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A-F.
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FER.

FER.

introduit cependant en petite quantité dans nombred'alliages, il pourrait leur communiquer de précieusesqualités ; presque toujours on a été arreté par les diffi-cultés de la fabrication, et des recherches dirigées a\ecsoin et persévérance dans cette voie donneraient cer-tainement des résultats d'une haute utilité (voyez al-liages, BOUCHES A FEU, DAMAS, ÉTAMAGE).

Le fer forme a'vec l’oxygène quatre combinaisons quisont aisément réduites, à l’aide de la chaleur, par l’hy-drogène. le charbon, le soufre, et en général par toutesles matières combustibles.

Le protoxyde de fer est une base trop forte et enmôme temps trop avide d’oxygène pour qu’il puisseexister isolément; on ne connaît donc pas ses proprié-tés physiques. Son hydrate est blanc et s’altère spon-tanément au contact de l’air ; il décompose l’eau len-tement à la température ordinaire, et rapidement àl’aide de la chaleur. Les alcalis et les terres alcalines leprécipitent de ses dissolutions ; il est soluble dans l’am-moniaque. Le protoxyde de fer se compose de :

Fer . 0,7723 I

Oxygène. 0,2277 |

Te O

Le peroxyde de fer est opaque, d’un rouge-violacéen masse, et d’un rouge vif lorsqu’il a été porphyrisé;.sa couleur est d’autant plus foncée et tire d’autantplus sur le violet qu’il a été plus fortement calciné; iln’est pas magnétique ; il est infusible. Son hydrate estjaune-brun ; il perd aisément son eau par la calcina-tion.

Le peroxyde de fer fortement calciné ne se dissout !facilement que dans les acides sulfurique concentrés ethydro-chlorique bouillants. L’hydrate natif se dissouten outre assez facilement dans l’acide oxalique bouil-lant; l'hydrate précipité est soluble dans tous lesacides.

Le peroxyde de fer est une base faible isomorpheavec l’alumine; il se compose de :

Fer .

Oxygène.

0,6934

0,3066

Fc 2 O 3

On l’obtient très pur en calcinant au rouge du ni-trate de fer.

L'oxyde magnétique est d’un noir pur, opaque ; sapoussière est noire ; il est éminemment magnétique etmeme très souvent magnéti-polaire. Il se fond sans sedécomposer. On l’obtient en faisant passer de la va-peur d’eau sur du fer métallique chauffé au rouge. Iln’est attaquable que par les acides forts ; les acidessulfurique et hydro-chlorique le transforment en unmélange de sels de protoxyde et de peroxyde, l’eau ré-gale en sel de peroxyde.

En prenant deux parties égales d’un sel de protoxydede fer, le sulfate vert par exemple, dissolvant l’unedans Tenu bouillante et faisant bouillir l’autre avec unmélange d’acides nitrique et sulfurique, jusqu’à ce qu’ilne se dégage plus de vapeurs rutilantes, mélangeantalors les deux dissolutions et saturant par de l’ammo-niaque, il se forme un précipité noir qui conserve sacouleur à l’air et qui est très magnétique; sa poussièreest brune ; il est susceptible de former des sels cristal-lisés que l’on doit regarder comme des sels doublesanalogues aux aluns. Cet hydrate perd toute son eaupar calcination, sans passer à un état d’oxydation plusélevé.

[ FeS 0* = FeO +

Fe 2 O 3

L'oxyde magnétique est composé deFer . . . . 0,7178Oxygène . 0

L'acide ferrique n’a pas encore été isolé. En fondantensemble de l’oxyde de fer et du nitre, on obtient unforrate de potasse, qui se décompose spontanément aucontact de l’eau et même peu à peu dans l’air on don-nant lieu à un dégagement d’oxygène tandis que le fer

se sépare à l’état du peroxyde. Selon M. Frémy, qui adécouvert cet acide, il est composé de :

Fer . . .Oxygène.

0,5312

0,4688

| Fe O 3 .

