DYNAMOMETRE.
DYNAMOMETRE.
trempons, fournit une solution satisfaisante du pro-blème.
Dynamomètre américain. On emploie en Amérique une espèce de balance dynamométrique, originairementinventée, pensons-nous, par White, ou qui au moinsrepose sur une disposition analogue à celle du mou-vement différentiel qu’il a appliqué dans grand nom- ;bro de car. On sera bien aise d’en trouver ici la des- :cription. !
Les t**g. 031 et 682. sont deux vues du dynamomètre ;
m.
E ]) E r
682.
construit sur le principe d’un mouvement différentielbien connu, et consiste en deux systèmes de pouliesA, A’, H, IV, tournant autour d’un arbre CC; de cha-que côté la poulie extrême est folle. La poulie fixeIV IV et la roue d’angle voisine sont toutes deux at-tachées sur l’arbre CO; la roue d’angle D est ajustéesur un tube lié à la poulie AA. Les roues E, E’ sontportées par la barre G, qui peut tourner autour deParbre C C.
l’our employer cette machine, la courroie conduc-trice venant du moteur agit sur la poulie IV, pendantque la courroie conduite passe sur la poulie A pourse rendre aux machines dont il s’agit d’étudier la con-sommation de travail.
Il est clair que si les roues E ,E’ sont maintenuesdans la position horizontale, ne peuvent tourner autourde l’arbre C, la roue d’angle et la poulie AA avec la-quelle elle fait corps, tourneront aussi vite que la pou-lie IV IV. Alors le poids nécessaire pour maintenir lesroues E E dans leur position mesure l’effort nécessairepour faire mouvoir les poulies et la roue d’angle mon-tée sur l’arbre. Ce poids est obtenu a l’aide du levierGH, qui est employé comme le bras d’une romaine.
Le bras II G est adapté au centre des roues EEpar les pièces aa; il est partagé en parties égales. Lepoids M sert à équilibrer la barre et est fixée parune vis. Quand les roues E E conservent leur posi-tion par l’effet du levier GII, il est évident qu’un poidsde 20 kil. agissant sur la poulie A équilibrera le même
poids sur les poulies B. La distance du centre do i : ur-bre CC à la distance sur le levier marquée 1, est égaloau rayon de ces deux poulies ; par suite, un poids do20 kil. en 1 contre-balancera le mémo poids sur A,c’est-à-dire qu’en négligeant le frottement, l'effortpeut s’évaluer par le poids nécessaire à la poulie mo-trice, pour que le système conserve sa figure, c’est-à-dire lorsque la résistance est égale à la puissance.
Pour mettre la machine en mouvement, on feradonc passer les courroies des poulies folles sur les pou-lies fixes, puis l’on fera glisser le poids sur le levierjusqu’à ce qu’il ne soit plus entraîné; le poids ainsiindiqué sur le levier, multiplié par le rapport de ladistance au point marque 1, du point où il est sus-pendu, permet d’évaluer l’effort nécessaire pour mou-voir la machine.
Un filet de vis en C, au bout de l’arbre C C, agit surun compteur pour indiquer le nombre de tours que faitla machine pendant le temps de l’expérience ; on a doncl’effort et le chemin parcouru, et par suite le travail.On a perfectionné ce système en évitant les oscilla-tions du levier à l’aide d’une pompe régulatrice dis-posée à l’extrémité de celui-ci, c’est-à-dire qu’on yadapte un piston glissaut dans un corps de pompefermé, et qui résiste aux changements brusques dovitesse.
Nouveau système de totalisateur. Le curieux systèmede dynamomètre que nous venons de décrire, et qui apour défaut évident le balancement du levier, nous afait penser à un perfectionnement qui nous sembleheureux et nous paraît s’appliquer parfaitement auplus grand nombre des dynamomètres.
Le moyen d’éviter les grands balancements du levier,qui ne peuvent manquer d’accompagner les variations doforce motrice ou de force résistante, balancements- qui nerésultent pas cependant de sa nature mC*me comme dansle frein de l’rony, avec lequel ce dynamomètre a quelquesimilitude, consiste à remplacer le poids curseur par unressort auquel est attaché l’extrémité du levier. Si onrelève, par quelque système analogue à celui des dy-namomètres traceurs ci-dessus décrits, la pression enchaque instant sur un papier mû proportionnellementau chemin parcouru, on pourra en déduire le travail.
C’est le produit de cos deux cléments qui représentele travail qu'il s’agit d’obtenir, et si l'on approchequelque peu de la solution dans les dynamomètrestraceurs qui donnent l’aire qui représente le produit deces deux éléments, ces appareils ne fournissent cepen-dant qu’une solution bien incomplète de la question àlaquelle les dynamomètres doivent faire réponse. Ilsoffrent en effet ces trois défauts : 1° d’exiger un appa-reil incommode pour faire mouvoir le papier ; 2''’ den’enregistrer le travail que pour un instant, en généralfort court; de fournir une courbe dont on ne peutobtenir la traduction en chiffres qu’à l’aide de connais-sances spéciales, et qui par suite ne peut convenir quepour les recherches des ingénieurs et nullement pourles transactions industrielles de chaque jour.
De semblables inconvénients ne sont pas à craindredans des appareils où les aires obtenues pur des tra-cés graphiques seraient remplacées par des nombresindiqués sur des cadrans d’un compteur, à la condi-tion que ces nombres expriment bien le travail de lamachine.
Nous ne parlons pas des totalisateurs à roulettes ac-tuellement connus, parce que ces dynamomètres àroulettes, sujets aux glissements, ne sont pas sortisdu cabinet de l’inventeur, et que l’industrie n’a re-tiré nul profit de cette ingénieuse invention, toutethéorique.
Voici comment nous y parvenons par une disposition qui, si nous ne nous trompons, sera bientôtadoptée pour presque tous les systèmes de dynamo-