KNRAYl'RE.
ER1NGI.K.
pluie; ccs sels proviennent des terrains où e« eaux ontpassé, aussi leur nature est-elle très variable.
Quand un agriculteur aura lo choix entre plusieurseaux, pour abreuver scs animaux ou irriguer ses terres,il devra donner la préférence à la plus riche en sels al-calins, sans cesser d’être potable.
M. lJoussingault a trouvé qu’à Bcchelbronn, les eauxqui servent à abreuver le bétail introduisent annuelle-ment dans le fumier plus de 100 kilogr. de sels alcalins. F***.
ENGRENAGE. Voyez mécanique géométrique.
ENRAYURE. Pour diminuer la rapidité de la coursed’une voiture, lorsqu’elle descend une pente, on placeun sabot en fer sous une ou plusieurs des roues ; cesabot retenu aux brancards ou à l’essieu par unechaîne, empêche la roue de tourner et augmente larésistance, en convertissant le frottement de roule-ment de la roue en frottement de glissement. On pro-duit un effet analogue dans les diligences, au moyend’une espèce de frein en bois, qui vient presser plus oumoins les jantes des roues de derrière et que le con-ducteur serre ou desserre à volonté de sa place, à l’aided’uu système de leviers coudés, dont le dernier est lié àune tige verticale terminée par une vis qui mord dansun écrou fixé au haut de la caisse, et que le conducteurfait monter ou descendre en tournant, dans un sens oudans l’autre, une manivelle placée à la tête de la vis.
ENVELOPPE. Nous avons déjà expliqué à l’articledétente l’avantage que présentent les enveloppesdans les machines a vapeur.
ENVELOPPE pour lettres. Nous décrirons lamachine qui sert à les fabriquer à l’article sacs,produit analogue à la fabrication duquel clic s’ap-plique.
EPICYCLOIDE. C’est la courbe tracée par un pointd’un cercle roulant sur une courbe quelconque; lors-que cette dernière courbe est une ligne droite, la courbedécrite est une ctcloïde. L’épicycloïde est une courbetrès employée dans le tracé des dents des roues d’en-grenages et des cames.
EPINGLE ( angl. pin, ail. stccknadcl). La confec-tion des épingles comprend environ 14 opérations quenous allons successivement décrire.
1° Dressement du fil. L’ouvrier prend l’écheveau defil de laiton venant de la filière, et pour lui faire perdresa courbure, il le place sur un dévidoir, et en faisantpasser le bout, après l’avoir saisi avec des tenailles,entre les clous d’un instrument qu’on nomme engin , ille tire en courant sur une longueur d’environ 10 mè-tres ; quittant ce bout, il revient à l’engin, où il coupele fil; après quoi il recommence la même opération, etcela jusqu’à la fin de la botte de fil. Lorsque l’ouvrieren a dressé une botte de 10 à 13 kilogr., ce qui s’ap-pelle une dressée , il en prend le bout du côté de l’en-gin, sur lequel il frappe de petits coups avec une spa-tule, pour les mettre tous dans le meme plan vertical ;il lie eusuite la botte avec du fil de laiton, et la découpepar longueurs de 3 ou 4 épingles ou fronçons, à l’aided’une cisaille de forme particulière, qu’il fait agir,étant assis par terre, au moyen de ses jambes et de sesbras.
2" Empoiniage. Cette opération s'exécute sur desmeules de fer ou d’acier, taillées en lime et trempéesen paquet à toute leur force. Les épinglicrs en ont dedeux tailles différentes, l’une pour dégrossir, dont lataille est forte, et une d’un diamètre moins grand, dontla taille est plus fine, et qui sert à terminer la pointe.Le dégrossissage et le /missaye sont exécutés par deuxouvriers différents.
3° Découpage des tronçons par longueur d’épingle.Tant que les tronçons conservent assez de longueurpour être saisis à la main, le coupeur en prend unepoignée qu’il présente à une cisaille disposée à cet effet.
