verse son contenu quand l’évaporation est plus avancée.11 y aurait avantage h contrarier ainsi le mouvement dela fumée pour la forcer à venir lécher la chaudière si descontours trop brusques n’exigeaient un surcroît de ti-rage, et n'occasionnaient pas aux coudes des dépôts desuie qui nécessitent dos ramonages fréquents.
La fig. 816 représente une chaudière pour les dîsso-lutionsqui laissent déposer des cristaux, lesquels se réu-nissent par la forme delà chaudière et se rassemblent dansun vase conique percé de trous qu’on suspend par unechaîne au fond de la chaudière. Ces cristaux intercep-teraient la communication de la chaleur et feraient brû-ler b fond des chaudières si la chaleur se communiquaitpar cette partie.
Emploi de la vapeur, La vapeur, moyen si simple detransmettre la chaleur, est fréquemment employée pourles évaporations. Elle présente les avantages suivants :
1° D’évaporer dans plusieurs vases avec un seul feuet une seule cheminée; d’où simplicité dans le chauf-fage, économie dans les pertes de combustible employéà déterminer le tirage.
2" De ne jamais brûler les chaudières.
3° De ne jamais décomposer les substances végétalestenues en dissolution dans la liqueur et qui, se précipi-tant sur les parois des chaudières, ne peuvent jamaisêtre chauffées à une température supérieure à celle dela vapeur.
C’est ce troisième avantage qui décide presque tou-jours de l’emploi de la vapeur, car quant aux autres lechauffage direct est encore plus avantageux (puisque,la production de la vapeur a déjà occasionné les pertesde combustible qui se produisent dans l’évaporationproduite directement parTaction du feu), et économise ladépense d’appareils coûteux ; mais il n’en est plus ainsiquand cette dépense est faite pour d’autres appareils,comme quand il existe dans un établissement une ma-chine à vapeur.
Le mode d’action de la vapeur se conçoit facilement.Quand celle-ci est amenée en contact avec les paroismétalliques d’un vase renfermant une dissolution froide,elle se condense. La chaleur latente dégagée par la li-quéfaction de la vapeur étant de 550 calories, il s’en suitque 4 k de vapeur à 4 00° donne, en se condensaut dans5 k 4/2 d’eau à 0°, G k 1 /2 d’eau à 4 00°.
Cette action est donc trè3 énergique; elle varie évi-demment en proportion de la surface baignée par lavapeur.
En général, •t“ c de surface de chauffe d’une chaudièreà double fond condense 3 k de vapeur par heure, et parchaque degré de différence de température entre la vapeuret la dissolution. Pour les serpentins cette quantité estbien plus considérable et s’élève à 8 kil.
La manière de faire agirla vapeur pour l’évaporation,consiste à la faire arriver dans un double fond pra-tiqué autour de la chaudière. A l’article ri ère nousavons figuré un appareil de ce genre pour la coction duhoublon. Pour multiplier les surfaces on emploie souventen outre, dans l’intéricurdes liquides, des grilles forméesde tuyaux de cuivre dans lesquels circule la vapeur.Nous décrirons à l’article sucre plusieurs appareils dece genre. C’est pour l'extraction du sucre qu’on a sur-tout inventé et développé les applications de ce genred’appareils. Une condition essentielle est de les dispo-ser de manière à les purger complètement d’air, en lesfaisant traverser par la vapeur en mouvement, car lemélange d'air diminue beaucoup la rapidité de la trans-mission de la chaleur.
Nous ne parlerons pas des bains d’huile chaudequi ont été proposés pour chauffer à des tempéra-tures supérieures à 100°. Ces dispositions sont tout àfait inutiles aujourd’hui qu’on fait circuler avec facilitéla vapeur à 3 ou 4 atmosphères et par suite à des tem-pératures de 4 20 a 130°. D’ailleurs l’cvaporatiou ne
peut s’obtenir avec un liquide aussi rapidement qu’a-vec la vapeur, le liquide ne transmettant de chaleurque sa chaleur sensible, tandis que la condensation dola vapeur dégage en outre une quantité considérable dechaleur auparavant latente et qui devient sensible.
4° Evaporation dans le vide. Le point d'ébullitiond’un liquide s’abaisse a mesure que la pression à la-quelle il est soumis diminue. C’est donc une heureuseidée que d’avoir pensé de placer dans le vide les disso-lutions à évaporer, puisque de la sorte on peut opérer àdes températures plus basses et bien plus rapidement,si le vide est pratiqué avec facilité. Des appareils decette* nature sont exclusivement employés dans les raf-fineries aujourd’hui, et permettent de travailler avecune rapidité extrême et à une température très basse,à laquelle la production du sucre incristallisable est trèspeu sensible.
Les avantages du vide, parfaitement reconnus au-jourd’hui pour l’évaporation de dissolutions renfermantdes substances facilement altérables, trouveront certai-nement encore à s’appliquer dans quelques autres cas.M. Kuhlmann s’est occupé de cette question dans unmémoire soumis à l’Académie des Sciences : il a pro-posé d’employer la diminution de pression pour la con-centration de l’acide sulfurique, opération qui exigel’emploi de cornues de platine d’un prix fort élevé. Nousextrayons ce qui suit du mémoire de M. Kuhlmann :
« Le plus haut degré de l’aréomètre auquel il soitpossible à la pression habituelle de concentrer l’acidesulfurique dans des chaudières de plomb, est de 62 à63 degré de Baumé. Le plus souvent on s’arrête à 60ou 61 degrés; toutefois, en opérant avec quelques ména-gements, les chaudières de plomb ne sont pas sensible-ment attaquées, meme eu poussant la distillation audelà de 62 degrés.
« En chauffant l’acide sulfurique sous une faiblopression, on rapproche son point d'ébullition suffisam-ment pour que la concentration puisse être complétéedans des vases de plomb.
« L’ébullition de l’acide à 66 degrés peut avoir lieude 490 à 495 degrés, sous une pression de 3 à 4 centi-mètres de rr.ercure; à 4 0 centimètres de pression, latempérature s’élève à 245 degrés.
« Quoique la température à laquelle le plomb est at-taqué par l’acide sulfurique soit assez rapprochée dupoint d’ébullition de cet acide dans le vide, la concen-tration de l’acide sulfurique jusqu’à 66 degrés pourras’exécuter en fabrique dans des chaudières de plomb,et n’exposera pas plus les vases à être corrodés ou fon-dus, que l’opération telle qu’elle se pratique actuelle-ment en arrêtant la concentration à 62 degrés de l’aréo-mètre.
« En faisant concentrer à faible pression l’acide jus-qu’à 66 degrés, dans des ballons de verre contenant deslames de plomb, la concentration se produitavec facilitésans que le plomb soit sensiblement attaqué. »
Appareils à cuire dans le vide. Le premier appareildont nous donnerons la description, d'après le docteurUre, est un véritable alambic fermé, dans lequel la con-densation de l’eau, par des surfaces froides, détermineune diminution de pression.
À D (fig. 817), représente une chaudière chargéede la dissolution qui doit être évaporée. Le grand ori-fice c, fermé par une porte à vis, sert à introduire lamain pour le nettoyage ; h est le tuyau de communica-tion avec la chaudière à vapeur; b est un svphon plongédans la liqueur qui doit être évaporée, contenue dansun récipient (qui n’est pas représenté dans la figure)II est un tube de verre qui indique le niveau du liquide,à la partie supérieure est un tube muni d’un robinet Cpour fermer et ouvrir la communication avec le con-denseur ; j est un tube pour la sortie de l'air et de l’eaudu condenseur. Le réfrigérant E doit être formé de tu-