Enfin quelques auteurs regardent comme un oxydeparticulier, qu’ils désignent sons le nom d'oxyde des bat-titures , la couche d’oxyde qui se forme à la surface dufer métallique, lorsqu'on chauffe ce dernier au contactde l’air ; mais nous ne pouvons partager cette opinion,parce que ce produit n’offre pas une composition homo-gène dans toutes ses parties, et que la proportion d’oxy-gène qu’il renferme va sans cesse en augmentant, de lasurface intérieure qui était en contact immédiat avecle fer métallique à lu surface extérieure. Il est noir,luisant, un peu métalloïde, à structure cristalline ougrenue, très magnétique et fusible à une haute tempéra-ture. Il renferme, moyennement 27 p. 100 d’oxygène.

Les sels de protoxyde de fer solubles sont d’un vert-pâle; leurs dissolutions un peu étendues sont sensible-ment incolores; elles sont précipitées en sert sale parles alcalis et leurs carbonates; le précipité est solubledans l’ammoniaque et les bi-carbonates; le carbonatede chaux ne les trouble pas, même à chaud. Les phos-phates et arséniates alcalins les précipitent en blanc, etle précipité verdit à l’air ; les oxalates les précipitent enjaune-serin ; les sulfures alcalins en noir; le prussiaterouge de potasse en bleu ; et le prussiate jaune enblanc, le précipité bleuit rapidement au contact de l’air.Les succinates et benzoates solubles ainsi que l’hydro-gène sulfuré ne les troublent pas. Elles précipitent, àl’état métallique, l’or de sa dissolution dans l’eau ré-gale, en passant à l’état de sels de peroxyde. Lorsqu’ontraite par l’acide nitrique une dissolution d’un sel deprotoxyde de fer, la liqueur reste noire tant qu’il yreste du protoxyde, parce qu’elle retient en dissolutionle bi-oxyde d’ azote qui se forme; mais elle devientlimpide dès que le fer est entièrement peroxyde.

Les sels de peroxyde ont généralement une réactionacide; les sels solubles sont bruns ou jaunes. Lesalcalis, l’ammoniaque et leurs carbonates, et un grandnombre d’oxydes métalliques, en précipitent tout le ferà l’état d’hydrate de peroxyde hydraté d’un brun-jau-nâtre. Il en est de même du carbonate de chaux, mêmeà froid. Les phosphates et arséniates les précipitent enblanc-jaunàtre; les sulfures alcalins en-noir; le prus-siate jaune de potasse en bleu-intense; les succinateset benzoates, en brun, lorsqu’ils sont neutres; ils nesont pas précipités par les oxalates et le prussiaterouge. L’hydrogène sulfuré les décolore et les ramèneà l’état de sels de protoxyde, et il y a dépôt de soufre.L’acide sulfureux les réduit également au bout d’uncertain temps à froid et presque instantanément à 1Uü u .Lorsqu'on y ajoute une substance organique solubledans l’eau et susceptible de se décomposer entièrementpar l’action d'uue chaleur élevée, on ne peut plus euprécipiter le fer que par les sulfures alcalins et le prus-siate jaune.

Les ferrâtes se décomposent spontanément au contactde l’eau en donnant lieu à un dégagement d’oxygeneet à un dépôt de peroxyde de fer.

Les principaux sels de fer sont les suivants :

Le proto-sulfure , d’un jaune de bronze très sombre,très fragile, magnétique, indécomposable par la cha-leur seule et fusible au rouge. If s’oifieurit à l’air hu-mide et se change en sulfate de protoxyde. 11 est faci-lement décomposé par le grillage. Les acides sulfuriqueet hydro-chlorique étendus le dissolvent avec dégage-ment d’hydrogène sulfuré pur, sans dépôt de soufre. ILse combine aisément par voie sèche avec les sulfuresalcalius et les autres sulfures indécomposables par lachaleur. On le prépare aisément en projetant du ferdans du soufre fondu, ou en jetant du soufre sur du fer