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A-F.
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FER.

FER.

rhauffè au rouge, puis chauffant jusqu’au blanc pourchasser l’excès de soufre. Il correspond au protoxydeet se compose de :

Fer . .Soufre.

0,0277

0,3723

| Fc S.

11 se produit très fréquemment dans les opérationsmétallurgiques, il constitue ce que l’on appelle mattesferrugineuses , et il se trouve en proportion plus ou moinsconsidérable dans toutes les autres mattes.

Le persulfure de fer est un bi-sulfure qui contient :

Fer . .Soufre.

0,4574

0,5426

Fe S*.

Il est très abondant dans la nature; il s’y rencontreégalement combiné avec du protosulfurc, à l’état depyrite magnétique. (Voyez aux Minerais : pyrites ).

Le sulfate de protoxyde de fer ou vitriol vert , est unsel soluble et cristallisable, très employé surtout poul-ie chaulage des blés, la désinfection des fosses d’aisan-ces, la purification du gaz d’éclairage, etc. Nous re-viendrons sur sa préparation et ses propriétés à l’articlealun. Iùi le torréfiant légèrement, on le convertiten sulfate sesqui-basique de peroxyde de fer, dont onextrait par distillation de l’acide SULFURIQUE fumantdit de nordhausen .

Le protochlorure anhydre est à peine coloré en masse,fusible et volatil au rouge; il s’obtient en faisant pas-ser de l’acide hydro-chloriquc gazeux et sec sur du fermétallique chauffé au rouge, ou en chauffant en vasesclos un mélange d’oxyde de fer et de sel ammoniac.11 est déliquescent ; sa dissolution que l’on peut prépa-rer directement, donne par la concentration et le refroi-dissement des cristaux hydratés d’un vert-pâle, qui sedécomposent par l’action de la chaleur. Le sel anhydreest composé de :

Fer . .Chlore.

0,434 ( r p|*

> reU-.0,o6o |

Le perchlorure de fer est d’un brun-rouge métalloïdetrès déliquescent et plus volatil encore que le proto-chlorure. Il correspond au peroxyde de fer et se com-pose de :

Fer .

Chlore.

K [ Fescie -

Son hydrate est décomposé par l’action de la chaleur.

On ne connaît aucun moyen pour préparer le carbo-nate de fer anhydre, mais il se rencontre en abondancedans lu nature. Quand on verse un carbonate alcalindans une dissolution de protoxyde de fer, il se fait unprécipité blanc qui verdit promptement, et jaunit en-suite à l’air en absorbant de l’oxygène. Ce précipitéblanc est soluble dans le sel ammoniac. Quand le pré-cipité est devenu tout h fait brun-jaune, on lui donnele nom de safran de mars apéritif. C’est alors, d’aprèsM. Soubeiran, un mélange d’hydrate et de carbonate deperoxyde de fer, dans lequel la proportion du carbonatedevient de plus eu plus faible.

\Soxalate de protoxyde de fer est pulvérulent, d’untrès beau jaune-serin, inaltérable à l’air, insoluble dansl’eau, mais légèrement soluble dans l’acide oxalique,avec lequel il forme un sel acide cristallisable en grainsverts.

L 'oxalate de peroxyde est très soluble dans l’eau etl’alcool ; les dissolutions étendues sont jaunes et con-centrées, d’un vert-bouteille foncé; il forme avec l’oxa-îate d'ammoniaque un sel double soluble que l’on peutobtenir en beaux cristaux vert-pomme.

L'acétate de peroxyde est rouge, incristallisable. em-ployé dans la teinture. On le remplace presque toujourspar le pyro-lignite de fer ou bouillon noir, dont nousavons décrit la préparation à l’article acide acétique.

Voir, pour les prusji’affs jaune et rouge , et le ullude pkusse, à ce dernier mot.

Minerais de fer.

Parmi les nombreux minéraux dont le fer est l’élé-ment essentiel, les principaux sont :

Le fer météorique qui constitue les aérolithes, et secompose essentiellement de fer métallique, souvent enpartie oxydé, renfermant un peu de nickel et quelque-fois du cobalt et du chrome.

Le peroxyde de fer anhydre très abondant, dans la na-ture et sc présentant sous l’un des quatre états sui-vants :

1° Le fer olîgiste, en cristaux, quelquefois considé-rables, dérivant d’un rhomboèdre très voisin du cube,d’un noir métallique très brillant et souvent irisés. Luforme de ces cristaux est souvent celle de grandes ta-bles hexagonales; leur poussière est rouge ; leur den-sité est de 0 ,00 à 5,20. Son gisement le plus remar-quable est à l’île d'Elbe ( voyez mines) ;

2" Le fer micacé ne diffère du précédent qu’en ce queles cristaux sont très petits et sous la forme de pailletteshexagonales;

3" L'hématite rouge se présente en masses marnelonnées fibreuses, très dures, d’un rouge sombre, sou-vent métalloïde a la surface; cette variété est fréquem-ment mélangée d’oxyde de manganèse, et devient alorsu’uu rouge-brun presque noir;

4" Le fer oxydé rouge compacte, granulaire , ou ter-reux, qui forme des masses compactes, sans éclat, àcassure grenue ou terrcu’se, ou en grains accolés, sphé-riques ou aplatis, à cassure souvent fibreuse; leurpoussière est rouge.

Pur, le peroxyde de fer anhydre renferme 69,34p. 100 de fer métallique.

Le peroxyde de fer hydraté est encore plus répanduque le peroxyde anhydre; il est brun; sa poussièreest d’un brun tirant sur le jaune; sa densité est de3,9; il perd son eau par calcination et devient rouge.Pur, il contient 59,15 p. 100 de fer métallique. Lesprincipales variétés sont :

L'hématite brune, en masses mamelonnées, à cassurefibreuse brune, et souvent noire, par un mélange deperoxyde de manganèse hydraté terreux.

Le fer opydè hydraté en roche, compacte ou terreux,en fragments irréguliers, d’un brun tirant plus ou moinssur le jaune. Ordinairement de très bonne qualité.Comme variété, nous citerons le minerai des prairies,qui renferme constamment une certaine quantité dephosphate de fer, lequel lui donne souvent une teintebleuâtre passant à l’olivâtre au contact prolongé de l'air ;c’est un mauvais minerai qui donne du fer tendre, etn’est guère employé'que pour la fabrication des fontesde moulage de première fusion.

Le fer oxydé hydraté granulaire , qui constitue la plusgrande partie des minerais de France , et se divise :1° en minerai oolithique , appartenant à la formationoolithique, où il se trouve en couches, composées depetits grains réunis par un ciment calcaire ou ferrugi-neux ; ce minerai n’est jamais riche et donne presquetoujours de mauvaise fonte, parce qu’il contient ordi-nairement de l’acide phosphorique; 2° en minerai engrains plus ou moins gros, quelquefois agglutinés parune pâte ferrugineuse à peu près de même composition,mais le plus souvent enveloppés d’argile, dont il est fa-cile de les séparer par le débourbage ; ce minerai est or-dinairement de très bonne qualité, et se trouve remplis-sant des poches ou des crevasses dans les terrains ter-tiaires ou les terrains d’alluvion.

Les argiles colorées par du peroxyde de fer anhydreou hydraté, en proportion trop faible pour constituer unvéritable minerai de fer, portent le nom d’oere rouge oud’orre jaune (voir argile).