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tion des appareils qui servent à lu produire et à kv di-riger.

La première expérience de lumière électrique estdue à Davy, qui, avaut fait construire la grande piledo la Société royale de Londres , eut l’idée, au com-mencement du siècle, d’en armer les pôles de deuxcônes de charbon et d’opérer la décharge par leurs ex-trémités ; il vit aussitôt jaillir une lumière d’un éclatsupérieur à celui de toute autre lumière artificielle etcomparable à celui du soleil. Persuadé que la combus-tion du charbon n’était pour rien dans la beauté duphénomène, il plaça les charbons dans le vide et il ob-tint en efifet autant de lumière, tout en évitant la con-somption du charbon par l’oxygène de l'air. Pourrendre ce charbon plus conducteur, il le calcinait àliante température et l’éteignait brusquement dans lemercure.

Pendant bien des années, l’expérience fut répétéesolennellement dans les cours publics, eu suivant exac-tement les indications de Davy. Elle était nécessaire-ment de courte durée , les piles dont on usait alorsne fournissant pas un courant persistant, et puis lescharbons incandescents dégageaient d’abondantes fu-mées qui en peu d’instants obscurcissaient la parois deglobe destinée à les contenir dans le vide. On en serait sans doute encore au meme point si la pile deGrove, modifiée par Bunsen, ne fût venue mettre auxmains des physiciens un courant fort et durable.

La pile de Bunsen parut en 1843, et de ce moment,un physicien, M. Léon Foucault , conçut la penséede tirer parti de la lumière électrique et de l’appliquerau microscope solaire et généralement à toutes les ex-périences d’optique qui nécessitaient l’emploi de lalumière solaire.

Au mois d’avril 1844, M. Foucault présenta à l’A-cadémie des sciences , en commun avec le docteurDonné, un appareil appelé microscope photo-élec-trique dont les résultats firent alors quelque sensation.La lumière était blanche, uvc et d’un éclat assez sou-tenu pour permettre d’observer commodément les ob-jets microscopiques. L’amélioration de la source lumi-neuse était due principalement à la nature et à laforme des charbons dont les pôles de la pile étaientarmés. Aux cônes de charbon de bois éteints dans lemercure, M. Foucault avait substitué des baguettesprismatiques carrées de deux ou trois millimètres decôté, taillées par le lapidaire dans la masse du graphitedur et peu combustible qui se dépose à la longue surles parois des cornues où l’on distille la houille pour enobtenir le gaz d’éclairage. En raison de sa conductibi-lité, de sa densité et de salentecomhustibilité, cette va-riété de carbone, communément appelée charbon degas ,est jusqu’à présent supérieure à toute autre pour le dé-gagement de la lumière électrique. Quand il est tailléen longues baguettes suffisamment minces et d’uneégale section dans toute leur longueur, le charbon degaz permet d’opérer assez longtemps à l’air libre, et lalumière qui éclate aux extrémités continue de rayon-ner sans obstacle dans toutes les directions. Toilessont les conditions qui ont donné à la lumière élec-trique l’aspect qu’on connaît aujourd’hui.

En opérant au contact de l’air on acceptait l’incon-vénient de l’usure progressive et inégale des charbons;aussi l’appareil était-il pourvu des organes nécessairespour opérer le rapprochement à la main . C’était là unefonction assujettissante et délicate à remplir; il étaitimportant d’en affranchir l’opérateur et de rendre l’ap-pareil capable de se suffire à lui-même. Quelquespersonnes ont cru d’abord que ce soin pourrait êtreconfié à un mécanisme indépendant chargé d’opérerce rapprochement avec une vitesse uniforme et régléed’avance sur la valeur probable de l’usure à réparer ;mais bientôt ou s’est aperçu que ce rapport était in-

saisissable à l’avance et que toujours ce mécanismeauxiliaire marchait trop lentement ou trop vite. Ce| qu’il fallait, c’était un organe impressionnable auî changement de distance survenu entre les charbons po-I laires et capable d’agir à propos pour contenir ses vn-î nations entre deux étroites limites. Après deux an*! nées d’un travail assidu, M. Foucault a donné, enjnmier 1849, l’appareil suivant qui résout le problème! d’une manière satisfaisante. Cet appareil étant parti-| culièremcnt destiné aux expériences d’optique satisfait| en outre à la condition de conserver immobile dans' l’espace le point radieux que l’on veut utiliser, en sortej que non-seulement les charbons se maintiennent spon-î tanément à la distance la plus propre à exciter une vivelumière, mais qu’en outre ils s’avancent d’eux-mêmesavec des vitesses qui font respectivement équilibre àl’usure inégale de chacun d’eux.

L’appareil, considéré dans son ensemble, est partagéen deux étages par le plancher N, N’; l’étage supérieurest habituellement enfermé dans une boîte dont uneparoi est enlevée pour laisser en évidence les organesqu’il faut décrire. L’étage inférieur est à jour commeon le voit dans la figure.

Les deux charbons A et A’, taillés en baguettes, sontmontés horizontalement sur le prolongement l’un del’autre et portés sur deux chariots B et B’ (fig. 1), qui

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roulent dans des coulisses destinées à les empêcher dedévier. L’un d’eux, le chariot B, est affecté au pôlepositif et l’autre B’ au pôle négatif; ils sont assujettispar construction et au moyeu du levier L à se mou-voir ensemble, mais avec des vitesses différentes. Leurgenre de solidarité donne la plus grande vitesse auchariot B porteur du charbon positif dont la combus-