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DÜCiMASIE.

DOCLMASIF..

parois latérales. Le petit cylindre est la cu\e dans la-quelle on met les creusets et le combustible; l’espacecompris entre cette cuve et le grand cylindre sert d’ap-pareil à chauffer l’air, et il reçoit le vent du soufflet parune ouverture latérale qui laisse passer la tuyère. L’airpénètre dans la cuve par 8 ouvertures qui sont prati-quées dans les parois, à peu près au niveau du fond descreusets. On garnit les parois intérieures de la cuved’une couche épaisse d’argile réfractaire qu’on y faitadhérer solidement, ou bien on remplace cette couched’argile par un creuset réfractaire de mêmes dimen-sions, dans lequel on 2 >erce des trous qui correspondentexactement aux ouvertures. Quand l’essai est terminéet qu’on a retiré le creuset, on retourne le fourneausens dessus dessous, pour vider et nettoyer la cuve. Ilfaut avoir soin d’entretenir le courant d’air lancé parles soufflets dans l’espace annulaire du fourneau, jus-qu’à complet refroidissement; sans cela les pavois entôle s’échaufferaient très rapidement, aux dépens dela chaleur accumulée dans la cuve, et par suite s’oxy-deraient et le détruiraient très vite.

RÉACTIFS DE LA VOIE SECHE OU FLUX. Ces réac-tifs peuvent se partager en cinq classes :

\° Réductifs. Les plus employés sont l’hydrogène, lecharbon, et le for métallique; ce dernier est peu em-ployé.

2” Oxydants . L’oxygène de l’air, pendant les opéra-tions du grillage, de la scorification et de la coupella-tion, agit comme oxydant.

La litharge ou oxyde de plomb oxyde facilement laplupart des métaux, excepté les métaux nobles, l’or,l'argent, le platine, etc., et le mercure, et elle formeen général des combinaisons très fusibles avec les oxy-des métalliques ; ces deux propriétés en font un réac-tif excellent pour séparer l'or et l’argent de toutesles substances avec lesquelles ils se trouvent mélangésou combinés. (Voyez essais.)

Les alcalis caustiques et les carbonates alcalins ontla propriété d’oxyder quelques métaux, comme le fer,le zinc, etc., par la décomposition de l’eau de combi-naison ou de l’acide carbonique qu’ils renferment. Lescarbonates alcalins n’attaquent ni le plomb, ni le cui-vre, ni l’.antimoine.

3" Désulfurants. L’oxygène de l’air agit comme dé-sulfuraut dans l’opération du grillage ; le soufre se dé-gage alors à l’état d’acide sulfureux.

Le carbone agit sur quelques sulfures, comme ceuxde mercure, d’antimoine et de zinc, qu'il réduit, enformant avec le soufre qu’ils renferment du sulfure decarbone, volatil.

Le fer métallique est très employé pour réduire lessulfures de plomb et d’antimoine, soit dans les essais,soit dans le traitement en grand de ces memes mine-rai u

La litharge, employée en quantité suffisante, réduittous les sulfures métalliques, et le métal passe dans leculot de plomb réduit, ou se combine à l’état d’oxydeavec la litharge non réduite, ce qui est le cas le plusrare. Ces propriétés fout de la litharge un réactif trèsprécieux dont on se sert presque exclusivement pourfaire l’essai des matières qui renferment des métauxfins, que l’on obtient ainsi à l’état d’alliages avec duplomb , dont on les sépare ensuite par la coupella-tion.

Les alcalis caustiques décomposent tous les sulfures;il en est de meme des carbonates alcalins, mais seule-ment dans quelques cas avec un mélange de charbon(voyez plus loin flux noir); il se forme des sulfures alca-lins qui retiennent toujours en combinaison une quan-tité plus ou moins considérable de sulfure employé.

Enfin le nitrate de potasse on nitre en excès attaquetous les sulfures ; le soufre est transformé en acide sul-‘turique et tous les métaux sont oxydés, à l'execution

de l’or et de l’argent. On le mélange ordinairementavec*2 parties île carbonate de soude pour tempérerson action, et prévenir la projection d’une partie desmatières hors du creuset.

•i u Sulfurants. Le soufre ne sert guère que pour pré-parer les sulfures alcalins.

Le sulfure d’antimoine était autrefois employé pourl’affinage des matières d’or et d’argent; l’argent, lecuivre, etc., passaient à l'état de sulfure dans les met-tes et scories, et l’or se combinait avec l’antimoine ré-duit.

Les persulfures alcalins peuvent sulfurer tous lesmétaux sans exception; on les remplace ordinairement,ce qui revient au même, par un mélange de soufre et decarbonates alcalins ; on opère généralement dans descreusets brasqués.

o° Fondants ou flux. Les réactifs de cette classe ouagissent seulement comme fondants pour former avecles matières étrangères des combinaisons fusibles, oujouent en mêmes temps le rôle de réactifs oxydants ouréductifs. Nous allons les examiner successivement encommençant, par les premiers.

Le borax est un fondant excellent et presque uni-versel, parce qu’il a la propriété de former des combi-naisons très fusibles tant avec la silice qu’avec les ba-ses, mais comme il est très notablement volatil à unetempérature élevée, il est impossible de tirer du poidsdu culot et des scories une vérification de l’exactitudedes essais. Comme à l’état hydraté il se boursoufHebeaucoup lorsqu’on le chauffe, il ne faut l’employerque récemment fondu, et même il est bonde ne le pul-vériser qu’au fur et à mesure que l’on en a besoin.

La silice est très employée pour déterminer la fusiondes gangues basiques dans les essais qui se font à unetempérature élevée, les essais de fer par exemple. Onla remplace souvent avec avantage par de l’argile qui.renfermant une certaine proportion d’alumine, rend lesgangues calcaires plus fusibles; cela est plus simpleque d’ajouter un mélange de silice et d’alumine, etvaut mieux. On ajoute au contraire du carbonate dede chaux aux gangues argileuses et siliceuses ; dansce dernier cas on ajoute en outre de l'alumine ou uneargile très alumineuse.

Le spath fluor ou chaux fluatée forme avec les sulfatesterreux, et en particulier avec les sulfates de chaux etde baryte, des combinaisons très fusibles; c’est égale-ment. un .bon fondant pour les matières siliceuses dontil dégage une partie de la silice a l’état de fluorure desilicium. Ces deux propriétés peu employées dans lesessais, sont mises à profit dans la plupart des usines àplomb et à cuivre de l’Angleterre, dans les mines àcuivre du Mansfeld, etc., pour scorifier les gangues ter-reuses.

Les carbonates alcalins, outre leur action oxydanteet désulfurante sur beaucoup de métaux, sont d’excel-lents fondants pour les gangues siliceuses ou argileu-ses; ils se .combinent également avec un grand nombred’oxydes métalliques, mais ces combinaisons qui sontfusibles sont généralement décomposées par l’eau ; en-fin, leur grande fusibilité leur permet de tenir en sus-pension une assez grande quantité de matières infusîblés , disséminées, teiles que de la chaux , du charbon,etc., en poudre fine, sans perdre leur fluidité.

Le nitre, en se décomposant au blanc en potassecaustique, agit comme un fondant très énergique et àpeu près comme les carbonates alcalins.

Le flux noir est un réactif à la fois réductif, désul-furant et fondant des plus employés. C’est un mélangeintime de carbonate de potasse et de charbon, que l’onprépare en allumant dans un vase en fer ou même uncreuset en terre, un mélange de 2 ou 3 parties de tartrebrut ou de crème détartré (bi-tartrate de potasse) etde î partie de nitre. Aussitôt que la combustion est