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vide que l'on remplit, soit avec du sable assez gros,soit avec du menu bois qui, en se carbonisant, laissebientôt un résidu de charbon un peu élastique, de ma-nière à ce que la chemise puisse se dilater sous Fac-tion de la chaleur, sans entraîner avec elle le massif,qui, ayant une température rapidement décroissantedu centre à la circonférence, ne tarderait pas à so As-surer.
L’emploi d’un courant d’air forcé exigeant une cer-taine quantité de force motrice, on place autant quepossible les liauts-fourneaux dans des bas-fonds, a!ind’utiliser les’cours d’eau; d'un autre côté, on doittoujours placer la solo à I ou 2"’ au-dessus du ni-veau des plus grandes crues, afin d’être à l’abri desinondations. On donne le plus ordinairement au massifdes liants-fourneaux la forme d’un tronc de cône oucelle d’une pyramide quadrangulaire : la première estla plus légère et la plus économique. Le massif est con-struit, comme nous l’avons dit, eu pierres de taille ouen briques communes, et relié par de fortes armaturesen fer (iig. 8.17).
837.
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On conçoit aisément, en réfléchissant au poids énormequ’elles ont à supporter, que les fondations des hauts-fourneaux doivent être établies de la manière la plussolide, et à l’abri de toute humidité. Elles sont géné-ralement voûtées, ce qui favorise leur assèchement etproduit une économie de matériaux ; ces canaux serventaussi souvent à loger en partie les conduites d’air, quidoivent être accessibles sur tous les points, pour qu’onpuisse vénlier au besoin s’il existe des fuites, et dans cecas les réparer.
Le. devant du fourneau est évidé et forme en se réu-nissant aux murs latéraux de l’avant-crcuset une em-brasure ou niche terminée par deux angles obtus; lavoûte de l’embrasure de travail est ordinairement plateet soutenue par une ou plusieurs grosses barres de fontequ’on nomme marâtres. Les tuyères et quelquefois larustine présentent des embrasures analogues.
Il arrive quelquefois que pour obtenir plus de légè-reté dans la construction, on supprime toute la partiedu massif située au-dessous des étalages et on supportela partie supérieure sur un rang de colonnes eu fonte,comme cela a lieu à Uayanges, ce qui rend en outre lesabords du fourneau et par suite le service plus facile.
Le creuset et l’ouvrage ont ordinairement une sec-tion rectangulaire, cependant on leur donne quelque-fois une forme circulaire ; on les construit en pierre detaille ou en briques réfractaires. La cuve a une sectioncirculaire et se construit avec des matériaux réfractai-res, ordinairement d’une qualité inférieure à ceux qui
forment l'ouvrage. Les étalages sont construits de ma-nière à se raccorder exactement avec la cuve et avecl’ouvrage, tantôt avec des briques réfractaires, tantôtavec un mélange damé de sable et d’argile réfrac-taire.
Les machines sovfflanths employées dans lesusines il fer étant décrites dans un article spécial, nousn’en parlerons pas ici ; 1 air \cnant, soit deces machines,soit d’un régulateur intermédiaire, arrive par des busescirculaires de 3 à 8 centim. de diamètre à Femboucliurc, dans les tuyères en cuivre ou en fonte placéessur les côtières du fourneau, par lesquelles il pénètredans l’intérieur. Dans les fourneaux souillés à l’airfroid, ces tuyères sont ordinairement simples, maisdansles fourneaux soufflés à l'air chaud , elles seraient trèspromptement détériorées si on n’y faisait constammentpasser un lilet d’eau pour les rafraîchir. Les fig. 838et 830 montrent la disposition et la construction d’une
838. 839.
tuyère de ce genre; l’eau arrive par le tuyau a et s’é-coule par le tuyau b; d, est la buse de la machine souf-flante.
On marche quelquefois à tuyère fermée, c’est-à-direen lutant la buse contre les parois de la tuyère, afind’éviter les pertes d’air qui ont toujours lieu a\ec lestuyères ouvertes, mais cette disposition est moins com-mode pour le travail.
Les hauts-fourneaux au charbon de bois ont 1 ou 2tuyères; ceux au coke en ont toujours au moins 2 etsouvent 3 et plus.
Les dimensions des hauts-fourneaux dépendent duvolume d’air qu’on y lance à la fois, de la nature duminerai et de. celle du combustible, de la quantité et dola qualité de la fonte que l’on veut obtenir. Il est diffi-cile de donner à ce sujet des règles théoriques, et oune peut que se baser sur les faits qui nous sont indi-qués par l’expérience.
La hauteur des hauts-fourneaux au charbon de boisest de 8 à 1 2 m ; celle des hauts-fourneaux au coke estde I 2 à 15“' et même au-delà. En parlant de la théoriedes hauts-fourneaux, nous indiquerons l’influence de luforme de chacune des parties qui la composent ; ici nousne rappellerons que quelques données pratiques.
La hauteur de l’ouvrage varie de 1/6 à 1/8 de lahauteur totale du fourneau: elle doit être d’autant plusgrande que les minerais sont plus réfractaires et quel’on veut obteivr de la fonte plus grise; on la diminueau contraire pour la fabrication des fontes d’affinage etle traitement de minerais facilement fusibles ; la largeurde l’ouvrage, c'est-à-dire le côté du carré équivalent àla section au niveau des tuyères, varie depuis () ro ,oOpour les plus petits fourneaux au charbon de bois jus-