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A-F.
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ÉLECTRICITÉ.

EMAIL.

lumière artificielle a été employée par M. le docteurDonné, dans ses recherches microscopiques, et MM. De-leuil et Archereau ont fait dernièrement, à Paris , quel-ques essais, dont les résultats ont été très satisfai-Mtnts, pour l’appliquer en grand à l’éclairage, en ren-lermant les cônes de charbon dans un globe en verrotnt on avait fait le vide, pour les empêcher de se con-sumer.

Les effets chimiques consistent dans la décomposi-tion des sels et oxydes. Dans la décomposition desoxydes, l’oxygène se porte au pôle positif et le métalnu pôle négatif; la décomposition des sels se fait d’a-près les règles qui suivent :

I ° Quand l’acide et la base sont difficilement décom-posâmes, ces deux éléments sont simplement séparés;i’acide se rend au pôle positif, et la base au pôle né-gatif;

2° Quand l’acide est facilement décomposable, sonoxygène vient au pôle positif, tandis que son radicalse rend avec l’oxyde au pôle négatif;

3° Quand l’oxyde est facilement décomposable, il estlui-même réduit ; le métal qu’il renferme vient nu pôlenégatif, tandis que l'oxygène vient au pôle positif, oùil se combine a\ec l’acide, quand celui-ci est capable dese suroxyder;

4" Si l’acide et l’oxyde peuvent l’un et l’autre perdreaisément leur oxygène, la décomposition est complète :tout l’oxygène vient au pôle positif, et ie métal del'oxyde se rend au pôle négatif avec le radical dol’oxyde.

C’est la troisième de ces lois qui sert de base auxprocédés de dorure galvanique.

Lu pile de Volta, telle que nous l’avons décrite, n’estplus employée dans la pratiqué. On la remplace parlapile ù auges, ou la pile de Wollaston .

Lu plie à auges, se compose d’éléments rectangu-laires soudés ensemble, et disposés verticalement dansune caisse en bois, de manière à former autant d’augesque l’on remplit avec de l’eau légèrement aciduléeavec 1/10° d’acide sulfurique et 1/20 c d’acide nitrique,qui sert de conducteur intermédiaire. Avec de l’eaupure, l’intensité du courant est moins grande, parceque la dissolution du zinc développe une certaine juau-tité d’electricité qui vient s’ajouter à celle produite parla force électro-motrice.

Dans la pile de Wollaston , le cuivre de l'un d?s cou-ples est entouré du zinc du couple suivant, dont il estséparé par une faible distance, et plonge dans ie mêmevase rempli d’eau acidulée. On met en communication,au moyen de tiges métalliques, chaque zinc avec lecuivre du vase suivant, comme on peut le voir à l’ar-ticle dorure dans la fig. (376. Du reste, la dispositionde cette pile peut varier à l’infini.

ELECTUOTYPIE. Voyez galvanoplastie.

ELEMI. C’est une résine qui exsude d incisionsfaites, durant un temps sec, à travers l’écorce de l’ani-gris elemisera, arbre qui croit dans l’Amérique du sud et au Brésil . Elle nous arrive en morceaux jaunes, ten-dres et transparents, qui se ramollissent aisément parla chaleur de la main. Ils ont une forte odeur aroma-tique, un goût chaud épicé, et contiennent 12 1/2p. 100 d’huile éthérée. La résine cristalline de l’élémia été appelée élémine; elle est employée pour donnerde la dureté aux vernis.

EMAIL (angl. enamel, ail. schmelzglas, email). Ondésigne sous ce nom une substance vitreuse opaque etcolorée, dans laquelle on fait entrer diverses substancesmétalliques, telles que de l’oxyde d’étain, du phosphatede chaux, du borax, etc.

