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ÉCLAIRAGE.

ECLAIRAGE .

tinée aux fours; la houille ainsi écrasée est tamisée,puis lavée, pour la rendre plus pure, pouv la débarras-ser en grande pavtie des pyrites et des matières étran-gères quelle contient ; puis elle est chargée dans leswagons qui doivent la mener aux fours; tout cela estproduit mécaniquement.

Un seul point laisse, suivant nous, à désirer danscet agencement, cest que la houille arrive sinon mouil-lée, du moins très humide aux fours, ce qui doit aug-menter le refroidissement. Si cette manipulation pou-vait se faire sur le carreau de la mine, la houille auraitle temps de ségoutter et de sécher pendant le trajet dela mine à lusine à gaz.

condensation et EPURATION. Avant denvoyerle gaz produit aux récipients ou gazomètres, il doitêtre débarrassé, autant que possible, de tout ce quilentraîne avec lui, et quil ne reste de la distilla-tion que les quatre gaz que nous avons indiqués aucommencement. Pour cela, il finit dabord le refroidir,le condenser . Cette condensation commence déjà dansle barillet, qui doit nécessairement être muni dun dé-gorgeoir donnant un écoulement au goudron et à leauammoniacale, de manière que le niveau du liquide dansledit barillet soit constant.

A la sortie du barillet le gaz circule dans une sérieplus ou moins considérable de tuyaux en fonte, dontle nombre et le diamètre dépendent de limportance dela distillation; généralement ces tuyaux, et cette dis-position est bonne, sont disposés en jeux dorgues.Quelquefois ces tuyaux sont boulonnés sur des caissesen fonte, dans lesquelles se rendent les produits de lacondensation. Ces caisses sont munies de syplions,pour quil y ait toujours constance dans le niveau duliquide plongent les diaphragmes nécessaires pourque le gaz suive la série de tuyaux. Quelquefois cestuyaux sont ouverts par lextrémité inférieure, ils plon-gent dans une espèce de barillet, toujours à syphon,et communiquent entre eux latéralement, alterna-tivement par le haut et par le bas. Il est, dans tousles cas, indispensable détablir ces tuyaux de conden-sation de manière quou puisse les nettoyer dans toutesleurs parties; des regards sont nécessaires, et la dis-position des T est, suivant nous, très bonne. Le con-tact de lair seul peut produire la condensation, maison peut très bien refroidir la surface extérieure destuyaux au moyen dun hlet continu deau froide. Ilfaut, autant que possible, que le condenseur soit placéau nord et abrité du soleil.

Les produits de la condensation sont du goudron, deleau ammoniacale, très peu dhuiles essentielles quandla distillation a été bien conduite, et quelquefois de lanaphtaline et produits analogues. Plus la houille estsèche et plus la condensation est facile, moins il y adeau ammoniacale ; mais cette eau est plus riche, plusdense. Plus le nombre des tuyaux est considérable, et ilest énorme dansles grandes usines, plus aussi la condensa-tion est complète- Mais il peut résulter dune trop grandelongueur de tuyaux un grand inconvénient, lobstructionpar la formation de sels ammoniacaux. Effectivement,les sels étant plus volatils que leau, si le parcours àtraverser est considérable, il arrive un moment lessels ne sont plus en dissolution; il y a dépôt à létatsolide. Nous avons eu occasion de constater ces dépôts,qui ne sont autre chose que du carbonate et de lhydro-sulfate dammoniaque; aussi doit-on éviter lemploi ab-solu de ce moyen pour se débarrasser complètementdes eaux ammoniacales.

La pratique donne les ciiiffrcs suivants pour déter-miner la surface du conde.nseur : le condenseur étantcontinuellement rafraîchi parmi filet deau froide, onestime que 30 décimètres carres de surface peuvent con-denser, par minute, l'eau contenue dans 3 décimètrescubes de gaz; ainsi un fouir de cinq cornues chargées

chacune de 68 kil., dont la production en cinq heuresserait de 315 mètres cubes, ou 3 mètres cubes parminute, exigerait un condenseur de 31 mètres carrés dosurface.

Pour que la condensation soit bonne, il faut que lesderniers tuyaux du condenseur naient pas une tempé-rature plus élevée que celle de lair ambiant; maiscette disposition seule ne suffît pas pour épurer le gazdes dernières traces de goudron et huiles volatiles quilcontient a\ec lui, et qui nuiraient singulièrement àlépuration, surtout si elle sopère au moyen de subs-tances solides, cest-à-dire par la voie sèche.

Pour arrêter ce goudron léger, il faut ou laver logaz ou lui faire traverser une couche de petit coke as-sez épaisse.

Quand on se sert de laveurs, il est bon, si on en aplusieurs, de les disposer dune manière méthodique,communiquant entre eux et en cascade, de sortequon évacue les produits du laveur inférieur qui, vide,reçoit le liquide de celui immédiatement au-dessus delui; et le dernier laveur vide reçoit de leau pure. Leslaveurs peuvent et doivent être encore employés lors-quon nenlève pas lammoniaque par des moyens chi-miques, les sels métalliques.

Les produits de ce lavage vont se rendre avec ceuxde la condensation dans des citernes, pour la construc-tion desquelles on ne saurait apporter trop de soin, àcause des inconvénients auxquels les fuites peuventdonner lieu. Il est bon davoir des citernes dune cer-taine dimension et deux au moins ; tous les produitsse rendant dans une; le goudron, plus dense, occupela partie inférieure, leau surnage, et un déversoir la-mène dans une autre citerne, de manière qnou peutextraire facilement et sans mélange le goudron et leauammoniacale.

Aujourdhui on arrête souvent le goudron léger numoyen de coke : on dispose un large cylindre en fonteinuni dun diaphragme à claire-voie, sur lequel onplace du coke dabord en gros morceaux, puis en mor-ceaux plus petits, de sorte que le volume de coke, quia 2 ou 3 mètres au moins (si lusine est importante),se termine par une couche de gros poussier. Le gazarrive sous le diaphragme et sort par le haut de la co-lonne ; les dispositions dailleurs peuvent varier. Onarrose même quelquefois le coke de la colonne avec unfilet deau ; nous considérons ce lavage comme inutile,excepté au moment ou on va enlever le coke, quandon épure le gaz de son ammoniaque, comme il va êtredit plus loin.

La colonne est munie, au-dessus du diaphragme,dune porte assez large, par laquelle on évacue le cokequand il est saturé de goudron; un tampon se trou-.eau haut de la colonne, par lequel on introduit le coke.

Au point nous sommes arrivés, le gaz ne doitplus contenir que des acides carbonique et hydrosul-furique, des sels ammoniacaux en vapeur, et notam-ment le carbonate, lhydrosulfate et le cyanhydrate.

Lépuration peut se diviser en deux parties : 1° len-lèvement des sels ammoniacaux; 2* lenlèvement desacides et surtout de lacide liydrosulfuriquc.

Avant 1840, on navait pas suffisamment étudié lanature des produits à enlever au gaz, et en généralon 1 épurait assez mal. Un des premiers, M. Malleta signalé ces divers produits et indiqué plusieursmoyens de les absorber économiquement ; il ne sestpas contenté den rester à la théorie, il a mis la mainà lœuvre, il a appliqué son procédé dans plusieursusines et sest établi épurateur de gaz; il sest crééune spécialité. Les bons résultats de son procédé, sespublications, ses efforts, ont appelé l'attention de lau-torité, des fabricants de gaz, des chimistes; depuislors, dautres procédés que le sien ont surgi, nous lesexaminerons successivement ; mais on peut dire que