Avant de la faire agir, il a soin uue toutes les pointesse trouvent dans un même plan vertical parallèle autranchant de la branche fixe ; cc qui s’obtient au moyend’une feuille de tôle placée à la distance convenable,qui détermine la longueur des épingles. Il rend à Tein-pointeur les tronçons qui n’ont plus de pointes, et lors-qu’enfin ces tronçons ne contiennent plus que deuxépingles, et qu’il faut les couper par le milieu, il lesassujettit avec un coin dans une espèce de boîte en fer,ce qui permet de le3 présenter à la cisaille. Les tron-çons ainsi empointés s’appellent hanses ; ils portent unepetite rebarbe occasionnée par la cisaille, qui sert à ar-rêter et à fixer les têtes.
4" Tortillement du fil pour faire les têtes. Le fil dolaiton qu’on destine à faire les têtes est plus mince quecelui des épingles. On le tortille en hélice sur unebroche, comme les élastiques de bretelles, sur une lon-gueur de 1 mètre et 1 /2 à 2 mètres, à l'aide d’un petittourct.
5° Couper les têtes. Un ouvrier assis par terre prenddans une de scs mains une douzaine de ces petits to-rons, qu’il présente par un de leurs bouts bien égalisés,à une cisaille dont il fait agir la branche supérieure,l'inférieure étant fixée avec l’autre main, observant dene jamais couper ni plus ni moins de deux révolutionsde fil.
6° Recuire les têtes. On prend une grande cuillère enfer, qu’on remplit de têtes, on la fait rougir sur unbrasier, et on la trempe immédiatement dans l’eaufroide; la trempe produisant sur le cuivre un effet in-verse de celui qu’elle produit sur l’acier, on ramollitainsi les têtes, et on en rend le frappage plus fa-cile.
7° Frapper ou façonner les têtes. Cette opération, quin’a rien de pénible, s’exécute par des femmes ou desenfants, au moyen de petits montants fixés sur les cô-tés d’une table. Chaque ouvrière ou têtière, assise surun banc en face de son mouton, les deux avant-brasplacés sur des appuis fixés au niveau de la table, faitjouer le mouton avec un de ses pieds, à l’aide d’une pé-dale et d’un levier correspondant placé dans le haut,sur les traverses supérieures. La masse du mouton, quine pèse que 1 kilogr. à1 kilogr. et 1/2, porte de chaquecôté deux petites oreilles percées de trous verticaux,dans lesquels passent deux petites tringles en fer soli-dement fixées en haut et en bas, qui servent de guideau mouton, conjointement avec une tige qui, partantdu milieu de ce mouton, va passer dans un trou corres-pondant, percé dans la traverse supérieure qui assembleles poteaux verticaux qui s’élèvent à chaque angle dela table. Sur le haut de cette tige est une masse deplomb de forme sphérique ou cylindrique, pesant envi-ron 5 kilogr. La tête du mouton se termine par unepièce en fer dans laquelle est enchâssée une petite ma-trice en acier percée d’une anche ou têtoir , cavité hé-misphérique destinée à former la moitié de la tête del’épingle; au-dessous est une petite enclume portantégalement une matrice percée d’une anche toute sem-blable qui communique avec une petite rigole creuséedans l’outil et servant à recevoir le corps de l’épingle,qui serait aplatie sans cette précaution. Chaqne ou-vrière est munie de trois écuelles en bois, dont l’uneest pleine de hanses empointées, une autre de têtes , etla dernière sert à mettre les épingles terminées. D’unemain, elle enfile, sans y regarder, les épingles dans lestêtes, ce qui s’appelle brocher, de l’autre elle les placudans les anches, et elle fait jouer le mouton avec lopied, en ayant soin de faire tourner en même tempsl’épingle pour bien frapper la tête de tous les côtos. Ilfaut 5 ou 6 coups de mouton pour chaque tête.
8” Jaunir ou décaper les épingles. Les épingles sor-tant des mains des têtières sont noires, surtout la tête;on les décape en les faisant bouillir pendant 1/2 heure
117