UMncnt par un pignon qui engrène avec une crémail-lère, comme le montrent les fig. 69 i et 693.
On construit aujourd'hui un appareil très ingé-nieux qui, quoique reposant sur le principe du becd’Argand , en diffère totalement quant à la construc-tion. Ce bec se compose de quatre pièces dont nous al-lons successivement donner la description et l’emploi.Deux cylindres concentriques (tig. 690) sont réunis à
696. 698. 697.
n
IA
kV i
la partie inférieure par une couronne circulaire, le cy-lindre intérieur porte une rainure en spirale, dans la-quelle peut se mouvoir le portc-mèclic, fig. 698, quiporte deux appendices, l’unextéricur E, l’autre intérieur15 ; pourdonner le mouvement àceportemièche, un cylin-dre (tig. 697) entre dans l’intervalle cylindrique réservéentre les deux cylindres concentriques et porte lui-mêmeune rainure dans laquelle pénètre l'appendice extérieurdu porte-mèche; ce cylindre est en outre garni à sapartie supérieure d’une saillieM, qui pénètredansun an-neau que l’on posesurlebec(fig. 699); cctanncauestreliépar quatre tiges à un anneaud’un plus grand diamètre, quiporte une galerie dans laquelles’engage la cheminée ; main-tenant on conçoit facilementle mouvement de la mèche,le cylindre est mis en mouve-ment par l’anneau MN, et ilcommunique ce mouvementau porte-mèche. La 6 g. 700montre cet appareil monté.
Hec à mèches multiples deFresnel et Arago. Cet appa-reil de combustion exécuté eu1822 a pour but de produireune grande intensité de lu-mière dans un espace très pe-tit; il a été imaginé pour êtreappliqué aux phares ; pourmodérer la hauteur de laflamme et éviter la décom-position de l’huile résultantd’une trop haute température,on dispose le réservoir d’huilede manière à ce que l’écoule-ment sur la mèche soit plusconsidérable que la quantitéconsommée; cette dispositionest facile à établir en donnantla pression dans le réservoir 700
par un tuyau vertical glissant à volonté dans une boîtea cuir. Afin de régler le tirage, on a surmonté la che-minée d’une partie cylindrique en tôle que l’on fait
mouvoir à volonté, les mèches s’abaissent séparémentà l’aide d’une crémaillère.
Un bec à deux mèches concentriques produit l’effetde cinq lampes Careel, et ceux à trois et quatre mèchesdonnent une lumière égale à 10 ou 20 lampes Careel,mais ces derniers becs dépensent plus d’huile que 10 et20 lampes Careel ; les becs à 2 mèches concentriquesdépensent à peu près dans la proportion d’une Careel.
L’application des becs à mèches concentriques pourl’éclairage des salles de spectacle a été faite eu 1825par Locatelli au théâtre Fenice de Venise ; l’appareilavait quelques dispositions particulières très ingénieu-ses, il était d’un fort bel effet.
Épaisseur du bec . Lorsque le bec est très large lamèche se charbonnc jusqu’au niveau de l’huile, mais'sion le rétrécit en lui donnant vers le haut uuc formeconique à l’extérieur, le refroidissement dû à l'effet dela partie métallique empêche la carbonisation de la par-tie inférieure de la mèche, et l’on peut alors brûler ablanc, pourvu que l’aftiuence de l’huile soit suffisante parles moyens que nous indiquons plus loin.
Hésercoirs placés au niveau des becs . Dans ces réser-voirs le niveau supérieur de l’huile est toujours infé-rieur à celui de la mèche,<lans lequel l’huile monte parla force de capillarité. Telleétait la lampe antique re-présentée fig. 701. La dis-position fig. 702 est encoreassez répandue. On construisit plus tard des lampes àréservoir latéral ; cos réser-voirs sont fondés sur unepropriété physique des li-quides, qui consiste en cequ’un liquide renfermé dansdeux vases communiquantse tient toujours au mêmeniveau dans chacun d’eux.Pour que le niveau égal s’é-tablisse dans les deux vasesl’air doit avoir un libre ac-cès dans chacun d’eux , lamèche est toujours placée àune distance de 3 à 5""''au-dessus du réservoir. Lalampe astrale et la lampe si -nombrei où le réservoir est disposé soit latéralement,soit en couronne, sont d’un grand usage.
Réservoirs supérieurs aux becs. Nous établirons d’a-bord le principe reposant sur la propriété connue du vasede Mariotte, sur lequel est fondé- la construction de cesréservoirs. Quand deux vases B. C. 6 g. 703, communi-quent, si daqs l’und’eux B, on renver-n 4 se un réservoir A
qui s’ouvre par lupartie inférieurequand il est placédans le vase 15, leliquide renfermédans le vase A s’é-chappe et remplitles deux réservoirsB et C. L’aîr arrivepar l'orifice O, pour remplacer le liquide qui s’échappede A, et l’écoulement cesse quand l’air 11 e peut pluspénétrer, c’est-à-dire quand la partie inférieure duvase A touche au niveau supérieur du liquide dans levase B. A mesure que la combustion s’opère eu C’, leniveau baisse dans l’espace annulaire et l’air entre dansle vase quand sa partie inférieure est découverte ; ainsila combustion avant lieu d’une manière continue, le
! 07
702.