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A-F.
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FAUX.

FÉCULE.

cîume quele faucheur plante eu terre, entre ses jambes.Le marteau et l’enclume ont des formes différentes :c’est-à-dire que le marteau est à panne et tête de l’en-clume légèrement bombée. Indépendamment de son en-clume et de son marteau, le faucheur doit être munid’un étui ou coflin plein d’ean, suspendu par un cro-chet à sa ceinture, et renfermant une pierre à aiguiser.Lorsqu’on aiguise la lame avec la pierre, il faut faireattention à l'usage que l’on veut en faire; pour les her-bes fortes, la luzerne, les gros foins, le tranchant doit enêtre court; il devra être long et aplati pour les herbes* fines.

La faucille (angl. sick1e,nfL sichel)est un instrumentqui sert à couper ou à scier le froment, le seigle, et engénéral toutes les céréales dont les graines ne tiennentpas dans l’épi et qui tomberaient à terre si on les fau-chait. C’est une lame d’étoffe d’acier recourbée en demi-cercle de 0"\20 à 0 m ,25, large de 25 m,u environ, à tran-chant taillé en lime d’un seul côte, et dont un des boutsest façonné en queue propre à recevoir un petit manchequi, tantôt est placé dans le plan de la lame, tantôt s’é-lève un peu au-dessus, ce qui évite au moissonneur lapeine de se baisser.

On commence à remplacer la faucille, dans les envi-rons de Paris , par la faux flamande , employée depuislongtemps dans le nord de la France . Elle se composed’une lame de 0 n, ,80 de long et d’un manche en boisde 30“ m de diamètre sur 0’",o0 à 0’“,G0 de long; cemanche, qui est coudé à angle droit à 0 m , !o environde chacune de ses extrémités, porte à sa partie supé-rieure, près de la poignée, une espèce d’anneau en cuir,qui sert à faciliter la manœuvre de l’instrument. Onréunit les chaumes que l’on veut coupera l’aide d'unbâton léger terminé par un crochet de fer. Tandis quel’ouvrier a sa faux dans la main droite, il tient le cro-chet de la main gauche par le milieu, de manière à ceque la partie courbée soit parallèle à la lame et au des-sus d’elle; le crochet soutient h; paille vers la moitié desa hauteur, tandis que lu faux la coupe à5 à 10 centim.du sol. Un grand avantage de cet instrument, c’est quecelui qui s’en sert n’a pas besoin de se pencher, ce «miménage ses forces et lui permet de faire plus d’ouvrage ;il laisse aussi moins de chaume. Le sciage à la faucillearrangeai est vrai,plus régulièrement la paille, qui prendmoins de volume; il donne un blé moins difficile à battre ;enfin, beaucoup de mauvaises graines, échappant à lafaucille et restant dans le chaume, le grain est plus pro-pre. Mais le fauchage ne coûte que la moitié du sciage,la récolte est beaucoup plus prompte, la paille demeureplus longue, le sol est mieux nettoyé, et il n’est plusnécessaire d’y faire dispondieuscmentpasserlafaux pourenlever le eliaumo.

Nous avons vu employer avec succès, dans diversesparties de l’Allemagne , en lieu et place de la faux fla-mande, une faux à rateau . qui ne diffère de la faux or-dinaire que par l’addition faite à l’extrémité du manche,d’une espèce de rateau composé de baguettes ayant lamême courbure que la faux, et dont l’objet est de ras-sembler les tiges des céréales à mesure qu’on les coupe,et de les coucher doucement les unes à côté des autres,afin de ne pas les ébranler, et que l’ouvrier qui doitfaire les gerbes ait moins de peine à les former ; ce pro-cédé procure, sur les précédents une économie considé-rable sur la main-d’œuvre.

