EXCLU MK
LXCIŒ.
In marche l’autre côté de ces dents soulève le cliquet,et la roue à rocliet tourne facilement dans le sens di-rect.
ENCLUME («w//. nnvil, ail. ntnbos). Masse de ferou de fonte ayant un poids, une forme et des dimensionsappropriées aux travaux qu’on veut faire, sur laquelleon forge les métaux à chaud ou à froid. La surface surlaquelle on bat les métaux doit être dure et lisse; ordi-nairement le milieu, ou la table , a la forme d’un paral-lélogramme, et les bouts, appelés bigornes, sont l’uncylindrique et l’autre quadrangulaire, pour que l'ou-vrier puisse façonner diverses pièces. Un trou carré,percé près du bord de la table, est destiné à recevoir untranebet sur lequel on coupe le fer; les enclumes sontfixées sur des chabottes ou billots fixés en terre, oudans un massif, près de la forge.
Les enclumes de fer doivent être aciérées en acierde bout, trempé à toute sa force. A cet effet, le fabricantbrise son acier en bouts de 2 à 3 centimètres de long,qu’il met les uns à côté des autres, en trousse carrée,maintenue par un lien en fer. Il soude cette troussedont il fait une planche, qu'il soude à son tour, commeune mise, sur l’enclume.
Le haut degré de chaleur nécessaire pour cette opé-ration dénature l’acier, surtout à sa surface; pour luirendre sa qualité, on fait chauffer l’cnclumc pendantquelques heures dans une boîte pleine de cément, et onia trempe en faisant tomber, sans interruption, uneforte colonne d’eau froide sur la table, jusqu'à cequ'elle soit presque complètement refroidie. Dans cetétat, l’enclume doit faire rebondir le marteau avecforce, et rendre un son clair et argentin
Dans les grosses forges, on n’emploie guère que dosenclumes en fonte; celles-ci sont beaucoup plus écono-miques que celles en fer, et ne coûtent que les frais domoulage, qui sont peu élevés, puisque, lorsqu’elles sebrisent, on en passe les débris dans le feu d’alhnerie.
ENCRE (angl. ink, ait. tinte). On peut considérerles encres connues comme étant de huit espèces diffé-rentes, que nous classerons en autant de sections.
La l rc section comprendra les encres noires dont onse sert pour écrire sur le papier, et qui se divisent elles-mêmes en encres liquides et en encres solides
La 2° section comprendra les encres sèches, ditesde la Chine ou à dessin, et celles composées d’aprèsles mêmes principes, que l’on appelle improprement :encres indélébiles.
La 3 e section comprendra les encres à marquer le lingeet les étoffes.
La 4'' section comprendra les encres colorées.
La o c section comprendra les encres autographiqueset lithographiques pour écrire et dessiner sur la pierrelithographique, le zinc, le cuivre, et autres métauxpolis ou grenés.
La 6 e section comprendra les encres dont on se sertdans les imprimeries typographique, en taille douceet lithographique.
La 7 k section comprendra les encres communicativesdont on se sert pour la copie des lettres.
La 8 e section comprendra les encres pour écriresur le verre, le zinc, le fer-blanc, etc.
I. EXCIiE A ECKIKE.
Tout le monde sait que les anciens écrivaient sur lepapier {papyrus) ou le parchemin avec un roseau eflilédont la pointe était fendue comme celle de nos plumes :on le trempait dans l'encre comme nous y trempons nosplumes.
Pline nous apprend (liv. XXXV, ch. 25) même queles anciens composaient l'encre avec les charbons quiprovenaient de la combustion du téda, lesquels étaienttriturés dans un mortier et mélangés avec de la gomme.L excellence de ce procédé a été constatée par M. D'Ar-
cet, dans un rapport fait à l’Académie des Sciences , leG juin 1831.
Les Chinois ont aussi employé, de temps immémo-rial, l'encre composée avec du noir de fumée ou ducharbon très divisé, tenu en suspension dans une solu-tion savonneuse ou alcaline par le moyen d’un corpsglutineux.
