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FER.

FER.

qu’à 1 W ,20 et même 1"',oO pour les plus grands four-neaux au coke.

Les ouvrages sont toujours évasés par le haut pourfaciliter la descente des charges, et leur largeur à lanaissance des étalages doit être habituellement de 1/4à 1/3 plus grande qu’au niveau des tuyères.

Le creuset a la même largeur que l’ouvrage ; sa hau-teur limitée par la position des tuyères est un peu plusfaible que sa largeur; sa longueur, y compris l’avant-creusct, est de 3 fois à 3 fois 1 fi sa largeur.

L’inclinaison des étalages est ordinairement de 45°à 55°, niais elle doit varier par les mêmes raisons quel'ouvrage. Dans quelques pays, en Styrie et en Oarin-thie, par exemple, où l’on traite des minerais riches ettrès fusibles, on a supprimé complètement l’ouvrage,en augmentant seulement la hauteur et l'inclinaisondes étalages; la descente des charges a lieu très rapi-dement et la production de ces fourneaux est considé-rable.

La hauteur du ventre au-dessus de la sole varie de1/5 à 1/3 delà hauteur totale : elle est plus grandepour les fourneaux au coke que pour ceux au charbontic bois, et augmente à mesure que les minerais à trai-ter sont plus réfractaires; le diamètre au ventre variede 1 /i à 1/6 de la hauteur totale. Le raccordement en-tre la cuve et les étalages se fait quelquefois par unepartie cylindrique. La hauteur totale de la cuve variedes 2/3 aux 4/5 de la hauteur totale; le diamètre augueulard varie de 1/3 aux 2/3 du diamètre au ventre;l’emploi de l’air chaud, ou celui du coke comme com-bustible, permettent d’augmenter les dimensions rela-tives du gueulard et il existe même en Angleterre quel-ques fourneaux au coke dont la cuve est entièrementcylindrique. Les gueulards des haut» fourneaux sontsouvent recouverts de cheminées qui s’appuient sur lemassif, comme l’indique la lig. 835 et dans lesquelleson ménage des portes de chargement D.

Disposition des usines à fer. On dispose ordinairementles usines à fer de manière à ce que les matières pre-mières et les divers produits aient le moindre transportpossible à subir. Ainsi dans les pays accidentés on adossetoujours les hauts-fourneaux à une colline de manièreà ce que le combustible et le minerai puissent arriverde plein pied jusqu’au gueulard; dans les pays de plaineoù cette condition ne peut être remplie, on élève lescharges au niveau de la plate-forme du gueulard, soità l’aide de plans inclinés comme l'indique la fig. 840,

840.

soit à l’aide de balances d’eau, soit de toute autremanière.

pehsonkei,. Il y a deux catégories d’ouvriers spé-

cialement attachés au service des hauts-fourneaux, ceuxan gueulard qui chargent le lit de fusion et le combus-tible et ceux au creuset qui font écouler les laitiers etla fonte. Il faut en moyenne pour un fourneau pro-duisant 1800 à 2000 k de fonte par jour, 3 ouvriers augueulard et 2 au creuset par 24 heures, et pour une pro-duction de 10,000 k de fonte par jour, 10 ouvriers augueulard et 4 au creuset par 24 heures.

On paie souvent ces ouvriers à la journée, et quel-quefois, ce qui est bien préférable, à tant par quintalmétrique de fonte obtenue.

matières PREMIERES. Minerais et fondants. Lesfondants que l’on ajoute pour déterminer la fusion desgangues portent le nom de castine quand ils sont cal-caires et herbue quand ils sont argileux. On mélangetoujours autant que possible diverses sortes de mine-rais de manière à obtenir des gangues fusibles avec lamoindre addition possible de fondants. Pour la mêmeraison on emploie souvent comme fondants des argilesondes calcaires ferrugineux qui, seuls, seraient troppauvres pour pouvoir être fondus.

Combxuitibles. Les combustibles le plus employés sontle charbon de bois et le coke; cependant, dans quel-ques localités où le transport du combustible est pres-que nul, on remplace en partie le charbon de bois pardu bois vert ou desséché, et on emploie, an lieu decoke, la houille crue, lorsqu’elle est sèche et qu’elle nedonnerait qu’un coke fritté; l’emploi du bois vert oudesséché, après avoir été beaucoup prôné, tend plutôt àdécroître ; mais celui de la houille sèche se répand dejour en jour.

produits. Les produits des hauts-fourneaux sontla fonte dont nous avons déjà parlé, et les laitiers. Leslaitiers sont des verres terreux provenant de la com-binaison des gangues des minerais avec les partiesfixes des fondants ajoutés.. Lorsque le lit de fusion , oumélange des minerais et des fondants de diverses na-tures est fait dans des proportions convenables , leslaitiers ne retiennent qu’une quantité de fer tout à faitinsignifiante. Ce sont des silicates terreux. Ces sili-cates étant d’autant plus fusibles qu'ils renferment unplus grand nombre de bases, on conçoit, par exemple,qu’un minerai siliceux exigera un fondant renfermantà la fois un mélange de chaux et d’alumine commeune marne calcaire, tandis qu’un minerai argileuxfondra parfaitement avec du calcaire pur; un mineraisiliceux et du calcaire pur formeraient du silicate de

chaux, qui ne de-viendrait suffisam-ment fusible qu’endissolvant une quan-tité notable d'oxydede fer pour formelun silicate double.

Les laitiers desfourneaux au char-bon de bois doiventêtre plus fusibles queceux des fourneauxau coke, parce quela température estmoins élevée dans lespremiers que dansles derniers. Ce sontles silicates dans les-quels il y a 1 1 fi à2 fois autant d’oxy-gène dans la siliceque dans la sommedes bases. Les lai-tiers au coke sont plus basiques, et il s’y trouve 1à 1 1/2 autant d’oxygène dans la silice que dans lasomme des bases. Voici du reste deux compositions de

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