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ENCRE

poudre impalpable. On le lave et filtre à plusieurs eau:a travers une chausse en laine ou en papier pour en ex-traire la potasse caustique, et on le fait sécher au con-tact du feu. Au moment de s'en servir on riiumecte dîquelques gouttes d’alcool rectifié qui a pour but de fa-ciliter son incorporation avec le vernis.

Cela fait, on étale le noir sur la table, en forme dtcercle, h la façon des maçons qui font le mortier, et o\l’humecté avec le vernis que l’on projette peu à peu. Oiretourne souvent le noir dans le vernis avec la spatule,jusqu'à ce que celui-ci forme une masse pâteuse trèsdore et très épaisse, que l’emploi de quelques coups dicylindre-broyeur amollit bientôt. On continue ainsi jus-qu’à ce qu’on ait incorporé environ 300 grammes denoir par 250 gram. de vernis.

Lorsque le mélange est bien opéré, on ramasse le noi-avec la spatule et on en forme une boule ou pâté, qu»l'on place à l’abri du contact de l'air et de la poussière,dans une boite de fer-blanc ou de tôle exposée à l’ac-tion d’une faible chaleur.

Comme la masse d’encre ne peut être broyée conve-nablement d’un seul coup, on en prend une portion d-:la grosseur d’une noix ou d’une noisette, suivant Ugrandeur de la table à broyer, et on l’étend avec la mo-lette que l’on promène en ligne droite, de bas et hautet de haut en bas de la table, en appuyant préférable-ment sur l’arête de devant, de manière à former unecouche légère et d’une faible épaisseur. Lorsqu’on afait ainsi vingt-cinq à trente allées et venues, ou déeri;des ronds ou petits cercles concentriques, afin de ra-mener l’encre au centre de la table, et on la ramasseaussi de temps en temps avec la spatule sur les bord»de la pierre et de la molette.

On s'aperçoit que l’encre est bien broyée, lorsque 1&masse réunie et partagée avec un couteau, présenteune coupure qui, d’abord d’un beau noir mat, devientd’un beau noir brillantdans toutes ses parties. Si l’encrene présentait pas ce caractère, il faudrait continuer debroyer.

VII. ESCHE COMMUNICATIVE POUR COPIER LESLETTRES.

Eau 200 parties, noix de galle 15 p., sulfate defer 15 p., sucre commun 10 p., et gomme arabique4 2 p. A 18 p. de cette encre ordinaire, ajoutez G 1/1de sucre candi, 2 1/2 p. de sel déliquescent (du sel ma-rin, ou mieux du chlorure de calcium).

Autre encre communicative do Bovy de Prégny ( Des-cription des brevets expirés, tom. 51. ;

Noix de galle. . . .Bols de Campèche. .Racine de guimauve.Sulfate de fer calciné.Sulfate de cuivre. .Gomme arabique. .Sucre brut.

0,500 gram. dans 3 litr. d’eau ;

I —

I —

0,125

0,075 -

0,500 —

0,225 -

0,250 -

0,250 -

total

p -

; ^ -

7 litres.

Kaire infuser à chaud, pendant une heure, la noix degalle, le bois de Campèche, la racine de guimauve, lessulfates de fer et de cuivre, la gomme arabique et le su-cre, dans la quantité d’eau désignée, sans laisser bouil-lir ; mélanger le tout, à l’exception de la gomme et dusucre que l’on ne met que six heures après, et laisserreposer pendant douze heures, après avoir remué lemélange.

Alors on décante le liquide et on le met dans des fla-cons.

Recette d'une encre en poudre impalpable, propre à ob-tenir des copies d'écritures , d’après le procédé d s promptcopiste de M. Lanet (voyez copte des écritures.)

Noir de fumée 4 partie, sulfate de fer 27 p.. noix degalle en poudre fine et tamisée -13 p., sucre Jandi en

pondre 60 p. On broie le tout avec une molette sur unmarbre.

