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l.'ujyde Je fer magnétique ou fer oxydulé forme sou-vent des couches extrêmement épaisses, ou des amasconsidérables, dans les terrains anciens. Pur, il estd’un noir grisâtre, un peu métalloïde; sa poussière estd’un gris foncé sans mélange de rouge ; il est magnéti-que et très souvent magnéti-polaire ; il constitue alorsl'aimant naturel. Il se trouve cristallisé ou en massesgrenues et lamellaires; il cristallise en octaèdre régu-lier. Sa densité est de 5, 10. Pur, il renferme 71,8 p. 1 00de fer métallique. 11 contient fréquemment une propor-tion variable de titane oxydé.
On distinguedeux \ ariétés de carbonates de fer : le fercarbonaté spathique et le fer carbonate des houillières.
Le fer carbonate spathique ne se rencontre que dansles terrains primitifs et de transition ; quand il est pur,il est d’un blanc un peu blond et nacré; mais il prendsouvent une teinte jaunâtre- ou brune plus ou moinsfoncée, par suite d’un commencement de décomposition.Il cristallise en rhomboèdres de 107°, et se présente or-dinairement en masses lamellaires ; sa densité varie de3 à 3,8. Il renferme toujours une certaine proportionde carbonate de manganèse ou de magnésie, et quelque-fois aussi du carbonate de chaux. Pur, il renfermerait47,47 p. î 00 de fer métallique. Il est facilement so-lubie dans les acides ; il raie la chaux carbonatée, etest rayé par l’arragonite (modification isomériquede lachaux carbonatée, qui jouit de propriétés physiques dif-férentes).
Le carbonate de fer se décompose complètement à lachaleur blanche; il 6e dégage un mélange d’acide car-bonique et d’oxyde de carbone, et le résidu contient àla fois du peroxyde de fer et de l’oxyde magnétique. Ilse décompose lentement à l’air, et même dans l'intérieurdes filons; il brunit d’abord, et il finit par se transfor-mer en un mélangé de peroxyde et d’hydrate de per-oxyde sans changer de forme. Il paraît que, lors decette décomposition, le carbonate de magnésie passe àl’état de bi-carbonate soluble, qui est entraîné par leseaux. Les fers spathiques arrivés au dernier point deleur décomposition spontanée portent le nom de minesdouces t et sont alors très recherchés, parce que ce sontdes minerais très riches et d’excellente qualité.
Le fer carbonaté des houillières ou fer carbonaté li-thofde se trouve principalement dans le terrain houiller.Tantôt il y forme des couches minces et bien réglées :il est alors presque toujours pauvre; tantôt il se trouvedisséminé en rognons arrondis de toutes grosseurs dansla houille et les argiles qui l’accompagnent. Ces ro-gnons sont fort riches ; leur centre est souvent occupépar de la houille, delà chaux carbonatée laminaire oudes pyrites. Ce minéral est d’un gris plus ou moinsfoncé pouvant aller jusqu’au noir; sa cassure est com-pacte, quelquefois grenue ou oolithique. Il contient or-dinairement du carbonate de chaux, de magnésie et demanganèse, mais en proportion beaucoup moindre quele fer spathique. Il est intimement pénétré d'argile bitu-mineuse et même de liouille.il contient presque toujoursune. certaine quantité de phosphate de chaux ou de fer,et il est mêlé mécaniquement de pyrites de fer, quel-quefois de galène et de blende. C’est presque le seul mi-nerai exploité en Angleterre, et c’est à son abondancesur les lieux mêmes où s’exploite la houille, que ce paysdoit le développement immense qu’y a pris la fabricationdu fer.
La chamoisite est un hydro-silicate de fer compacte,d’un gris foncé verdâtre, à cassure inégale, quelquefoisgrenue et presque terreuse, assez dure et très fortementmagnétique. Elle fait gelée avec les acides. Sa densitéest de 3 à 3,4 ; elle contient 46,7 p. 100 de fer métal-lique. On la trouve, dans le Valais , en couches peuétendues, mais épaisses, dans un calcaire coquillergrisâtre ; on l’exploite pour les usines du pays et elleproduit d’excellent fer.
