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DORURE.

DORURE.

nous avons manifesté en rendant compte de la dorurepar immersion; il est fâcheux que le gouvernementn’ait pas pris des mesures pour mettre dans le domainepublic des procédés d’une utilité aussi grande.

Dorure. Le bain préférable pour la dorure se composede 100 parties d’eau distillée, 10 p. de cyanure de po-tassium, 1 p. de cyanure d’or.

On prétend qu’on peut employer les autres dissolu-tions suivantes, mais nous ne les avons pas toutes vé-rifiées :

400 parties d’eau distillée, 12 p. de cyanure de po-tassium, l p. d’oxyde d’or;

200 p. d’eau distillée, 10 p. de cyano-ferrure jaunede potassium, 1 p. de cyanure d’or; on peut substituerau cyano-ferrure jaune, du cyano-ferrure rouge, oumeme de la potasse ou de la soude ;

100 p. d’eau distillée, G p. de cyano-ferrure jaune depotassium, 1 p. de chlorure d’or neutre; et après avoirfiltré on ajoute 50 p. d’eau distillée, et par petites por-tions une solution de potasse à l’alcool jusqu’à cc quela liqueur soit faiblement alcaline ;

125 grammes de cyanure de potassium ou autrecyanure soluble; 51,25 gr. d’oxyde d’or ou d’or mé-tallique, et 8 litres d’eau ;

1 p. de chlorure double d’or et de sodium, 100 pd’une solution de soude à l’alcool marquant 10 degrésa l’aréoniètre;

1 p. de chlorure double d’or et de potassium, 100 p.d’eau distillée, 15 p. de cyanure de potassium;

500 p. d’une solution de potasse caustique à 10° del’aréomètre ; 1 p. d’oxyde d’or, et dans la liqueur fairepasser un courant d’hydrogène sulfuré, jusqu’à ce quela réaction alcaline n’en soit que très faible ;

150 p. d’eau distillée, 24 p. de cyanure de potas-sium, 1 p. de chlorure d’or sec;

100 p. d’eau distillée, 10 p. d’iodure de potassium ,1 p. d’iodure d’or ;

■I p. d’oxyde d’or qu’on fait dissoudre à l’aide d’unechaleur de 100 degrés dans 40 p. d’eau de baryte mar-quant 3 degrés à l’aréomètre ;

1 partie de sulfure d’or, 300 p. d’eau, 40 p. d’hypo-suliite de soude;

1 p. de cyanure d’or, 150 p. d’eau, 15 p. d’hypo-sultite de soude ;

1 p. de sulfure d'or, 400 p. d’eau, 40 de ferro-cya-nure jaune de potassium ;

1 p de sulfure d’or, 24 p. de cyanure do potassium,400 p. d'eau.

A ces nombreuses dissolutions, on pourrait certaine-ment enjoindre d’autres encore ; pour cela il n’y auraitqu’à chercher parmi toutes les solutions que la chimiedonne le pouvoir de composer, celles qui satisfont auxtrois conditions que nous avons posées plus haut. C’estainsi que dans ces derniers temps, M. Zaleski a pro-posé de remplacer les cyanures par les cyanates. Mais,nous le répétons, nous n’avons pas encore été mis euposition de vérifier jusqu'à quel point ces différentesdissolutions donnent des dorures convenables, ni de lescomparer entre elles.

Pour obtenir différentes nuances d’or, il faut atta-cher au pôle positif des lames d’or allié d'argent ou decuivre, ou mélanger à la dissolution d’or une solutiondestinée au cuivrage.

Pour produire le mat, dit M. de Ruolz, il est préfé-rable d’employer la dissolution déjà indiquée'et qu’onobtient, en prenant 20 litres d’eau distillée, 1200 gram.de cyanure de potassium, et du sulfure d’or humide,et récemment précipité, résultant du traitement de42 gram. d'or métallique par l’eau régale, et ensuitepar un courant d’hydrogène sulfuré ; le tout mis en di-gestion pendant 24 heures, à une chaleur de 50 à G0".