Le plus simple des émaux et celui qui sert de base àla préparation d 2 tous les autres, s’obtient de la ma-nière suivante :

Un fait un alliage de 15 a 50 (ordinairement 25)

parties d'étain, et de 100 p. de plomb, et l’on cliauffeau rouge au contact de l’air ; le bain métallique s’oxyderapidement et se recouvre d’une poudre jaunâtre quel’on retire à mesure, et qui, pulvérisée et soumise à la lé-vigation, donneunepoussière très ténue qui portele nomde calcine. On mêle 200 p. de cette calcine avec 100 p.de sable siliceux et 80 p. de carbonate de potasse, et onexpose le mélange à une température suffisante, seule-ment pour lui faire éprouver un commencement de fu-sion. La fritte ainsi obtenue entre dans la constitutionde tous les émaux.

Email blanc. Afin d’éviter toute coloration accidentelle, lorsqu’on veut préparer l’émail blanc, on mêle lafritte en poudre avec une quantité convenable de per-oxyde de manganèse, que l’on a déterminée d’avancepar quelques essais faits en petit; on introduit le mé-lange dans un feu vif et à l’abri de la fumée. Quand ilest fondu, on le coule dans l’eau et on le pulvérise.Après avoir répété trois à quatre fois la même opéra-tion, on le coule une dernière fois et on le livre en cetétat au commerce.

L’émail qu'on applique sur les métaux est assez diffi-cile à préparer. Venise fournit la presque totalité docelui que consomme le commerce; M. Lambert, à Sè-vres , fabrique un émail qui ne le cède en rien a celuide V enise.

On peut substituer dans la fabrication de l’émailblanc l’oxyde d’antimoine à l’oxyde d’étain, mais alorsil ne faut pas y mettre d’oxyde de plomb qui produiraitune coloration jaune. Il paraît que le composé que l’onobtient ainsi, convient bien pour les émaux colorés enpourpre ou en bleu. Voici, d’après Clouet, les propor-tions les plus convenables :

300 de verro blanc sans plomb ;

100 de borax;

25 de nitre;

100 d’antimoine diapliorétique lavé.

Email bleu. On colore l’émail en bleu au moyend’une très faible quantité d’oxyde de cobalt ou avec del’azur.

Email jaune. Le mélange le plus employé pour colorer l’émail en jaune se compose de : 1 partie d’oxyded’antimoine, 1 à 3 p. de carbonate de plomb, I p. d’a-lun et 1 p. de sel ammoniac, que l’on chauffe jusqu’àce que tout le sel ammoniac ait été chassé, après avoirpulvérisé chaque substance à part et les avoir ensuitemélangées.

Email vert. On colore l’émail en vert, soit par l'oxydede chrome, soit par du deutoxyde de cuivre pur ou mé-langé d’un peu d’oxyde de fer.

Email rouge. On colore l’émail en rouge, soit par lepourpre de C’assius ou le chlorure d’or, soit par l’oxv-dule de cuivre. Dans ce dernier cas il faut avoir soinque l’oxydule de cuivre ne passe pas à l’état de deu-toxyde; en y ajoutant une proportion variable d’oxydede fer, on peut obtenir toutes les nuances depuis lerouge pur jusqu’au rouge-orangé.

Email noir. On colore l’émail en noir par un mélangede peroxyde de manganèse et d’oxyde de fer, auquelon ajoute une petite quantité de cobalt, lorsqu’on veutobtenir un noir très vif.

Émail violet. La coloration violette s’obtient en ajou-tant à l’émail du peroxyde de manganèse.

Application de l'émail sur les métaux. L’émail nes’applique que sur l’or et le cuivre : l’argent se voiieaisément, et l’émail dont on le recouvre prend une tex-ture bulleuse. L’or à émailler doit être au titre do1 l/l 2 f * ou 0,917, savoir : 22 parties d’or, 1 p. d’ar-gent et 1 p. de cuivre; s’il est plus fin, il n’est plusassez roide; et s’il l’est moins, il devient trop fusible.

On réserve sur le bord de la plaque métallique unpetit filet ou bordure, qui sert à retenir l’émail îorr*qu’on l’applique dessus. Si on ne doit recouvrir d’é