ELECTRICITE.
très molle, et se laisse travailler presque aussi facile-ment que l’argile.
On emploie presque exclusivement l’écume de mer àla fabrication des pipes. La meilleure nous arrive toutefaçonnée de Turquie .
ÉDREDON. Nom donné au duvet dont Veider, oi-seau des pays septentrionaux, tapisse son nid, et dontles usages sont bien connus.
EFFERVESCENCE. On dit qu’il y a effervescencelorsque, par suite d’une réaction chimique, il s’opèreun dégagement gazeux très rapide, qui se manifeste parla formation d’un grand nombre de bulles qui s’élèventdans la liqueur, comme s’il y avait ébullition : ce phé-nomène se produit, par exemple, lorsqu’on verse unacide étendu sur de la craie.
EFFLORESCENCE. On dit qu’un corps s’effleurit,soit lorsqu’un sel hydraté et cristallisé, comme le sul-fate et le carbonate de soude, tombe en poudre au con-tact de l’eau, par suite de la perte d’une partie de soneau de cristallisation, soit lorsque par suite de l’actiondes agents atmosphériques, il se forme des combinai-sons salines par suite de la décomposition de certainessubstances, comme les schistes alumineux et les pyritesde fer.
ÉGRISÉE. Voyez diamant et lapidaire.
ELAINE. Voyez oleine.
ÉLASTICITÉ (angl. élasticity , ail. élasticitæt ),.propriété que possèdent tous les corps de revenir àleur forme primitive, quand celle-ci a été changée parune cause quelconque. Tous les corps sont parfaite-ment élastiques, lorsque le changement de forme nedépasse pas certaines limites. L’écartement de ces li-mites pour chaque corps sert à mesurer son élasticité :ainsi on dira que l’acier est plus élastique que l’argentet que ce dernier l’est plus que le plomb. Le chan-gement momentané de forme peut avoir lieu parcompression, par traction ou par torsion. Cette pro-priété est utilisée dans les ressorts, les cordes vibran-tes, etc. Lorsque l’effort exercé est trop considérable,les molécules ne reviennent plus parfaitement à leurmême place, c’est-à-dire que l’élasticité est altérée.La limite supérieure de l’élasticité est en général 4 /3 à4/4 de celle qui peut déterminer la rupture, et qui me-sure la ténacité.
Ce que nous venons de dire s’applique surtout auxcorps solides. Les liquides étant très peu compressibles,ne peuvent développer que l’élastisté de compression,et entre des limites extrêmement resserrées. Les gazau contraire sont parfaitement élastiques, dans des li-mites presque indéfinies, d’après leur état moléculairemême.
ÉLECTRICITÉ. Certains corps acquièrent par lefrottement la propriété d’attirer à distance les corpslégers. Sous ce rapport, il faut diviser les corps en deuxclasses : les corps mauvais conducteurs de l’électricitétels que la résine, l’ambre, le soufre, le verre, etc., quidéveloppent de l’électricité parle frottement,et les corpsbons conducteurs, les métaux, par exemple, lesquels11 e développent pas de l’électricité sensible par le frot-tement, parce qu'elle s’écoule à mesure dans le sol oude toute autre manière. Les différents phénomènes queprésentent les corps électrisés s’expliquent en admet-tant deux espèces d’électricité : 4° l'électricité positiveou vitrée , parce qu’on peut la développer en frottantune baguette de verre avec un morceau de laine, etYélectncité négative ou résineuse, parce que le frottementla développe sur la résine. Lorsque deux corps sontchargés d’électricité de même nom, ils se repoussent;ils s’attirent au contraire lorsqu’ils sont chargés d’élec-tricités différentes ; et enfin, tous les corps à l’état na-turel sont chargés d’électricités positive et négative,mais celles-ci sont combinées et se neutralisent respec-tivement de manière à ne pas être sensibles. Nous u’eu-
trerons pas ici dans des détails qui sc,,c du ressort de laphysique, en renvoyant aux traités spéciaux de cettescience, et notamment ù l’excellent ouv rage de M. Douil-let, et nous nous contenterons de dire ici quelques motssur la pile galvanique, qui trouve chaque jour de nou-veaux emplois dans l’industrie.