Un fait bien démontré, c’est que les écrituresdes manuscrits qui datent du v c au xii” siècle sonttrès lisibles et bien conservées, tandis que celles desxv c et xvi c siècles, etc., sont tellement décoloréesqu’on a toutes les peines du monde à les lire. C’est sansdoute parce que les copistes du v e au xn e siècle écri-vaient sur du parchemin et des papiers de coton assezporeux avec l’encre antique, tandis que les écrivainsdes xv c et xvi c siècles employaient des papiers faitsavec le vieux linge et moins poreux, et de l'encre com-posée de noix de galle et de sulfate de fer.
L’cncre est une combinaison de tannin, d'acide gnl-lique et d’oxyde de fer; les autres substances qui entrentdans sa composition servent seulement à lui donner dela consistance et du brillant.
Rien de si facile que la préparation de l’encre ( Chap-tal) : on mêle d’un côté I /3 de copeaux de bois de Cam-pèche à 2/3 de noix de galle pulvérisée, et on les faitbouillir dans 25 fois leur poids d’eau pendant 2 heures,en remplaçant l’eau à mesure qu’elle s’évapore. D’autrepart, on sature de l’eau tiède avec de la gomme, arabi-que concassée, et enfin, l’on fait une dissolution de sul-fate de fer légèrement calciné, marquant 14 à 15 1 ' àl’aréomètre de Baume, à laquelle on ajoute du sulfatede cuivre dans la proportion de 4/13 e * de la noix degalle employée. Cela fait, on mêle b parties en volumede la décoction de noix de galle et de eumpôehe à 4 p.d’eau gommée; et l’on y verso ensuite 3 à 4 p. de lasolution de sulfate de 1er, en ayant soin d’agiter la li-queur, qui devient aussitôt d’un bleu-noir. ’
Matières premières qui entrent dans la compositiofi desencres liquides. Nous ne nous attacherons pas à citerici toutes les recettes d’encres connues; tout ce quenous pouvons faire de mieux, c’est d’indiquer les sub-stances vraiment utiles dans la composition de l’encreordinaire.
1° Liquides. L’eau pure est de tous les liquides celuiqui est le meilleur. Des essais n’ont fait voir aucune diffé-rence entre l’eau crue et l’eau douce, l’eau de pluie oul’eau de puits ; cependant l’eau de pluie parait préféra-ble. La proportion d’eau la plus convenable est de 10à 12 parties d'eau sur une de noix de galle. Quelquesprescriptions indiquent de 4 à 1b parties d’eau. Quandon emploie trop d’eau , on peut facilement épaissirla liqueur par l’évaporation. On emploie aussi de labiere au lieu d’eau ; elle remplace une certaine quan-tité de gomme; mais elle a l’inconvénient de rendrol’encre trop épaisse, de sécher trop lentement, de moisirplus facilement, et de donner une encre proportionnel-lement plus faible, parce que le tannin n'est pas aussisoluble dans la bière que dans l’eau.
Le vinaigre peut être employé pour l’encre parcequ’il empêche la moisissure. Cependant l’écriture n’estpas aussi noire que celle qui provient de l’encre laiteavec de l’eau pure, et elle jaunit plus vite. Pour l’encrequi contient trop de fer une addition de vinaigre estutile; mais il ne faut pas prendre du vinaigre glu-tineux, parce qu’il la ferait facilement moisir.
Le vin blanc n’est pas à recommander à cause de sonprix, et n’est d’aucune utilité. L’eau-de-vie l’est encoremoins par la même raison ; cependant, quand on veuttenir un peu de résine en dissolution dans l’encre, etqu’on veut la préserver de la gelée, on peut y ajouterun peu d'eau-dc-vie.
2° Corps qui contiennent de Vacide gallique. Tousles corps qui contiennent de l’acide gallique et du