DOCLMASIK.
DOCIMASIE.
nuisible, en empêchant le métal de se réunir en un seulculot; le second procédé <nii se fait au creuset brus-que 11e présente pas cet inconvénient, et doit être pré-féré toutes les lois qu’il est praticable, ce qui a sou-vent lieu.
Fusion. On fait fondre une substance minérale avecou sans addition : l u pour déterminer approximative-ment son degré de fusibilité; 2 U pour connaître l’aspectet les propriétés qu'elle acquiert, quand elle a été fon-due ensuite plus ou moins lentement ; 3“ pour recher-cher si elle perd «quelque chose de son poids : dans cecas, l'opération est en meme temps une fusion et unecalcination; 4" pour la combiner avec d’autres sub-stances et ainsi la rendre plus attaquable parles aci-des, etc.; Vy enfin, et c'est le cas le plus fréquent, onfond une substance hétérogène, soit pour en extraireun métal ou un alliage, soit pour séparer une combi-naison métallique d’une combinaison pierreuse : dansce dernier cas, on dit qu’on fait une fonte crue , si lesdeux combinaisons fondent toutes les deux, et uneliquation , si l’une d’elles seulement (ordinairement lacombinaison métallique) entre en fusion. Quand onréduit en même temps un oxyde ou une combinaisonoxydée, on dit que l’on fait une réduction ; enfin, quandon a pour but d’extraire les métaux de leurs sulfures,l’opération prend le nom de désulfuration. On opère lafusion dans des creusets en argile nus ou brusqués ,que l’on recouvre d’un couvercle pour empêcher l’accèsde l’air, et s’opposer à ce qu’il y tombe des cendres oudes charbons. Ces couvercles, que l’on lute quelquefoisavec de l’argile grasse, sont ordinairement percés àleur centre d’une petite ouverture pour donner issueaux gaz qui se dégag nt. Pour que le fond des creusetsne soit pas constamment refroidi par le courant d’airfroid qui traverse la grille du fourneau d’essai, on lesélève à une certaine hauteur, eu les plaçant sur dessupports cylindriques ou fromages en argile cuite, surlesquels on les lute, lorsque les essais (ceux de fer parexemple) exigent une très forte chaleur.
Quand on juge que l’essai est terminé, on cessed’ajouter du combustible ; et dès que celui-ci, en seconsumant, laisse les creusets à découvert, on les retireà l’aide de pinces courbes, et on les laisse refroidirLentement et complètement avant d’en extraire le con-tenu; cependant on les coule quelquefois immédiate-ment dans des lingotières graissées, puis chauffées mo-dérément.
Distillation , sublimation. Distiller et sublimer, c’estchauffer une substance pour vaporiser cette substanceou seulement une partie des éléments qui la composent,et condenser en même temps les vapeurs qui la forment,de manière à pouvoir recueillir le composé liquide ousolide qui en résulte. On appelle l’opération distilla-tion , lorsque les vapeurs se condensent à l’état liquide,et sublimation , quand elles se condensent à l’état solide.C’est, dans tous les cas, une calcination en vase closqui s'opère ordinairement dans des cornues.
Il se produit quelquefois, pendant la distillation oula sublimation, outre des vapeurs condensables, desgaz permanents. On les recueille en faisant passer cesderniers, à l’aide de tubes en verre recourbés, dans descloches ou des flacons renversés sur une cuve pneu-marque; on prévient les fuites qui pourraient avoirlitu par les jointures des appareils de distillation, enles garnissant avec des luts appropriés. Les luts lesplus employés sont les deux suivants : 1 v le lut à hfarine de graine de lin, qui se fait en pétrissant cettefarine avec ou sans un peu de suif et de l’eau, dulait, de l’eau de chaux, une dissolution de colle-forteou de l’empois : ce lut est bien ductile et imperméable,lorsqu’il a été fait avec soin ; mais il ne supporte pasune chaleur de plus de 250° à 300° ; 2° le lut d'âne. Onprend de la chaux vive, à laquelle on ajoute la quantité
d’eau nécessaire pour la réduire en poudre sèche ; on lamélange intimement et rapidement avec du blancd’œuf délayé dans son volume d’eau ; on l’étend immé-diatement sur des bandes de toile que l’on appliquesur les jointures, et on le saupoudre avec de la chauxvive. Au lieu de blanc d’œuf, on emploie quelquefoisavec la chaux, du fromage blanc, une dissolution decolle, du sang, etc. Ce lut contracte promptement unegrande dureté et adhère fortement au verre; mais il ale défaut de n’Gtre pas ilexibîe. On se sert aussi trèssouvent, pour réunir deux tubes de verre, de tuyauxflexibles en caoutchouc.