Quand on a besoin d’oxyde d’or, il est préférable de

le préparer, au moyen de la magnésie; on prépare hchlorure d’or par l’eau régale, et on le traite par lamagnésie caustique; il se forme un auratc de ma-gnésie qu’on lave ; par un acide, on en précipite ensuitel'oxyde d’or, et la magnésie se dissout.

Pour préparer le cyanure de potassium, on pulvérisele cyano-ferrure de potassium avec soin, on le chauffedans un vase en fer couvert, jusqu’à la chaleur rougecerise ; on laisse refroidir à l’abri du contact de l’air ; eton pile la masse à moitié fondue et poreuse. Cette masse,traitée par de l’alcool étendu et bouillant, laisse dépo-ser le cyanure de potassium parfaitement pur, par lerefroidissement.

Le cyanure, d’or s’obtient en traitant l’or par l’eaurégale, évaporant lentement à siccité, et dissolvant en-suite dans une solution récente de cyanure de potas-sium. Le précipité blanc-jaunâtre qui se forme est lecyanure d’or qu’on lave et sèche. Un excès de cyanurede potassium le dissout, et c’est alors qu’on l’emploiepour la dorure.

Tous les procédés précédents peuvent être employéspour dorer l’argent, le bronze, le laiton et le maille-,chort. Pour le fer, l’acier, le zinc, l’étain et le plomb,il est préférable de déposer à l’avance une couche decuivre, pour que la couche d’or ait plus de solidité.

Jusqu’à la découverte des procédés galvaniques, onn’avait pas doré le fer et l’acier d’une manière durable.On comprend tout le service que ces procédés rendentaux arts en les dotant ainsi d’objets précieux qui leurmanquaient jusqu’à présent. Une bonne dorure galva-nique, nous l’avons éprouvé, peut éviter la rouille.Toutefois, on a prétendu que l’or déposé à la surfacedes objets ne les préservait qu’impnrfaitement, et on acité pour exemple une capsule de cuivre doré qui selaisse dissoudre par l’acide nitrique. Le lait est vrai,mais à la condition que l’on n’avait pas pris toutes lesprécautions pour avoir une dorure bien résistante. 11faut, en effet, assimiler la couche d’or déposée à uneespèce de tissu métallique dont les mailles sont trèsserrées ; à travers cette toile, l’acidc nitrique peut fil-trer, et par suite il vient attaquer le métal insuffisam-ment recouvert. Mais soumettons à un martelage lapremière couche déposée, et exposons de nouveau lacapsule à l’action galvanique, la nouvelle toile métal-lique ne sera plus disposée comme la première ; lesvides des nouvelles mailles ne coïncideront pas avec lesvides primitifs. En opérant plusieurs fois de cette ma-nière, on obtiendra évidemment une dorure suffisam-ment préservatrice, et ainsi que nous l’avons vu, onpourra faire bouillir impunément de l'acide nitriquedans une capsule de cuivre dorée galvaniquement.

Certes, avec la dorure au mercure, on n’aurait ja-mais pu espérer d’arriver à un tel résultat. Dans tousles cas, la dorure sur fer, acier, étain, zinc, est uneopération toute nouvelle qui doit rendre de grands ser-vices, ainsi que doivent l’avouer ceux mêmes qui con-servent le plus de doutes sur la durée des dépôts métal-liques. Ils ne comprennent pas bien, disent-ils,comment il peut se produire une grande adhérence:nous ne le comprenons pas bien non plus, mais nousvoyons que cela est, et d’ailleurs nous n’imaginons paspourquoi la force, le courant galvanique, ayant la pro-priété de dissoudre les grandes pièces métalliques fortrésistantes, placées au pôle positif, n’aurait pas la pro-priété contraire de déposer au pôle négatif des couches»aussi fort résistantes.

Qu’il y a loin, du reste, de la facilité et de la puis-sance industrielle des procédés galvaniques à ceux em-ployés jusqu’à présent ! Jusqu’à présent, les essais dedorure sur le fer où l’acier n’avaient consisté qu’enune espèce de peinture fort peu adhérente. Outre la do-rure par simple immersion dans U chlorure d’or, doiV