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ÉCLAIRAGE.

ECLAIRAGE .

duquel elle agit pur sou poids, diminue à mesure quela valve d'introduction rétrécit le passage du gaz arri-vant.

Un certain nombre d’appareils gnzo-compcnsateurspermettent de limiter au strict nécessaire la pressiondans les conduites qui alimentent les becs dispersés surle territoire éclairé par une usine, quelque vaste et ac-cidenté qu’il soit. 11 convient, à cet effet, d’opérer unedi\ i-ion appropriée des conduites qui sillonnent ce ter-ritoire en plusieurs groupes dLtincts, dont chacunrecevra le gaz d’une conduite maîtresse commune à plu-sieurs groupes, à travers un gazo-compcnsatcur con-venablement réglé. '

Il faudra toujours maintenir dans les conduitesmaîtresses et dans-les gazomètres de l’usine un excèsde preâsion assez considérable, et variable suivant lescirconstances; mais ici on préviendra les fuites de gazpar des soins tout particuliers apportés à la pose et àl'entretien de ces conduites, et surtout en évitant debrancher directement sur elles des tuyaux alimentairesde becs. Les règles suivant lesquelles la division engroupes devra être faite dans chaque cas, et la situa-tion des appareils gazo-compensateurs dans un terri-toire déterminé, découlent trop facilement des prin-cipes qui ont été longuement développés dans cerapport, pour qu’il soit nécessaire de rien ajouter à cesujet.

Des diverses espères de tuyaux. Les tuyaux qui jus-qu’à présent ont été employés sont en fonte, en grès,en tôle recouverte de bitume, en tôle galvanisée, enplomb et en zinc. Passons-les en revue.

Tuyaux de fonte. Ces tuyaux sont ceux qui sont leplus généralement employés. Ils ont ordinairement unelongueur de 2 m ,ü0 à 3 m ,10, et s’assemblent à man-chons (fig. 734 et 735). La tranchée ayant au moins1 mètre de pro-fondeur, on y poseles tuyaux, onplace au fond del'emboîtement descordes ou filassesgoudronnées quel’on mate avecsoin, puis à l’aided’un cylindre entôle qui enveloppele manchon et quiest percé d’un trouà la partie supérieure, on verse du plomb fondu quivient remplir l’espace cd; après le refroidissement, onmate le plomb. Ce système d’assemblage donne d’assezbonsresultais.il est cependant défectueux ;car leplombn’a avec la fonte qu’un contact plus ou moins par-fait, mais il n’y a point de soudure. Les tuyaux onfonte sont essayés avant leur emploi avec une pompefoulante ; quand ils sont posés , il est très convenabled’envoyer immédiatement le gaz dans l’intérieur à unepression assez forte et de les flamber avec une torche ;si les joints sont mal faits , les fuites sont évidentes etla réparation est facile. Les tuyaux de fonte ont le granddésavantage de s’oxyder par l’action successive de l’hu-midité et de la sécheresse. On a retrouvé des tuyaux defonte totalement réduits eu oxyde de fer pulvérulent.Les tubes en fonte ne peuvent être que d’épaisseur etpar suite de diamètre assez forts. Pour les petits dia- !mètres, on les remplace par des tubes en fer étiré, no- itamment pour les distributions des particuliers. |

Tuyaux en grès. Ces tuyaux , absolument parlant, !sont très bons : point d’altération chimique à craindre; |ils sont pour ainsi dire éternels et coûtent 2;3 moins :que la fonte. Cependant ils présentent de graves in- jconvénicnts dans leur mode d’assemblage. Ils sont légè- [renient coniques, de manière à pouvoir s’emboîter l’un

dans l’autre (iîg. 736). Leur longueur varie de 70 à80 cent. N eus conseillerons de les placer au moinsàl' 1 'de profoudeur, à 1 n y20 quand les circonstances le

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permettront, ils devront reposer dans un bain de mor-tier. Les joints, faits par un ouvrier intelligent, seronten terre a potier de meilleure qualité possible. Lestuyaux devront être graissés préalablement avec cetteterre aux emboîtements, intérieurement et extérieure-ment. Lesjoints terminés devront être également soumisà la pression du gaz et flambés, puis recouvert s d’un bour-relet de mortier. Enfin, suivant la nature du terrainencaissant, on pourra les recouvrir par des couches deterre de15à20 cent, en damant avec soin d’abord légère-ment, ensuite fortement. Si le terrain encaissant est ro-cailleux comme il arrive souvent dans l’intérieur d’an-ciennes villes, il ne faut pas craindre de faire les fraisnécessaires pour amener des terres, afin d’en recouvrirles tuyaux à 30cent. au moins. Ces précautions doivent| être prises, et nous sommes persuadé qu’on peut ainsiobtenir une bonne canalisation. Mais qu’on ne l’oubliepoint, la surveillance la plus grande est indispensable.Tout le succès réside dans les soins de détails auxquelsdoit présider l’œil du maître.

Tuyaux Chameroy. Ces tuyaux sont en tôle recou-verte d’un mastic bitumineux qui empêche l’oxydationdu métal. Ce vernis est peut-être insuffisant pour pré-server indéfiniment les tuyaux de l’action du gaz à l’in-térieur ; l’étîimage au zinc et plomb serait bien préféra-ble. Leur assemblage à vis est très bon. L’essai en estfait à Paris , et ces tuyaux ont obtenu un grand succès.L’expérience a montré qu’ils rendent les réparationsextrêmement rares. Ils ont en outre le grand avantagede présenter une économie de 1/3 sur les tuyaux defonte. (Voyez tuyaux pour leur fabrication.)

Tuyaux en tôle galvanisée. Ces tuyaux, d’une trèsgrande résistance et s’assemblant à vis, offrent toutesécurité contre la plupart des accidents d’où peuventnaître des explosions. Le zinc trop attaquable par lesacides devrait encore être recouvert de plomb, pour êtroà l’abri de toute action corrosive.

Tuyaux de plomb. Us ont été généralement employés,surtout en France où le plomb est à un prix fort peuélevé ; mais seulement pour les faibles diamètres de•iüccntim. jusqu’à 8 millim. Dans les plus gros dia-mètres, ils présentent trop d’inconvénients, et alorsaussi le prix devient considérable. Les poseurs d’appa-reils préfèrent le plomb aux tuyaux en fer étiré, parcequ’avec Je plomb ils passent partout. Sans doute la dé-pense de main-d’œuvre pour la pose est moindre, maisoutre qu’ils ont besoin d’un bien plus grand nombre depoints d’appui que pour les tuyaux étirés, l’assemblagepar soudure demande beaucoup plus de soin que l’assem-blage à vis qui se fait pour ainsi dire seul ; la différence*de prix est donc moindre qu’on ne pourrait croire et Jerésultat tout autre. Les tuyaux en plomb n’éprouventpas à l’air d’altération sensible et le gaz n’exerce sureux aucune action chimique.

Tuyaux en zinc. Ces tuyaux ont en partie les avan-tages et les inconvénients des tuyaux de plomb, et lesobservations que nous avons faites pour la tôle galva-nisée s’y appliquent de tout point. Les bords de lafeuille qui sert à les fabriquer sont réunis par un systèmed’agrafage, comme nous l’avons dit à banc à tirer. Ussont surtout employés en Angleterre où le zinc setrouvoen abondance.

Après cet examen rapide des diverses natures do