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ECLAIRAGE .

ECLAIRAGE .

Paris , bien qu’elle apportât le même soin à la pose deses conduites et des tuyaux alimentaires des becs. C’està ce fâcheux état de choses que M. Pauwclls a vouluremédier au moyen de l’appareil qu’il nomme gazo -compensateur , et qui a pour objet de limiter l’excès depression du gaz au-dessus de celle de l'atmosphèreambiante, dans une conduite ou portion de conduite,quelle que soit la pression dans le gazomètre ou la con-duite qui précède et alimente celle qui est soumise aurégime du gazo-eompensateur.

Cet appareil, pour lequel M. Pauwells a pris un bre-vet d’imention le 19 juin 1849, consiste en une boîtede fonte de forme cylindrique, fermée supérieurement paruncouvercleamovibleetlixée pardesvis (fig.733). Deux

tubulures situées à la mémo hauteur, et le plus ordi-nairement aux extrémités opposées d’un môme dia-mètre, servent à raccorder la boîte avec les deux partiesde conduites entre lesquelles elle est interposée. Legaz arrivant de la conduite qui précède est admis dansla boîte par la première tubulure, et transmis de laboîte à la conduite suivante par la tubulure opposée.Dans le passage à travers la tubulure d’admission, saprésence est modifiée et réglée par le mécanisme inté-rieur que nous allons décrire. La partie inférieure de laboîte constitue une cuvette cylindrique qui se trouveen contre-bas des conduites de gaz ; elle est remplied’eau, dont le niveau est naturellement réglé par lapartie inférieure des deux tubulures, parce que le trop-plein s’écoule, par rune ou par l’autre de ces tubu-lures, dans l’une des conduites que le gazo-compensa-tcur met en communication. Dans l’eau qui remplit lacuvette plonge une cloche en tôle semblable à un petitgazomètre; cette cloche est liée par un ruban d’acierflexible à l’un des bras d’un balancier terminé par unsecteur circulaire, et dont l’axe est porté par une tra-verse en fonte ou en fer établie à la partie supérieurede la boîte. A l’autre bras du balancier, qui est égale-ment terminé par un secteur circulaire, est suspendude la môme manière un contre-poids qui équilibre lacloche. On augmente ou diminue, suivant la pression àlaquelle on veut réduire le gaz, ce contre-poids, quiest ainsi le régulateur de l’appareil. Au meme bras dubalancier est articulée l’extrémité d’une tige de fer quiagit, par son autre extrémité, sur un levier solidaireavec l’axe d’une valve tournante logée dans la tubu-lure par laquelle le gaz est admis dans la boîte. Leschoses sont disposées de façon que, lorsque les bordsinférieurs de la cloche reposent sur le fond de la cu-vette remplie d*cau, la valve ferme complètement latubulure et empêche l’arrivée du gaz. A mesure que lacloche se relève, lu valve, en tournant, assure à l’ad-mission du gaz un passage de plus en plus grand. La

; boite étant close, il est clair que le fond supérieur dei la cloche e^t pressé de haut en lias par le gaz qui rom-| plit la partie supérieure de la boîte, et passe de là dans! la conduite suivante par la tubulure d’émission qui| reste toujours entièrement libre. Lu dessous ce fondi de la cloche est pressé de bas en haut par la pressionI d’une couche d’air qui occupe l’espace supérieur à l’eaudont la cuvette est remplie ; or, cet espace est géné-ralement en communication avec l’atmosphère am-biante par un petit tuyau qui s’élève verticalementdans l’axe de l’appareil et de la cloche jusqu'au dessusdu niveau de l’eau, traverse le fond de la cuvette et dé-bouche extérieurement dans une petite capacité ména-gée sous ce fond.

Le fond de la cloche étant ainsi pressé de haut enbas par le gaz dont la partie supérieure de la boîte estremplie, et poussé de bas en haut par la pression d’unecouche d’air qui est en communication et en équilibreavec l’atmosphère ambiante, si l’on veut limiter à15 millimètres d’eau, par exemple, l’excès de pressiondu gaz sur celle de l’atmosphère, il suffira de régler lecontre-poids de telle sorte qu’une couche d’eau de15 millimètres d’épaisseur, posée sur le fond supérieurde la cloche, établisse, par l’intermédiaire du balaucier, l’équilibre entre-la cloche, dont les parois plon-gent dans l’eau, et le contre-poids.

Alors, en effet, toute pression du gaz dans la boîtequi sera supérieure de plus de 15 millimètres d’eau àla pression de l’atmosphère, déterminera l’enfoncementde la cloche et la fermeture progressive de la tubulured’admission pour la valve tournante, jusqu’à ce que lapression du gaz soit descendue à la limite assignée,par suite de la dépense des becs alimentés par la con-duite, postérieure à l’appareil, et de l’exclusion nar-tiellc de la tubulure d’admission.

Tels sont les principes sur lesquels repose le fonc-tionnement du gazo-eompensateur de M. Pauwells.

L’expérience a montré qu’il était bon que le contre-poids de l’appareil ne fût pas constant, mais qu’il allâten augmentant à mesure que ce contre-poids descenden soulevant la cloche, et agrandissant, l’ouverture àl’admission du gaz. Pour obtenir cette variation,M. Pauwells a imaginé de fixer sur l’axe du balancierintermédiaire, entre la cloche et le contre-poids, unetige eu fer, qui est verticale quand les bords inférieursde la cloche appuient sur le fond de la cuvette, et quela valve ferme complètement la tubulure d’admission.

| Une masse plus ou moins lourde, dont le centre de■ gravité est sur l’axe de la tige, est mobile le long de| celle-ci et peut y être fixée à telle distance que l’onI veut de l’axe du balancier. La masse, dès que le ba-j lancier s’incline et ouvre la valve d’introduction, agit| par son poids pour soutenu 1 la cloche, à l’extrémitéd’un bras de levier qui augmente à mesure que la valvej s’ouvre davantage.

| Pour comprendre l’utilité de cette disposition, il faut| se rappeler que le nombre des becs alimentés par uneI conduite est variable avec l’heure, depuis dix heuresjusqu’à minuit, intervalle pendant lequel on éteintsuccessivement tous les becs particuliers. Or, plus estgrand le nombre des becs alimentés par la conduitequi est sous le régime du gazo-eompensateur, plus lapression doit être élevée dans la boîte, afin d’assurerun bon éclairage des becs branchés sur l’extrémité laplus reculée de cette conduite. Il faudrait donc dimi-nuer le contre-poids, qui tend à soulever la cloche età ouvrir la valve d’introduction du gaz, lorsque l’onéteint un certain nombre de becs, pour réduire en mêmetemps la pression à ce qui est suffisant pour le nombrede becs qui restent allumés. Ce but est atteint de lamanière la plus simple par la masse fixée, ainsi quenous venons de le dire, sur une tige solidaire avec lebalancier, de façon que le bras du levier, à l’extrémité