Le contact de métaux hétérogènes et leur dissolutiondans les acides produisent de l’électricité; ainsi, si l’onsoude une plaque de cuivre et une plaque de zinc, il yaura décomposition des fluides électriques sur chaqueplaque, et il s’accumulera une certaine quantité d’électricité positive sur le zinc et d’élasticité négative sur lecuivre. La force qui sc produit au contact des deux mé-taux, qui détermine la séparation des deux fluides élec-triques et s’oppose à leur neutralisation, a reçu de Voltale nom de force électro-motrice. Cette force a une limite.maximum, et si est la tension du fluide positif quise trouve sur le zinc, et — V la tension du fluide néga-tif qui se trouve sur le cuivre, la différence *-f- desdeux tensions est une quantité constante, quelles quesoient les charges du fluide positif ou négatif. Si lecuivre était chargé comme le zinc d’électricité positive,la tension serait alors représentée par + t\ et la diffé-rence t — f serait encore la même. C’est cette diffé-rence des deux tensions que l’on appelle tension maxi-mum, parce qu’elle constitue en effet le maximum de cique la force électro-motrice peut arrêter et retenir pourempêcher l’équilibre ordinaire.
Cela posé, il nous sera facile de donner l’explicationde la pile de Volta :
La pile se construit avec trois corps différents, deuxmétaux bons électro-moteurs et un corps non métal-lique, faiblement électro-moteur et bon conducteur del’électricité. On place d’abord un couple ou une pairede disques, l’un de cuivre, l’autre de zinc soudés en-semble, une rondelle de drap humide, un nouveaucouple, et ainsi de suite. Mettons, par exemple, la plaquede cuivre inférieure en communication avec le sol, ils’accumulera des quantités d’électricités positivesdont les tensions respectives seront I, 2, 3, 4, etc.,sur les plaques de zinc, et 0, 4,2, 3, etc., sur les pla-ques de cuivre. Si l’on prend une pile semblable, danslaquelle au contraire on mette l’extrémité du ziuc encontact avec le sol, il s’accumulera sur les plaques docuivre des quantités d’électricité négative dont les ten-sions sont 4, 2, 3, 4, etc. Si maintenant on met cesdeux pile* bout à bout en interposant seulement unerondelle humide entre les deux pôles qui communi-quaient au sol, on obtient une seule pile chargée d’é-lectricité positive à l’extrémité zinc et de l’électriciténégative à l’extrémité cuivre. En réunissant ces deuxextrémités par des fils métalliques communiquant di-rectement entre eux ou plongés dans un liquide con-ducteur, les deux électricités dont sont chargées lespôles de la pile se combinent de nouveau, tandis que lapile se recharge continuellement par suite de la forceélectro-motrice, de sorte qu’il sc produit un courantcontinu. Les effets dece courant sont physiques ou chi-miques. Les premiers dépendent de la quantité d’élec-tricité que la pile peut développer en un instant et parsuite de la surface des éléments qui la composent; lesseconds, de la tension avec laquelle cette électricitépeut s’écouler d’un pôle à l’autre, c’est-à-dire du nom-bre d’éléments de la pile On donne le nom de pôlepositif à 1 extrémité zinc de la pile, et de pôle négatifà l’extrémité cuivre.
Les effets physiques sont ceux qui donnent lieu àune production de chaleur et de lumière; lorsqu’onattache à l’extrémité de chaque conducteur un petitcône de charbon, et qu’on met les deux pointes decharbon su présence, à une faible distance, il se pro-duit une lumière comparable à celle de la lumière so-laire et dont l’œil ne peut supporter l’éclat. Cette