, dans l’Oural ,quelques diamants, mais en trop faible quantité pourdonner lieu à une exploitation. Les terrains dans les-quels on les trouve sont toujours des terrains d’alln-vion très modernes. Au Brésil , cos terrains sont prin-

cipalement formes par la destruction de roches ferru-gineuses qui appartiennent à la formation du schisteargileux, et ou connaît meme quelques rares échan-tillons de diamants enchâssés dans île l’hématite brune(fer oxydé hydraté) subordonnée à cette formation.On en retire le diamant par le lavage.

Les diamants qui présentent une croûte verdâtresont, en général, les meilleurs, et sont ceux qui possè-dent la plus belle eau après la taille.

On estime que le Brésil produit annuellement de20,000 à 30,000 carats, ou de 4 à (i kilogrammes dediamants bruts, et les frais d’extraction s’élèventmoyennement à 32 fr. 20 c. par carat.

DIASTASE. La diastase, découverte par MM. Paveuet Persoz, est un ferment très remarquable contenudans l’orge germé ou malt, et qui lui communiquela propriété de transformer l’amidon en doxtrine et ensucre de raisin (voyez amidon et fermentation^.On l’obtient ainsi qu’il suit : on fait digérer du maltd’orge broyé avec une petite quantité d’eau froide ; onexprime ensuite le malt, on filtre la liqueur, et onla chauffe au bain-marie à 70° C., afin de coaguler laplus grande partie de l’albumine végétale que l’onsépare ensuite par filtration. On ajoute «à la liqueurfiltrée de l’alcool pour en précipiter la diastase; on larecueille sur un filtre, on la redissout dans l’eau, et onla précipite de nouveau par l’alcool; enfin, on la des-sèche à une douce chaleur. La diastase ainsi obtenueest une substance blanche, solide, très soluble dansl’eau et insoluble dans l’alcool concentré. Sa dissolu-tion aqueuse n’a aucune réaction acide ou alcaline etest presque sans saveur ; au contact de l’air, elle sedécompose à la longue et devient acide ; elle se décom-pose également à la température de l’ébullition.

DIFFERENTIEL (mouvement). Si l’on imprimepar une action extérieure un mouvement à une partieseulement d’une machine (il n’y a nul intérêt à exa-miner le cas d’un mouvement imprimé à la machinetout entière), en général la communication cessera en-tre cette partie de la machine et les autres. Il ne peut enêtre autrement, qu’autant queles mouvements que pren-nent les guides des pièces sont tels que celles-ci con-tinuent à agir l’une sur l’autre comme lorsque les axeset les guides sont fixes Ce dernier cas n’est doncqu’un cas particulier d’un problème plus général, ce-lui où la vitesse des guides des pièces se réduit à zéro.C’est ce que nous allons rendre clair par un exemple.

Lorsqu’une vis se meut, la vitesse du mouvement derotation de la tête de la vis est à son mouvement recti-ligne dans le rapport du rayou du filet au pas de la vis.Mais ce*ci suppose que l’écrou est fixe, ce qui n’estqu’un cas particulier du mouvement, celui qui corres-pond à la vitesse zéro; si, au contraire, il pouvait somouvoir comme la \is, la vitesse de celle-ci serait évi-demment modifiée; si, par exemple, il tournait enmême temps que la vis avec une vitesse de rotation va-riant de zéro à celle de la vis, la translation rectilignede celle-ci dans le même temps varierait de la longueurdu pas à zéro.

On voit que par une disposition semblable- la vitesseabsolue d’un organe change suivant la vitesse des guidesdu mouvement.

Les mouvements produits dans les systèmes qui réa-lisent ce genre de disposition sont généralement appelésmouvements différentiels, parce que la vitesse absolue estsouvent une différence, plus généralement une combi-naison de deux vitesses comme dans l’exemple donnéplus haut, et que ce n’est que par un mouvement demême nature que celui de l’organe que les guides peu-\ent modifier la vitesse de celui-ci. Nous voyons quel’étude de ces systèmes resient à la solution de ce pro-blème :

Déterminer ic rapport des vitesses dans un organe de

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