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A-F.
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ECLAIRAGE .

ECLAIRAGE .

au-dessus delà cloison, les parois sont percées suivant unecirconférence de plusieurs ouvertures c, c, donnant ac-cès àl’air atmosphérique, ouvertures qu’on pourrait, aumoyen d’un anneau extérieur au cylindre, diminuer desection à volonté. Lafigure montre de petites tiges reliantla tête du bec avec la partie inférieure ; au-dessus del’a-justage B se trouve un tuyau ou cheminée b. La partiedelà tête environnant ce tuyau b, forme une espèce dechambre ou réservoir, dont les parois sont tapisséesd’une toile métallique (représentée par le pointillage).D, D, sont des orifices percés à la circonférence de latête en nombre variable et d'un diamètre de % à 3 mil-limètres. A la partie extrême, dans la pièce de dessusE E, se trouve vissée un tampon F, pour pouvoir aubesoin nettoyer l’intérieur dudit bec. La tête du becpeut être munie d’une galerie à claire-voie pour y poserun verre ou cheminée, avec un étranglement qui forcel’air d’arriver sur la flamme et rend la combustionplus complète.

Voilà la description du bec, passons à sa manière defonctionner.

Comme dans les lampes gazogènes, il faut commencerpar vaporiser le liquide ; pour cela ces messieurs chauf-fent le bec au moyen d’une espèce à'éolypile de leurinvention, dont nous donnerons la description tout àl’heure. La vapeur se forme en effet dans la partie A,s’échappe par l’ajutage B, et en vertu de sa tension elleentraîne avec elle de l’air entrant par les ouverturesc, c. Ce mélange d’air et de vapeur se dilate d’aborddans le tube, et arrive dans la tête du bec où il éprouveun certain remous favorisant le mélange, que rendentencore plus intime les petits trous des toiles métalli-ques que l’air et la vapeur sont forcés de traverser pourarriver aux jets D, D, à la sortie desquels l’inflamma-tion se produit.

Il est bien entendu qu’alors le robinet est ouvert : lacolonne liquide du réservoir exerce sur le. liquide con-tenu en A une pression constante, de sorte que la va-peur s’écoule sous l’influence de cette pression neces-saire d’ailleurs au bon fonctionnement du bec. Lesparois C,C, transmettent à chaque instant au liquide deA la chaleur nécessaire, à sa vaporisation. Le bec serègle lui-même par sa disposition ; ainsi en supposantqu’une trop grande quantité de liquide soit vaporisée,la tension de la vapeur formée augmentant fait remon-ter le liquide de la partie. A dans le réservoir et l’éloi-gne de la source ce qui ralentit la vaporisation.

MM. Busson-Dumaurier et Rouen ont calculé les di-mensions du bec, de manière à ce que la quantité d’hy-dro-carbure vaporisée répondît au besoin de la combus-tion. La quantité d’air qui se mélange à la vapeur doit jêtre dans la proportion de 3 à 4 pour une combustion jconvenable. !

La toile métallique, outre l’effet que nous avons in- jdiqué, empêche aussi la flamme d’arriver dans le bec jet d’agir sur le mélange de vapeurs et d’air qui pour- !rait être explosif. :

Pour chauffer le bec avant l’allumage, ces messieursemploient, comme nous l’avons dit,une espèce d’éolypile qui n’est, àproprement parler, qu’un bec deforte dimension, présentant avec leprécédant une grande analogie,mais dont la flamme est horizon-tale. Laflg. 750 représente la coupesommaire dudit bec, dont la partieinférieure communique avec le ré-servoir à niveau mort, comme toutà l’heure. Le liquide arrive dans lacapacité A, dans la partie supérieurede laquelle se trouve pratiquée une ouverture cylindriqueindiquée dans la fig. par l’espace entre À et A’. Delà par-tie supérieure A’, part un petit tuyau B, percé d’un orifice

750.

O par où s’échappe la vapeur formée par la chaleur dela flamme, chauffant directement ici la capacité A etconséquemment le liquide. L^i vapeur s’échappant passedans l’espace cylindrique entraînant avec elle de l’airnécessaire à la combustion complète de l’hydro carburevaporisé, et le mélange est allumé comme à l’ordinaire.MM. Busson et Rouen avaient songé à employer aussicette flamme horizontale pour l’éclairage des phares ondes vaisseaux.

Un bec ordinaire de ces messieurs consomme parheure GO grammes environ d'hydro-carbure liquide.Nous avons vu annoncer, lors des essais de la place duMusée, une consommation de 70 grammes, à la densitéque nous avons indiquée, et entrant alors en ébullitionà la température de 85 degrés environ.

Passons à l’appréciation de cet éclairage.

D'abord, les appareils sont très ingénieux, c’est unechose incontestable et on ne saurait trop louer la per-sévérance et l’habileté des inventeurs. La flamme deces becs est plus blanche et plus brillante que celle desbecs à huile, mais dans ceux que nous avons vu lorsde T essai fait par les inventeurs sur la place du Muséeet au Carrousel, nous devons dire que la lumière étaitinférieure pour la blancheur et l’éclat à celle du gaz.Notre conviction bien formée sur l’application de cesystème à l’éclairage des rues, cours, etc., enfin pourl’éclairage extérieur, est qu’il pourra faire à l’huile uneconcurrence redoutable, et pourra même, en étant im-porté dans des localités peu importantes et trop pau-vres pour songer à L’établissement d’un gazomètre pourl’éclairage public, y remplacer l’éclairage au gaz. Maisnous ne pouvons dissimuler que ces becs donnent en-core de la fuliginosité , ce qui présente déjà uninconvénient pour l’extérieur, mais qui, dans les appartements, magasins, etc., serait un obstacle in-surmontable. Nous n’avons pas vu brûler des becsBusson et Rouen dans l’intérieur, nous no pouvons ar-guer que sur les essais dont nous avons été témoinscomme tous les habitants de Paris qui ont pu s’inté-resser ù cette application des hydro-carbures liqui-des. Du reste, nous devons ajouter quecet éclairage n’a encore été employéqu’aux gares, ateliers, souterrains, em-barcadères, stations de quelques che-mins de fer, comme les gares de Saint-Cloud , de Colombe et Montretout. Lafig. 751 'représente une lanterne avecun bec Busson et Rouen . C est le cha-piteau, le réservoir liquide est en R,et le liquide est amené au bec B parle tuyau t. Le réservoir ne doit pasêtre placé sur le chapiteau, mais enêtre séparé pour que la chaleur dela flamme ne vienne pas agir sur le li-quide.

Les inconvénients sont <1° plus ou moins de fuligino-sité; 2° les préliminaires nécessaires pour l’allumage quisont bien moins longs pour l’allumage des lanternes àgaz. L'allumage des nouveaux becs exige deux mi-nutes,}' compris le temps que met l'allumeur pour al-ler d’un bec à l’autre. A ces inconvénients il faudraitajouter, pour l’éclairage à l’intérieur, l’odeur du li-quide, non pas quand il brûle, mais quand on en ré-pand par mégarde dans les appartements, odeur bienplus sensible que celle du gazogène; ensuite néces-sité d’avoir chez soi du liquide très inflammable. Nousavons déjà insisté sur ces inconvénients, sauf celui dela fumée pour les alcoolats. Nous n’avons plus à yrevenir. Quant aux inconvénients dos alcoolats et deshydro-carbures pour l’odeur et la fumée nous devonsajouter que le gaz les partage aussi quand il est malépuré, ce qui arrive très souvent. Les explosions dont lacapitale paraît avoir le triste privilège doivent être si-