ETAMAGE.
ETAMAGE.
pile, et quand il y a des .cavités ou des trous, ou lesbouche avec des chevilles ou des pièces de bois.
Pour effectuer le zincagc des clous et autres articlesdu meme genre, on les place d’abord dans un panier enlil de fer, ou dans un vaisseau de forme quelconquepercé de trous. Le panier ou vaisseau est alors plongédans le zinc liquéfié ut le bain de métal couvert avecune couche de sel ammoniac. Le panier étant enlevé dubain est secoué avec soin afin de détacher des objets lezinc en excès. On peut aussi, dans le même but, jeterces objets dans un cylindre percé de trous tournant surson axe et qui n été chauffé à un degré de chaleur suf-fisant pour empêcher toute quantité superflue de zincd’adhérer dans les trous ou cavités. Tous les objets sontd’ailleurs jetés dans l'eau, à un moment opportun quel'habitude fait connaître, afin que par un refroidisse-ment subit le reste du zinc excédant s’en détache.
Pour finir les objets assez considérables, on fait dis-paraître par la lime ou par le grattoir toutes les inéga-lités qui se trouvent dans la surface. Ensuite on donnele poli par de la pierre ponce ou du grès, en terminantpar du cuir ou du liège.
Enfin, ou achève de rendre la couche de zinc complè-tement préservatrice en recurant les surfaces zingucesavec du sablon humide, puis en les humectant avec unchiffon trempé dans une solution de sel ammoniac, cequi engendre, à ce qu’il paraît, un vernis très solide.
On préserve aussi les surfaces de fer par un enduitformé de zinc en poudre et d’une substance onctueuse,et que l’on appelle peintuke galvanique. Pour pré-parer la poudre de zinc, on place ce métal dans unfourneau à réverbère; on lute avec soin toutes les ou-\ ertures qui pourraient donner passage à l'air, et onporte peu à peu le zinc fondu jusqu’à une températurevoisine du rouge. Alors vu ou\re la porte de travail dufourneau, on écume le bain de zinc et on y jette ledixième de son poids de limaille do fer forgé humectéavec de l’acide hydro chlorique, auquel on a ajouté unpeu de sel ammoniac j on a soin d’agiter pendant tout letemps. Après l’introduction de la limaille, la surfacedu zinc est recouverte avec du charbon en poudre fine,et la température portée au rouge cerise ou à peu près.On maintient le zinc à cette température durant uneheure environ en l’agitant de temps à autre avec unringard. On verse ensuite le métal dans une auge enbrique, en terre ou en fonte, et on le préserve du con-tact de l’air avec un couvercle do fonte. On l’agite aumoyen d’une spatule en fer qui passe par une ouverturepercée dans le couvercle, jusqu’à ce que, par le refroi-dissement, il devienne assez solide* pour ne plus êtreremué. Il peut alors être réduit en poudre, ce à quoil’on voulait arriver en en faisant un alliage avec du fer.
On prépare une très bonne peinture avec cette pou-dre en la mélangeant avec l'huile obtenue par la distil-lation du goudron de gaz à laquelle on ajoute un tiersd’essence de térébenthine. Quand on emploie l’huileordinaire de la peinture, on ajoute un peu de cérusepour donner de la consistance au mélange. Les propor-tions dépendent des substances avec lesquelles la poudrede zinc est mélangée, ainsi que de l’usage auquel lapeinture est destinée.
On fait aussi avec la même pondre de zinc une pâtequi peut être employée à préserver les objets en cuivre,acier, fer limé ou poli, qu’on en frotte tout simplement.Cette pâte se compose de cire fondue à laquelle onajoute dix fois son poids de zinc eu poudre et environun 50 e de suif ou d’huile.
