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ÉCLAIRAGE.

ÉCLAIRAGE.

port?, comme le plus grand progrès quil fût possibledaccomplir, lemploi des suifs sous forme de bougiesstéariques, dont la mèche tressée suse delle-même(voyez bougie), qui ne coule pas, nest pas grasse, etse trouve presque entièrement débarrassée de rôdeurparticulière du suif.

ECLAIRAGE lAU LES HUILES.

Parmi les diverses espèces dhuiles, grasses, sic-catives ou essentielles, les huiles grasses sont les seulesque la pratique ait généralement adoptées commebonnes à léclairage, les huiles siccatives ne peu-vent être employées à cause de leur durcissement àl'air, et les huiles volatiles ne brûlent quavec fuméeet dégagent une odeur fort désagréable. Parmi les hui-les grasses, les plus généralement employées sont cellesd'olive, de colza, de navette et dœillet. Pour purifierles huiles, on y verse 2 p. 1 00 dacide sulfurique à 66"delaréomètre de Baume et on brasse le mélange, auquelon ajoute deux fois son volume deau ; leau entraînetoutes les matières étrangères qui se déposent au fond duvase, et que lon sépare par filtration à une tempéra-ture de 40" environ.

Tous les appareils déclairage à lhuile se composentduu réservoir et dun appareil se fait la combustion.Dans toute lampe les deux parties importantes sont*1 0 le lieu de la combustion ou le bec, '2° le moyen defaire arriver lhuile sur le bec, ce qui comprend les ré-servoirs supérieurs ou de niveau avec le bec, et lesmoyens mécaniques employés pour faire arriver lhuileau lieu de lu combustion.

Une lampe nétant autre chose quun appareil danslequel sexerce, une combustion extrêmement active; lesconditions auxquelles lappareil est assujetti sont cellesde tout foyer.

Une cheminée quil est bon de faire la plus élevéepossible (il faut quelle soit en verre pour ne pas inter-cepter la lumière), portant un étranglement ou coudepour mélanger les gaz et rendre la combustion aussicomplète que possible; des entrées dair disposées pourfaciliter le plus possible le contact de la flamme et delair, en proportion convenable pour que la combustionsoit complète sans mélanger de trop fortes proportionsdair, qui refroidissent la flamme ; telles sont les basesfondamentales de toute lampe.

Becs ou appareils de combustion. Un appareil de com-bustion qui a été longtemps répandu et qui lest encore,bien que reconnu mauvais, est la mèche plate; elle estformée de fils de coton parallèles, et simplement plongéedans un réservoir renfermant lhuile, qui est aspiréepar la capillarité de la mèche; dans cet appareil lacombustion est incomplète, il en résulte que la lumièreoffre une teinte peu brillante et toujours rougeâtre.Tel était il y a 60 ans lappareil de combustion le plusestimé, quand Argand fit la découverte de son bec àdouble courant dair.

Description du bec dArgand . Ce bec, représenté telque la construit son inventeur dans les fig. 689,690,691, 692 et 693, se compose de deux cylindres con-centriques; dans lespace annulaire compris entre cescylindres est placé un anneau qui maintient une mèchecirculaire; la partie inférieure du cylindre communiqueavec un réservoir dhuile dont le niveau est un peu in-férieur à celui de la partie supérieure des cylindres; unlevier doublement recourbé et uni à lanneau qui main-tient la mèche peut lui donner un mouvement dans lesens vertical ; enfin on adapte à ce système une partieylindrique en métal qui vient supporter un cylindre enverre.

Il résulte de cette disposition que la flamme est lé-chée par lair intérieurement et extérieurement, ce cou-rant dair est activé par la cheminée en verre, la com-bustion est complète et la flamme présente une intensité

et une pureté très supérieures à la lumière fournie parles appareils connus avant Argand .

689.

692. * 693.

La seule amélioration importante apportée au becdArgand est celle qui consiste dans le rétrécissementde la cheminée immédiatement au-dessus de la mèche;de cette manière lair rejeté sur la flamme opère unecombustion beaucoup plus complète; les autres chan-gements qui ont été faits à cet utile appareil résident

dans le mouvement quon doit lui imprimer pour fairemonter ou descendre la mèche; le levier doublementcoudé dArgand était incommode, on a donné le mou-