FECULE (FAimiCATiojï dk la). La fabrication dela fécule a pris depuis quelques années en France undéveloppement remarquable, et aujourd’hui ses produitssont expédiés jusqu’en Angleterre. A mesure que lesproduits de la culture, ont forcé les fermiers à planteren grand la pomme de terre, qui ne présente pas pourson exploitation manufacturière à beaucoup près autantde difficultés que la betterave, les prix de vente de lafécule ont baissé rapidement lis sont maintenant ré-

glés sur ceux des }>ommes de terre; et de ce bon mai* •ché sont résultés des emplois tout nouveaux, et desconsommations toujours croissantes et presque muslimites. La dextrine, les gommes employées dans l’ap-prêt des tissus ; la glucose ou sucre de fécule, introduiten grand par son bas prix dans la fabrication desbières, des vins naturels pour les améliorer, même enBourgogne , et pur la pureté qu’elle atteint, remplaçantaujourd'hui le sucre ordinaire dans toutes les prépa-rations des liqueurs, des sirops de pharmacie, etc., tousces débouchés ont développé rapidement la fabricationde la fécule ; et bientôt il n’y aura pas une grandeferme qui n’ait son atelier complet pour convertir lapomme de terre, qui ne peut être ni transportée nivendue, en fécule, produit éminemment transportableet dont le placement se fait à la halle presqu’aussi faci-lement et aussi régulièrement que celui des farines.

C’est que cette fabrication est très simple, qu’ellen’exige que des machines peu coûteuses à établir, ets’organise parfaitement avec les travaux de la cultureOn y emploie avantageusement les bœufs et les che-vaux pour moteur, et comme là les frais générauxd'administration sont nuis, et qu’au besoin le fermierpourrait encore avec avantage se contenter de fabriqueret de vendre sa fécule sans bénéfice, pour écouler lespommes de terre nécessaires h sa culture, il en résulteque le nombre de ces établissements t eut sc multiplierpresque sans limites.

Ainsi qu’il arrive dans toutes les industries qui s’ap-pliquent à des objets de grande consommation et à bonmarché, de nombreuses tentatives et des inventions detoute nature ont été laites pour perfectionner cette fa-brication, si simple qu’elle soit; mais de même quepour le sucre de betterave, il reste peu de chose detoutes ces inventions, après un an ou deux d’emploi etde vogue ; et les fabriques qui prospèrent le plus sontcelles qui sont montées le plus simplement.

En décrivant les outils que l’on peut adopter avecpleine sécurité, nous dirons un mot de ceux que l’on acherché sans succès à leur substituer.

Nous donnons ici la description et le plan (fig. 831et 832) d’une fabrique qui a été construite par M. Fir-min Kavcau, architecte, et dont nous avons monté lesmachines et étuves, pour M. Legrand, fermier et pro-priétaire à Guitry, près Vcrnon (Eure ).

Cette fabrique peut servir de modèle par la disposi-tion générale, le choix des appareils et la simplicité decombinaison des transmissions de mouvement. Avecquatre chevaux attelés, elle travaille facilement etdans la perfection 200 hectolitres de pommes de terrepar jour, et conduit, au besoin, en même temps, unmoulin à broyer les tourteaux de colza pour la ferme.

Des silos et des soins à donner à la pomme de terreemmagasinée. Les silos destinés à recevoir la pommede terre et la conserver saine et à l’abri de la gelée,sont établis près de la fabrique et parallèlement a elle,de manière à pouvoir, au moyen d’un appareil méca-nique appelé dragueur , conduire la pomme de terre- sam»main-d’œuvre, du magasin à la fabrique, par une ga-lerie couverte.

Ces silos, qui doivent être d’une grande capacitépour recevoir la pomme de terre destinée à cinq ou sixmois de fabrication, c’est-à-dire 30,000 hectolitres,sont ordinairement creusés dans la terre sur un mè-tre ou deux, pour réduire les frais de construction,soutenir les murs contre la poussée d’une si grandecharge, et préserver de la gelée les produits emma-gasinés.

La pomme de terre doit autant que possible êtrerentrée sèche et avec le moins de terre adhérente quel’on pourra. '

Les pommes de terre sont apportées en sacs do 1 hef>tolitre, après avoir été mesurés toujours sur le torraiu,