FECULE.
FÉCULE.
bnnrs fixes et des tambours multiples est due à M Pas-quier, propriétaire à Trou , près Versailles .
Un manège, G, conduit toutes ces machines avec•les bœufs ou des chevaux; quatre chevaux, quandles machines sont bien montées, suffisent pour travail-ler "200 hectolitres de pommes de terre.
la main, et enfin on en remplit ainsi successivementdes baquets dits bachots , où on la tasse de manière à lesremplir, et on la monte au haloir O, dans les bachots anmoyen d’un treuil.
L’eau est fournie à toute la fabrique par un réser-voir N, de grande capacité et alimenté largement pai
Le manège de Guitry est très léger. L’arbre verticaltourne sur tin pilier fixe en fer forgé, qui soutient leplancher du magasin placé an-dessus, et les bras enbois sont reliés ensemble, et après l’arbre vertical, pardes cordes métalliques qui lui donnent une grande lé-gèreté.
Il est bon de donner cinq ou six bras à un manège,dans le cas d’augmentation du travail.
La transmission et la multiplication de mouvementse font au moyen de roues droites, de poulies et dechaînes Galle.
Décantage. La fécule délayée dans l’eau et sortantdu tamis à petit son, se rend par une rigole lixée aumur dans la cuve H de dépôt, qu’elle remplit successi-vement au moyen de petites vannes.
En quatre heures la fécule est complètement déposée,et on décante l’eau surnageante, que l’on envoie sur lesterres pour les fumer. Ces eaux ne doivent pas resterprès de la féculerie, car elles deviennent très rapide-ment infectes.
On fait couler sur 3e premier dépôt une nouvellecharge d’eau et de fécule, que l’on décante de même.Puis, quand elle a atteint une épaisseur de 0 m ,2o dansdes cuves de 1 10 ordinairement de haut, on procède
à son lavage.
Laçage . La fécule déposée est encore salie par de la terre.
On la délaie à grande eau dans des tonneaux, en lalaissant reposer et la tamisant dans un tamis en crin, à
des pompes. Pour travailler par jour 200 hectolitres depommes de terre il faut do 400,000 à 420,000 litresd’eau.
Là, les bachots sont renversés et les morceaux de fécule encore tout pénétrés d’eau sont jetés sur le sol duhaloir qui est recouvert d’une couche épaisse de plâtre,qui boit une partie de cette eau ; les morceaux sontensuite placés sur les échelles. On les sépare les unsdes autres pour les sécher le plus possible et diminuerainsi les frais d’étuvage.
Au bout de quinze ou vingt jours, quand on n’est paspressé par le manque de place au lniloir, ou par lavente, les pains sont déjà bien séchés ; si le temps estfavorable, ils se délitent bientôt, et tombent en pous-sière des échelles.
Dans les grands froids de l’hiver, ils gèlent souvent,et M. Pasquier nous a assuré que la fécule ainsi geléeétait plus belle. On porte alors la fécule à l’étuve, enla chargeant dans de petits wagons placés sur un cheminde fer qui court dans toute la longueur du haloir ; maisavant de la mettre à l’étuve, on l’écrase sur une aireen plâtre au moyen d’un lourd rouleau de bois, tenupar un long manche. Il faut exiger de tous les ouvriersdu blanc, c’est-à-dire de ceux qui font le travail dulavage de la fécule, du haloir et de l’étuve, la plusgrande propreté. Ils ne doivent monter au haloir qu’enquittant leurs sabots et prenant des chaussons, laissésexprès au bas de l’escalier, car on marche là dans la
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