Band 
A-F.
JPEG-Download
 

ECLAIRAGE .

ECLAIRAGE .

nue, et pour le liquide une composition toujours uni-forme au point de vue de sa richesse en hydrogène,carbone et oxygène quelles que fussent d’ailleurs lesmatières composant ce gazogène, car tel bec qui brûleconvenablement avec un liquide donné, ne brûleraplus de même si on change la composition du liquidequi doit l’alimenter, et réciproquement. Un des pre-miers, M. Robert observa que pour la meilleure com-bustion possible l’alcool devait être absolu et l’essencebien rcctiliée et aussi pure que possible; qu’une quan-tité d’eau meme très petite dans le mélange pouvaitmoditiev l’essence dans sa composition, produire par làdes parcelles de corps résinoïdes solides et crasser lesappareils. Un des premiers il imagina que l’esprit debois pourrait très bien remplacer l’alcool dans la pré-paration du liquide gazogène, de même que d’autresessences pourraient être substituées à celle de térében-thine. *

Mais c’est surtout dans les becs eux-mêmes qu’il ap-porta d’heureuses innovations. Dans les lampes qu’ilconstruit, la vapeur inflammable, avant d’arriver auxorifices par où elle s’échappe, vient circuler dans l’es-pace annulaire de deux tubes concentriques, dont l’ex-térieur est chauffé directement par la flamme du bec,et forme une espèce de cornue distillatoire où la vapeursubit une certaine décomposition et se convertit par-tiellement au moins, sinon totalement, en véritable gaz.C’est ce que représente la fig. 746; B est la mèche; lavapeur, formée dans la chambre A H,s’élève dans le tube C, redescend dansl’espace annulaire D, se rend clans l’es-pnee E, et s’échappe par les trous F.

L’espace E forme isoloir, comme d’ail-leurs l’espace annulaire, en ce sensqu’il s’oppose à la transmission directedu calorique à la chambre de vapeurA II. Cet artifice empêche la tensionet la production de la vapeur d’aug-menter , et procure à la flamme uneimmobilité absolue.

L’espace E (fig. 746), comme l’es-pace annulaire, quela vapeurparcourt,sert d’épurateur, parce que là se dépo-sent les corps étrangers et les portionsdu liquide qui pourraient être entraînésdans la distillation.

On voit dans la figure 747 lemoyen ingénieux imagine par M. Robert pour éteindre la lampe, en évitantles inconvénients que nous avons déjàsignalés.

Une tige K, terminée par un pe-tit bouton, imprime au tube B G unmouvement longitudinal et de spirale à la fois or cetube commande le cône E, qui vient s’abaisser à volontéet boucher l’orifice de la sortie de la vapeur quand onveut éteindre la lampe; A représente Ta galerie duverre. 55

La condition de mouvement ci-dessus est indispen-sable pour procurer la décollation du tube, quand il setrouve quelques résidus. Deux petites pièces simpleset solides le produisent ; une fourche et un tenon. Lafoime seule du petit tenon est un mécanisme, elle per-met de retirer le tube, dans le seul cas utile, et s’op-pose à sa sortie pendant tout le mouvement dans leouelil doit rester dépendant.

Ce bec peut encore être modifié comme l’indique lafig. *4-8 pour donner le moyen de régler la flamme àvolonté depuis la plus forte lumière jusqu’à la clartéd une simple veilleuse. L’extinction de ce bec se t’aitsans odeur et non brusquement, ce qui permet de quit-tei une pièce sans se trouver dans l’obscurité, memeaprès avoir tourné le bouton peur éteindre la lampe.

Ses dispositions sont fondées sur ce principe, quele tube I) D ( fig. 748 ), qui transmet au liquidecontenu dans le bec le calorique, qui lui est commu-niqué par la flamme et est indispensable à la vaporisa-tion, en transmet d’autant plus qu’il présente à cetteflamme plus de surface chauffante.

F

En tournant le bouton et à l’aide du mouvementdont nous avons parlé tout à l’henre, on fait descendreou monter le tube N et la portion supérieure du becVF, ce qui raccourcit plus ou moins la partie dutube D chauffée par la flamme, et laisse à la lampeplus ou moins de flamme. Lorsque le tube D se trouvecomplètement noyé dans le tube V, le bec ne reçoit plusde chaleur, et la flamme s’éteindrait instantanément sila chaleur acquise ne vaporisait encore un peu de li-quide; mais cette chaleur acquise s’épuise bientôt, etavec elle finit la production de vapeur et de flammesans que le bec exhale d’odeur (du moins d’aprèsM. Robert, car nous n’avons pas vu brûler cette espècede bec).

Il est évident par la disposition de ce bec que c’estnon seulement en diminuant la partie du tube Dsoumise à la flamme, mais en éloignant la flamme elle-1 même du niveau du liquide qu’on ralentit la vaporisa-