fourneaux d’essai. Ces fourneaux se divisent andeux classes, les fourneaux dans lesquels le courantd’air s’établit par aspiration, et ceux à courant d’airforcé ou forges.
La première classe de fourneaux renferme •
'1 U Les fourneaux de calcination. Ordinairement cy-lindriques, de 0’",12 à 0 m ,1S de diamètre, et dontla grille d’une seule pièce peut se placer à volontéà une profondeur de 0"’,l0 ou 0 m ,2U; ils n’ont pasde cheminée fixe ; et lorsqu’on veut produire une fortechaleur, on les recouvre d’une cheminée en tôle légère-ment conique ; une cheminée de () n> ,<50 de hauteur suffitpour les essais de plomb, et une cheminée de '1"',20pour ceux de cuivre.
2 U Les fourneaux à réverbère. Fourneaux portatifsen terre cuite, ronds ou ovales, que l’on peut à volontérecouvrir d’un dôme ou réverbère, et qui ne serventguère que pour opérer des distillations ou des subli-mations.
3° Les fourneaux à vent. Fourneaux tout à fait ana-logues pour la forme à ceux employés pour la fabrica-tion de I’acjer fondu , mais de plus faibles dimensions ;ils sont exclusivement employés à l'Ecole des Minesde Paris pour les essais de fer.
4° Forges. On peut au besoin se servir d’un feude maréchal ordinaire; mais ordinairement on se sert,soit de la forge d'Aikin, soit de celle de Selfstrœm.
La forge d’Aikin est construite avec des grands creu-sets de plombagine d’Allemagne , qui ont la propriétéd’être peu fusibles, et de supporter des alternativesquelconques de chaleur et de froid sans se casser. Cefourneau est portatif et se compose de trois pièces :1° la partie inférieute est formée du fond d’un creusetde graphite coupé à une hauteur telle, qu’il y resteune cavité d’environ 2o"' m de profondeur, et percé laté-ralement d’un trou cylindrique dans lequel on intro-duit le tuyau du soufflet qui doit donner le vent; 2° laseconde pièce ou la cuve est un creuset entier dej ü m ,20 environ de diamètre à la partie supérieure, dontI le fond est percé de six ouvertures symétriquementdisposées autour du centre, et que l’on place surla pièce inférieure, de telle sorte que tout le vent passeau travers du creuset ; 3“ la partie supérieure estun creuset renversé de même dimension que le précé-dent, percé latéralement d'une ouverture pour laisseréchapper la flamme, et munie de l’autre côté d’unmanche qui permet, de l’enlever à volonté : cette der-nière partie n’est pas indispensable, et on s’en passesouvent. Au lieu de faire arriver l’air dans le creusetà travers son fond, on peut, comme le propose M. Ber-thier, l’y introduire par une ouverture latérale, etplacer, à quelques centimètres au-dessus de cetteouverture, une grille sur laquelle on pose le creuset :cette disposition rend inutile la pièce inférieure dufourneau d’Aikin.
Forge de Selfstrœm. Cette forge, qui produit une tem -pérature extrêmement élevée et qui est très employéeen Allemagne , consiste en deux cylindres de tôle forte,solidement réunis ensemble, à leur partie supérieure,par une plaque annulaire, et dont les fonds sont séparés par un intervalle égal à celui qui existe entre