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K V A P 0 RA T ï 0 N.

KYAPORATION.

inférieure deschaudières renfermant le sirop desucrc, parun double fond dont la surface supérieure est percéed’une inimité de trous capillaires, par lesquels le siropde sucre est trop visqueux pour pouvoir passer, quandl’injection de l'air s’arrête.

La chaleur latente, nécessaire à l’évaporation de l’air,étant fournie par des grilles à vapeur (\oir plus loin)qui maintiennent constante la température du siropmalgré l'évaporation, et l’air le traversant arec trop derapidité pour prendre sa température, on obtient, d’a-pres l’expérience, les résultats suivants :

La machine soufflante donnant 10 mètres cubes d’airpar minute, l’air entre à 135° et sort à 95°, et enlève30 kil. d’eau par minute. Le sirop reste à la tempéra-ture de 75 a 80 degrés centigrades.

La complication, le liant prix de ces appareils, les afait disparaître île l'industrie. Ils ne peuvent être mis encomparaison sous aucun rapport avec les appareils àcuire dans le vide, outre que le sirop retient des bullesd’air qui gênent beaucoup la cristallisation du suere.Néanmoins ce procédé a une valeur réelle dans la voieoù Montgolficr l’avait d'abord appliquée, pour évaporeraune température extrêmement basse des pro-,duits très facilement altérables. C’est par cemoyen qu’on a préparé dernièrement dn lait so-lidifié et diverses autres conserves.

3° Evaporation à vases ouverts par l’action di-recte d’un foyer ou de la vapeur d’eau. Le cas leplus fréquent, celui employé presque à chaqueinstant dans les arts, est celui où l'évaporationa lieu par le chauffage direct d’une chaudièreplacée qpr un foyer. C’est le système le plussimple et le plus économique, aussi l’emploie-t-on toujours quand lanature du corps dis-sous n’impose pas desconditions spéciales.

Quand on chauffeun liquide, les quan-tités d’eau évaporéessont proportionnellesaux tensions de lavapeur aux diversestempératures. Con-naissant donc la tabledes tensions de la va-peur (voy. vapeur),et sachant que l’ex-périence a indiqué que1 mètre carré de sur-face de chaufle d’eau à 40" évapore à très peu 1 kil. d'eauen une Heure dans un aircalme, on en déduira, dans cha-que cas, les quantités d’eau évaporées par mètre carré,pourvu que la production de chaleur soit suffisante pourempêcher la température de baisser.

La quantité de chaleur tant latente que sensible del’eau étant (voyez vapeur) de 651 unités, et un kil. dehouille développant par la combustion 7500 unités, onvoit que ce dernier pourra évaporer 7500/651 ou-Il VIOd’eau. Mais la perte par la cheminée nécessaire pour letirage, ne peut guère être moindre que 0,15 à 0,20. Onvoit que donc 9 k ou 9‘,50 seront la limite supérieure dela quantité d’eau que pourra évaporer un kil. de houille.

La dépense absolue de combustible est théoriquementindépendante delà température de l’évaporation (pourvuque tout le combustible soit bien brûlé, et transformécomplètement en gaz acide carbonique, ce qui exige unecombustion un peu vive), mais en réalité elle est moin-dre à une température basse qu’à une température éle-vée, à cause de la rapidité de la perte de chaleur parrayonnement.

De la condition d'avoir un feu un peu actif dans lef n yer, et de celle, pour le bon emploi du combustible, de

jeter les produits de la combustion dans la cheminée àune température peu élevée, on en déduit que les meil-leurs résultats seront obtenus de systèmes dans lesquelson fera circuler la flamme sur une grande longueur au-tour de la chaudière, de manière qu elle rencontre avantde sortir les parties de la dissolution les plus froides.

On doit encore remarquer que quand une chaudièreest exposée au feu, son fond ne doit pas être placé tropprès de la grille, pour qu’il ne refroidisse pas trop lesgaz qui s'échappent du foyer, et ne s’oppose pas, parsuite, à leur combustion complète. Ainsi, en plaçantau-dessus de la flamme d’une chandelle une capsulepleine d’eau, on fera aisément bouillir celle ci, tandisqu’en plaçant la capsule au milieu de la flamme on ferafumer la chandelle; il se déposera une couche de noirde fumée-sur le fond de la capsule, venant d'une com-bustion imparfaite, et l’eau pourra cesser de bouillir,quoique la capsule soit alors environnée de flamme.

La chaudière (fig. 814) est un appareil évaporatoiredu genre de ceux employés dans les salines qui évapo-rent en général 7 h ,50 d’eau par kil. de houille.

La fig. 815 représente une succession de deux chau-

81 i.

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tkm.

815.

dières placées sur le même feu; on polit placer ia se-conde chaudière au dessus de la première danslaquelleon