la forme d’une aile de chauve-souris, d’où ils ont tiré leur notn.Ils sont vissés dans un petit cubede cuivre qui porte un pas devis intérieur, et qui est lui-même soudé à la conduite prin-cipale.
La fig. 743 représente l’appa-reil dit fumivore, qui n’a pourobjet que «l’éviter que le gaz nenoircisse les plafonds. Celui re-présenté fig.744 et qui porte lemême nom sert à condenser età refroidir les produits de lacombustion ; il paraît offrir quel-ques avantages, d’après les ex-périences de M. Pnyen, en mo-dérant la vitesse de l’air affluent.
Plusieurs perfectionnementsont été apportés dans ces der-niers temps aux becs qui serventdans l’éclairage au gaz, et con-stituent des progrès très impor-tants, vu la multiplicité des ap-pareils auxquels ils s’adressent,et les résultats considérables quedonne l’économie la plus minimeapportée à chacun d’eux.
Un des essais que nous de-vons citer, bien que d’une im-portance secondaire, est celuiqui consiste à remplacer les
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744.
trous de sortie du gaz par une fente circulaire extrê-mement fine. La nappe de gaz est plus régulière et lacombustion plus constante.
Un perfectionnement bien plus important est celuidu bec inventé par M. Maeaud, ou plutôt de l’acces-soire aux becs existants qu’il a imaginé. Il consiste àenvelopper toute la partie inférieure du bec, celle parlaquelle arrive l’air qui alimente la combustion, d’unetoile métallique très fine. Tout courant d’air, tel quecelui qui résulte de l’ouverture d’une porte, se trouverompu, ne peut plus agiter la flamme et produire dela fumée par une combustion incomplète. Ce progrès estimportant dans nombre de cas. Nous ne parlerons pasdes diverses dispositions équivalentes à la précédente,telles que l’emploi pour envelopper la partie supérieuredu bec d’une bande de enivre portant des raies.
Depuis quelque temps, un an ou deux, on commenceà faire usage des becs en porcelaine. La porcelaineprésente sur le cuivre des avantages signalés, d’a-bord elle n’est attaquée ni par les impuretés du gaz(quand il est impur), ni par la liante température ré-sultant de la combustion du gaz. L’absence d’oxyda-tion fait que les trous si petits se cassent moins facile-ment ; de là moins d’entretien et flamme plus régulière,plus belle. Enfin, ces becs sont plus propres que ceuxen cuivre, et la blancheur de la porcelaine donne del’éclat à tout l’appareil. Quelle que soit la forme desbecs, on peut tous les l’aire en porcelaine.
Système Guyot. M. Guyot, pharmacien à Paris , a in-venté un système propre à régler le courant d’air parla partie supérieure du bec, système qui, d’après lesexpériences faites à la Société d’encouragement, per-met de réaliser une économie de 2b pour 1U0 dans laconsommation du gaz d’éclairage pour la meme quan-tité de lumière, comparativement aux becs habituelle-ment employés. Ce résultat d’une meilleure utilisationdes produits gazeux, dont aucune partie n’échappeplus à la combustion, est obtenue par l’emploi d’undisque que l’on place à la partie supérieure du vase oucheminée d’un bec de gaz, et que reproduit la fig. 74b.
Le disque est fixé sur le verre au moyeu d’agrafes ;
I au centre est pratiquée une ouverture fermée par unesoupape à charnière servant à l’allumage, pour éviterles explosions résultant du mélange du gaz éclairantavec l’air atmosphérique. Au milieu de cette soupapeà charnière se trouve un deuxième disque mobile a
l’aide d’une vis, lequel disque, s'éloignant ou se rap-prochant de la soupape, modifie la vitesse du courantd’air. Afin d'éviter les ruptures du verre par le con-tact du disque en cuivre et du verre, M. Guyot inter-pose entre eux un disque ou biscuit de porcelaine quiremédie tout à fait à cet inconvénient.
Bec (iillard . M. Gillard est inventeur d’un procédépour la fabrication du gaz hydrogène pur, par la dé-composition de l’eau en vapeur projetée sur des char-bons incandescents. Ce gaz n’étant pas éclairant, nepourrait être utilisé que par la construction d’un becparticulier.
M. Gillard a obtenu ce résultat en plaçant au milieude la flamme une petite spirale fabriquée avec un tissude platine. Le gaz hydrogène brûle d’abord avec unepetite flamme bleue sans éclat, sans pouvoir éclairant;mais bientôt la petite spirale passe au rouge blanc, etprojette une lumière blanche extrêmement intense.Nous revenons plus loin sur cette disposition.
De la combustion. La combustion n'est parfaite quedans la partie blanche de la flamme, et n’a lieu qu’àune certaine distance des orifices. La partie inférieureest toujours bleuâtre, ce qui prouve qu’en cet endroit legaz brûle sans être préalablement décomposé; c’estpar une décomposition partielle que le charbon est pré-cipité, et étant incandescent, donne à la flamme savivacité et son pouvoir éclairant.
De ce que le gaz en brûlant dans des conditions dif-férentes possède un pouvoir éclairant tout à fait varia-| ble, il en résulte qu'il est d’une extrême importance! que les becs soient construits dans les conditions lesj plus favorables. Nous empruntons à M. D’IIurcourtI quelques expériences capitales sur la détermination desdivers éléments de la construction des becs d’Argand ,ceux qui sont le plus fréquemment employés, et ceuxdont l’usage est le plus avantageux.
Influence du courant d'air. MM. Cristison et Turneront fait des expériences sur les variations du pouvoiréclairant d’un bec, en faisant varier l’arrivée de l’air.Sur une flamme de \ centim. de hauteur, ils ont vu lulumière doubler, en resserrant le courant d’air jusqu’àce qu’il ne fût plus que de 12 millim. carrés. Il fautdonc éviter l’excès d’air qui est nuisible, comme leserait son défaut, qui occasionnerait une flamme rou-geâtre et sans éclat. Le diamètre le plus convenable àdonner à la colonne d’air intérieure est de 9 à 10 milli-mètres, dimension un peu trop forte, mais qui donnetoujours une lumière blanche et moins sujette àfumer.
Nombre de trous. Le gaz soi t par de petits trous sousforme de jets, qui s’épanouissent et se réunissent pourformer une colonne incandescente ce qui a lieu d’au-