Cette poudre est jetée sur une feuille de papier, au-dessus des caractères écrits avec une encre communi-cative, et transportée sur un plateau vernis ou poli, surune toile cirée, sur une peau, ou sur toute autre surfaceappliquée sur le plateau d’une presse, comme il est ditplifs haut. Cette poudre adhère sur l’écriture; ensuite,au moyen d’une brosse de martre, à longs poils et trèsdouce, on enlève le surplus. Puis on humecte la sur-face des caractères au moyen de l’halcine, jusqu'à cequ’ils paraissent noirs et mouillés; le même effet peutêtre obtenu avec plus de régularité, au moyen d'unemousseline claire, tendue sur un châssis en fil de fer,et légèrement humectée d’eau. Après cela on imprimepar les procédés connus.

Moyen de revivifier les écritures anciennes et presque al-térées (Dictionnaire Encyclopédique). Prenez I/6 de li-tre d’esprit-de-vin, cinq petites noix de galle; plus cesnoix seront petites, meilleures elles seront ; concassez-les et réduisez-les en poudre très menue; mettez cettepoudre dans l’esprit-de-vin ; prenez votre parchemin oupapier, exposez-le deux minutes à la vapeur de l’esprit-de-vin chauffe; ayez un petit pinceau ou du coton,trempcz-le dans le mélange de noix.de galle et d’esprit-de-vin, et passez-le sur l’écriture, qui reparaîtra, lorsquecela est possible.

Quelquefois une écriture passée peut être rendue lisi-ble en rinimectant tout simplement avec une infusionde noix de galle ou de fer. Le prussiate de potasse rendaussi l’écriture noir-bleu. Ce moyen pourrait même êtreutilisée pour augmenter la durée de l’encre à écrire ; ilsuffirait alors de tremper préalablement le papier sur le-quel on veut écrire dans une faible décoction de noix degalle.

VIII. MOYEN D’ÉCRIRE SUR LE VERRE, LE ZINC, ETC.

Méthode de faire des écritures sur le verre au moyendes rayons du soleil. Cette méthode, décrite dans leDictionnaire de l'Industrie , publié par Duehesne, euJ7'J9 et 1800, peut servir de base à l’histoire de luphotographie; c'est pour cela que nous la donnonsici.

Dissolvez de la craie dans l’eau forte jusqu’à la con-sistance de lait; versez-y une dissolution d’argent,gardez le tout dans une bouteille de verre blanc qui soitbien bouchée; lorsque vous voudrez vous en servir dé-coupez des lettres à jour sur un morceau de papier, etcollez-le sur un des côtés de la bouteille ; exposez-la ausoleil, de manière à ce que ses rayons puissent passer autravers de l’ouverture des lettres sur la surface de cetteliqueur; alors l’endroit éclairé où se trouvera la li-queur noircira, et le reste demeurera blanc; obser-vez de ne point remuer la bouteille pendant le tempsque dure l’opération.

Moyen d'écrire sur le zinc pour étiqueter les plantes,par M. Braconnot. Ce moyen fut trouvé accidentelle-ment par M. Symon, amateur de botanique et de cul-ture à Bruxelles . Il consiste à écrire le nom des plantesavec un crayon noir à dessiner sur des lames de zinc;eu peu de jours l’écriture devient ineffaçable.

Cependant, ces caractères n’ont pas beaucoup d’in-tensité, surtout si la surface du zinc n’a pas été préala-blement dépolie et rayée, soit par du grès, soit avecune lime; encore dans ce cas, on conçoit que les cou -tours des lettres ne peuvent avoir aucune netteté.

Dans l’espoir d'en trouver un meilleur, dit M. Bracon-not, nous nous sommes livre à quelques recherches; nousdésirions surtout obtenir un liquide ou une espèce d’en-cre avec laquelle on pût facilement tracer sur le zincdes lettres ineffaçables par les intempéries de l’atmo-sphère et par le frottement. Comme nous avons atteint lebut que nous nous étions proposé, noua pensons faire