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Pyrites. Les combinaisons du fer avec le soufre por-tent le nom de pyrites. On en distingue trois espèces •la pyrite jaune, la pyrite blanche et la pyrite magnétique
La pyrite jaune est très abondamment répandue dansla nature ; elle est d’un jaune de laiton métallique. Or-dinairement cristallisée en cubes ou en masses globu-laires rayonnées. Sa densité est de 4,83. Elle fait feuau briquet Calcinée, elle donne du soufre. Elle estinattaquable par l’acide hydro-chlorique. C’est un bi-sulfure de for Fe S*.
La pyrite blanche a exactement la même composi-tion que la pyrite jaune, mais elle en diffère totalementpar ses formes cristallines qui dérivent d’un prismerhomboïdal droit dont l’angle est de 106°. Sa densitéest de 4,75. Elle est d’un jaune beaucoup plus pâle quela précédente ; elle se trouve dans les mêmes gisements,mais elle y est moins abondante ; elle est plus rarementcristallisée, et forme plutôt des boules et des rognonsdans les argiles et marnes des terrains à lignites. Elle,s’eiîleurit aisément à l’air et se convertit en sulfate,propriété qui est utilisée en grand pour la fabricationdu sulfate de fer et de l’alun ; il subit de laisser les li-gnites terreux et les schistes pyriteux s’effleurir a l’air,de les lessiver, et de faire cristalliser, en ajoutant tou-tefois des sels de potasse lorsqu’il s’agit d’obtenir del’alun.
La pyrite magnétique est d’un jaune de bronze foncé,à cassure inégale, et attirable à l’aimant ; sa densité estde 4,5 à 4,6; elle cristallise en prismes hexagones ré-guliers. Elle se trouve dans les terrains primitifs et detransition, et est beaucoup plus rare que les précéden-tes. C’est un mélange de bisulfure et de protosulfure defer représenté par la formule Fe $- 6 Fe 8.
L’altération des pyrites, dans les mines, donne lieuà du sulfate neutre de protoxyde et à plusieurs sous-sulfates de peroxyde qui n’ont d’intérêt que pour lesminéralogistes.
Le fer phosphaté est toujours à l’état d’hydrate d’ungris clair ou incolore, mais il bleuit promptement aucontact de l’air. 11 no se rencontre jamais en grandesmasses ; mais il se trouve souvent mélangé en petitequantité dans un grand nombre de minerais,.qui don-nent alors du fer cassant à froid.
Le mispickel est un arsénio-sulfure d’un gris-blancmétallique à cassure grenue que l’on trouve dans lesterrains anciens. Sa densité est de 0,6. Au chalumeau,sur le charbon, il dégage une fumée épaisse d’arsenicet se fond en une boule qui offre l’apparence de la py-rite magnétique.
Les arséniates de fer sont assez rares, ordinairementcristallisés, d’un vert plus ou moins foncé, et donnentau chalumeau les mêmes réactions que le mispickel.
Préparation mécariique des minerais de fer. Les seulsminerais qui soient employés pour la fabrication du fer,sont les divers oxydes et les carbonates. Les mineraisde fer oxydé magnétique, de fer oxydé rouge et de feroxydé hydraté en roche sont ordinairement fondus telsqu’ils arrivent de la mine, après avoir été concassés enmorceaux sous les pilons d’un bocard ou à l’aide d’unmarteau à main. Les minerais en grains sont exposésà l’air pendant quelque temps pour permettre à l’argilequi les enveloppe de se déliter, ainsi que les pyritesqu’ils peuvent renfermer et qui se transforment en sul-fates solubles, puis lavés, soit dans des espèces de pa-niers à claire-voie suspendus à une perche élastique,que l’on remplit de minerai et que l’on fait osciller dansl’eau qui entraîne les parties argileuses, soit dans despulouilletSy machines très simples que la simple inspec-tion du dessin que nous donnerons à l’article métal-lurgie fera mieux comprendre que la description quenous pourrions en donner ici ; enfin on soumet les ferscarbonatés spathique et lithoïde et quelquefois les mine -rais de fer oxydé hydraté à un grillage ou plutôt à une