Étamage de la fonte. L’étain pur s’applique diffi-cilement sur la fonte, et n’adhère pas assez sur le métalpour donner un étamage solide et durable. M. Budi adécouvert un alliage qui non seulement adltère avecforce à la fonte, sans qu’il soit nécessaire de tournercelle ci, et après l’avoir seulement récurée avec du sable,
mais qui de pins est plus fusible, plus dur et plus blancque l’étain.
La fonte étamée s’introduira de cette manière dansune foule de ménages, et pour des opérations où on l’a-vait repoussée jusqu’à présent ; mais, il y a plus, l’al-liage de M. Budi pourrait être aussi employé uu lieu d’é-tain pur,ù cause de ss duretéetde sa blancheur, dans l’éta-mage du cuivre, parce que cet étamage serait plus solide etplus beau que l’étamageordinairc sans coûter davantage.
Il se rapproche du reste beaucoup de l’étamage po-lychrône dont nous avons parlé plus haut.
Quoiqu’il en soit,l'alliage pour la fonte se compose,
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Cet alliage se dissout complètement dans l’acide hy-dro-chloriquc.
MM. Morewood et Rogers, qui se sont beaucoupoccupés de l’art d’enduire et recouvrir le fer avec d’au-tres métaux, et que nous avons déjà cités, ayant entre-pris de recouvrir la'fonte avec des métaux ou des allia-ges, ont fait une remarque qui peut avoir de l’impor-tance : c’est que, quand ou coule la fonte dans desmoules en métal, l’objet que l’on produit peut être re-vêtu, avec un autre métal, d’une manière plus satisfai-sante qu’il n’est possible de le faire lorsque les objets àenduire ont été coulés à la manière ordinaire.
Au lieu d’étamer la fonte, il est assez avantageux deI’emaillkk. Cette fabrication a été essayée en France ;mais la mode n’a pas encore voulu des produits qu’elleadonnés. 11 n’en est pas de même eu Allemagne , ouplusieurs usines fabriquent une assez grande quantitéde fonte émaillée, qui donne des vases et ustensiles d’unusage précieux pour la cuisine.
Les objets doivent être coulés en fonte douce, homo-gène et non poreuse, et ne présenter ni pailles, ni cre-vasses, ni souillures ; la fonte grise à grains lins convientassez. Les pièces ayant été choisies doivent être débar-rassées avec du grès ou à la lime, de tous les corpsétrangers, tels que sable , argile , scories, charbon, quipeuvent y adhérer mécaniquement. Quand on soupçonneque leur surface a pu être imprégnée de quelque ma-tière grasse, on doit les soumettre préalablement à lachaleur du rouge naissant ; mais le plus ordinairementcette opération n’est point nécessaire.
On procède ensuite au décapage, qui se fait en rem-plissant les vases avec de l’acide acétique provenant dela fermentation du vin ou de la distillation du bois , oubien avec la liqueur acide provenant de la fermentationde grain moulu. L’atelier du décapage doit être entre-tenu à une température de 25 degrés, et on détache plu-sieurs fois la couche d’oxydequi se forme sur la surfacedes vases, atin que l’action soit plus rapide. II faut en-viron 12 heures pour que le décapage soit parfait.
Après le décapage on procède au recurage ; on plongeles objets dans l’eau tiède, et on frotte les surfaces àémailler avec de la chaux maigre en poudre ; on laveensuite à l’eau froide , et on sèche rapidement dans lamoufle d’un fourneau, au sortir duquel on les laisse re-froidir jusqu’à environ 80 degrés , et à ce moment onles recouvre d’émail
Cet émail se compose de couverte et de vernis. La cou-verte s’obtient de la manière suivante : on broie et onmélange intimement, au moyen d’une grosse molette,5 parties en poids de silice pure très blanche, et trè*line, obtenue par la réduction en poudre de roches quar-zeuscs ou de cailloux de rivière blancs, .avec 8 partiesde borax pulvérisé. On met le mélange dans un creusetréfractaire, qu’on introduit dans un fourneau à moufle[ susceptible d’être porté à une température rouge. Quand