ENGRAIS.
ENGRAIS.
' DÉSIGNATION
EAU
nor-
male
A/C
dans
niât
Bûche.
HEuo «leère
humide
m
a l\
ÏE
tal
humidi'.
i
ÉQUIVALENTà l’étal
spf. 1 humi-h'.
Sang liquide des abattoirs.
81,0
»
7,95
795
730
13,33
— des chevaux épuisés.
82,:;
»
795
580
»
15
Sang coagulé sortant de la presse. . * .
7.1,:;
17,00
7,51
871
1128
1 1,0
9
— séché en fabrique (insoluble).
12,:;
17,00
17,88
871
3719
11,0
2,75
Résidu de bleu de l’russc annualisé de sang. .
53,4
2,80
1,31
177
320
7
30,5
Os fondus séchés à l’air.
7,5
7,58
7,02
388
17 o 4
20
0
— — humides livrés par les fondeurs.
.10,0
»
5,31
»
1320
„
7,5
— non fondus, renfermant 0,10 de graisse.
8,0
U
0,22
»
15o 4
»
6,5
Résidus de colle d’os. . .
72,0
0,91
0,53
47
133
217
70
Marcs de colle livrés par les fabricants.
33,0
5,63
3,73
288,7
933,5
35
1 1
Pain de créton.
8,2
12,93
11,88
003
2909
15 *
3,33
Noir animal des raffineries, tel qu’on l’expédie. .
47,7
2,07
1,06
107
265
90
38
— des raffineries, expédié de Paris .
27,7
19,01
13,75
977
3737
103
28
Ecume de défécations de la sucrerie de Yigneux. .
07,0
1,58
0,57
81
137
127
iO
Noir anglais , sang, chaux et suie.
8,02
0,93
7 11,7
1738
27 .
0
Plumes.
12,9
17,01
15,37
903
3835
1 I
2,5
Bourres do poils de bo:uf&.
8,9
15,12
13,78
775
3775
13
3
Chiffons de laine.
11,3
20,20
17,98
1039
7795
9,5
2,25
Rapurcs de cornes. ...
9,0
15,78
17,30
809
3590
12,83
3
Suie de houille.
15,6
1,59
1,35
81
337,5
12 >
30
— de bois.
5,0
1,31
1,15
07
287,5
179
35
9,2
0,71
0,65
35
102,5
275
02
Terreau de crottin, desséché à l’étuve.
»
1,03
53
U
189 ■
33
L'usage de ce tableau sera suffisamment expliquépar un exemple pratique que nous empruntons àM. Boussingault (1).
« Les tourteaux d 7 liuîle sont à bon marche celteannée (1842) ; il s’agit de savoir s'il y aurait avantageà les répandre sur le sol pour augmenter la productiondu blé. La supposition que l’on doit faire, et c’est d’ail-leurs la moins favorable, est que le froment puise latotalitédeson azote dans le sol, qu’il nYn prélève pas surl’atmosphère; en second lieu, nous admettrons que toutl’azote du tourteau sera utilisé pendant la culture. Dansdes conditions convenables de chaleur et d’humidité,cette supposition pourrait se réaliser. Dans tous lescas, la matière active qui resterait dans le sol réagiraitles années suivantes.
« Voici maintenant quels sont les éléments de laquestion :
« 1° En moyenne, il y a 0,02*3 d’azote dans le fro-ment cultivé a Bechelbronn ;
« 2 U Dans la paille, de 1841, il y a 0,003 d’azote;
« 3° Le tourteau de cmnéline qu’on se propose d'em-ployer en contient 0,055. Son prix actuel, mouturecomprise, est de 8 fr. les 100 kil.;
« 4° Le rapport du poids du grain à celui de la pailleest :: 47 ; luo. v
« L’hectolitre de grain pèse 77 kil. Son prix moyenest de 18 fr.
« Les 100 kil. de paille valent 3 fr.
« Une gerbe de 100 kil. est composée :
Grain, 32\ contenant en azote 0 k ,800, valent 5 r ,76
Paille , 6S k , — 0VI89, — 2*,04
Total de l'azote. 0 k ,089, — 7 r ,80
0 k ,989 d’azote se trouvent dans18 k de tourteau de caméline, va-lant.U,44
Différence. . . 6 r ,36
« Ainsi 18 kil. de tourteau, devenant une gerbe defroment, augmenteraient leur valeur propre de 0 fr. 30 c.En supposant encore qu’on ne réalise que la moitié, quele tiers de ce qui est indiqué par la théorie, on voitque l’addition du tourteau doit Gtre tentée, et qu’on nedoit rien négliger pour faire réussir son applicationcomme engrais. »
ENGRAIS MINÉRAUX OU AMENDEMENTS.
La pratique a devancé la science dans l’applicationdes engrais ou amendements minéraux ; comme on necomprend pas encore bien nettement leur manièred’agir, c’est une raison de plus pour les étudier avecsoin.
Chaux. La chaux s’emploie comme engrais, soit àl’état de chaux earbonatée, soit à l’état de chaux caus-tique; la chaux magnésienne est nuisible à la végéta-tion, on doit en éviter l’emploi ; la chaux caustique onchaux calcinée employée dans l’agriculture, produit aucontraire de'grandes améliorations, surtout dans Incul-ture des céréales. Le chaulagc, comme on le com-prend facilement, est inutile dans les terrains suffisam-ment calcaires. La chaux vive paraît agir, d’après Liebig, en rendant-les substances terreuses assimilablesaux plantes.
Dans les environs de Dunkerque , on emploie 40 hec-tolitres de chaux par hectare do terrain, l’effet de cettedose s’y fait sentir de 10 à 1 2 ans. D’après M. Puvîs ,le sol doit recevoir annuellement 3 hectolitres de chauxpar hectare, quantité plus que suffisante.
Quoique la chaux donnée au sol à l’état caustique secarbonate assez rapidement sous l’influence de l’acidecarbonique contenu dans l’air et l’eau du sol, il est bonpour activer cette saturation et par conséquent préserverles plantes de l’action de la chaux caustique, de la dis-tribuer sur les terres aussi également que possible.
Marne. Employée comme engrais, la manie agit parson principe calcaire; le marnage, sous ce rapport, re-vient donc à l’application de la chaux. La marne ar-gileuse agit et par son calcaire et par son argile, ciie