ENCRIER.
ENDUITS 1-IYDROFUGES.
plaisir au botaniste-cultivateur, en lui indiquant lapréparation suivante :
Prenez : vert de gris en poudre, 1 partie ;
Sel ammoniac en poudre, -1Noir de fumée, 4/2
Eau, 10
Mêlez ces poudres, dans un mortier de verre ou deporcelaine, en y ajoutant d’abord 1 partie de l’eau pourobtenir un tout bien homogène, après quoi versez-y lereste de l’eau. Quand on se sert de cette encre, il fautavoir soin de l’agiter de temps en temps. Les carac-tères qu’elle laisse sur le zinc ne tardent pas à prendrebeaucoup de solidité, surtout après quelques jours.
Elle pourra être employée non seulement dans lesjardins botaniques, mais aussi pour désigner des objetsque l’on conserve dans les lieux bas et humides ; nousnous en sommes servi pour étiqueter des clefs. Nousavons trouvé d’antres compositions avec lesquelles onpourrait écrire assez solidement sur le zinc ; mais ellesne valent pas celle que nous venons d’indiquer; nousne citerons que la suivante : Eau, noir de fumée etalun. Comme ce sel existe souvent dans le crayonnoir à dessiner, on peut supposer qu’il a quelque partdans la fixation du noir, on qu'il agit comme mordantCe qu’il y a de certain, c’est que les crayons à dessinerde la fabrique de Conté, dans lesquels nous avons trouvédu sulfate d’alumine et du noir, laissent pareillement,en les frottant sur le zinc, des caractères qui deviennentineffaçables. Au reste, dans ces sortes d’encres, on peut,jusqu’à un certain point remplacer le noir de fumée pardes matières colorantes minérales.
Encre pour écrire sur les rognures de fer-blanc :
Eau forte (acide nitrique),. 10 parties;
Eau, 40
Cuivre, 4
Ou fait dissoudre le cuivre dans l’eau forte ; lorsqu’ilest dissous, on ajoute l’eau.
On peut écrire sur les rognures de fer-blanc avec ccliquide, en se servant d’une plume ordinaire un peuferme, pour que l’écriture ne bavoclie pas; mais lesmorceaux de fer-blanc pouvant être enduits d’une ma-tière grasse, qui .refuserait le liquide, on les dégraissed’abord, en frottant avec un linge enduit de blancd'Espagne sec, qui enlève la matière grasse.
A. KOUGET DE L1SLE.
ENCRIER. Parmi les di vers encriers actuellementusités, nous citerons les deux plus ingénieux et lesplus répandus : l’encrier syphoïdo et l’encrier à pompe,qui ont tous deux pour but de soustraire l’encre à l’ac-tion de l’air qui la décompose lentement, et en mêmetemps de ne jamais permettre à la plume de prendreune quantité d’encre trop considérable.
L'encrier syphofde se compose d’un réservoir fermé,communiquant par le bas avec un tube latéral danslequel on prend l’encre. Supposons le réservoir entière-ment plein d’encre et inclinons-le légèrement : une ouplusieurs bulles d’air, s’introduisant par le tube latéral,viendront se loger à la partie supérieure du réservoir,et déplaceront une quantité d’encre correspondante quirefluera dans le tube latéral, où on la fera ainsi monterà la hauteur convenable. Lorsque le réservoir étantvide, on voudra le remplir, on versera l’encre par letube latéral, eu inclinant l’encrier en sens contraire,de manière à ce que l’air contenu dans le réservoir puisses’échapper par le tube latéral, au fur et à mesure quel’encre s’y introduit.
Encrier pompe. Cet encrier, pour lequel M. Boqueta pris un brevet d’invention, actuellement déchu,se compose d’uu réservoir, ordinairement en porcelaine,dans lequel on met l’encre et qui est percé latérale-
ment, au-dessus du niveau habituel de l’encre, d’unpetit trou qui vient aboutir au fond du godet où l’onplonge la plume. Le couvercle du réservoir est traversépar une vis qui supporte un cylindre plein en verre ouen porcelaine. En tournant le bouton qui forme la têtede la vis, le cylindre plein s’enfonce dans l’encre qu’ildéplace et force à remonter dans l’intervalle annulaire,compris entre le contour du cylindre et les parois du ré-servoir ; dans co mouvement ascensionnel, le niveau del’encre atteint le trou latéral qui communique avec legodet, où elle s’élève plus ou moins, selon le degréd’immersion du cylindre. En faisant tourner le boutonen sens inverse, on fait remonter le cylindre, et l’encredu godet rentre dans le réservoir par le trou, dont nousavons parlé, qui est légèrement incliné du dehors audedans.
L’encrier-pompe, qu’il serait plus rationnel d’appelerencrier à plongeur, a l’avantage de conserver l’encre àl’abri de l’air et de la poussière, d’empêcher qu’elle nese perde par une évaporation surabondante, de lui im-primer une légère agitation qui en recombine tous lesprincipes, et lui donne une teinte égale et prononcéeau moment où l’on vont en faire usage, et de la pré-senter à la plume en plus ou moins grande abondance,selon le besoin que l’on en a. Enfin le réservoir n’étantpoint hermétiquement clos, l’air qui s’y trouve ren-fermé peut s’échapper facilement, et l’on n’a pas àcraindre que l’action de la chaleur ou celle des rayonssolaires, en dilatant l'air contenu dans le réservoir,fasse extravascr l’encre et la répande au dehors, commecela peut quelquefois arriver avec l’encrier syphoïde,si l’on n’a pas soin do le tenir presque entièrementplein d’encre, et de ne jamais en faire passer d$ns letube une quantité suffisante pour le remplir en grandepartie.
ENDUITS IIYDROKUGES. Les murs des habita-tions, particulièrement les parties basses, sont exposésà se pénétrer d’une humidité plus ou moins considéra-ble, suivant différentes circonstances particulièrementdépendantes de la situation des bâtiments et des usagesauxquels ils sont employés, de la nature des matériauxde construction et de diverses conditions locales, desinfiltrations par exemple.
Dans une localité semblable, l’air .constamment hu-mide présente de graves inconvénients pour la santéde ceux qui y habitent; les objets qui s’y trouventplacés, et plus particulièrement les tentures, y éprou-vent une détérioration plus ou moins rapide, qu’il estde la plus haute importance de prévenir. On y parvientcomplètement au moyen du procédé suivant, résultatdes recherches de MM. Thénard et D’Arcet : on sèched’abord le unir, à l’aide d’un réchaud de doreur, aprèsl’avoir gratté à vif pour mettre le plâtre ou la pierreà nu, s’il est vieux; puis on en chauffe de nouveausuccessivement les diverses parties, sur lesquelles onapplique à mesure à la surface un mastic gras a l’aided’un large pinceau. Si celui-ci ne pénètre pas complè-tement, on présente le réchaud devant, de manière àchauffer aussi fortement que possible sans altérer ce-pendant l’huile qui entre dans la composition du masticgras. On donne ainsi successivement plusieurs couches,jusqu’à ce que le plâtre ou la pierre refuse d’absorberle mastic. La dernière couche forme alors, à la surfacedu mur, un léger glacis qui prend beaucoup de solidité,et sur lequel on peut ensuite peindre ou coller du papierde tenture ou autre.
Le mastic gras communément employé se prépare enfaisant cuire une partie d'huile de lin avec 4/10 dolitharge, puis y faisant fondre deux parties de résine.
Lorsque les murs sont légèrement humides, et quel’on veut éviter l’altération du papier qui les recouvre,on applique sur la surface des feuilles de plomb. Dansce cas, ce qu’il y a de mieux à faire est de donner
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