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A-F.
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FER.

FKR.

nettoyé les côtières avec son ringard, il enlève àl’aide d’une sorte de rfiblc le charbon et le laitier quisurnagent dans ravant-creusct; dès que le bain defonte est h découvert, il place sous la tympe un tam-pon d'argile, de laitier dur, ou une plaque de fontegarnie de terre bien séchée, pour empêcher le contenudu fourneau do passer en partie dans l’avaut-crcuset.On perce alors à l'un des angles inférieurs de la dame,avec un ringard pointu, sur la tête duquel on frappe àgrands coups de marteau, un trou par lequel la fontes’écoule et que l’on rebouche ensuite avec- un tampond’argile. On coule la fonte sur le sol de l’usine, soit enune seule gueuse, soit en un grand nombre de petitsgueusets plats suivant le mode d’affinage qu’on doitlui füirc subir. Quelquefois on la coule en coquille,c’est-à-dire dans une rigole en fonte, et on jette dessusde l’eau pour la refroidir brusquement, ce qui lu blanchitet la rend plus facile à affiner. Dans quelques usines,ou coule les fontes sulfureuses venant d’un travail aucoke ou à la houille et sortant du fourneau, dans desmoules en fonte enduits d’une couche de chaux. Cettecouche, épaisse de quelques millimètres et qui se sèchebientôt à l'air, est appliquée avec une brosse trempéedans une bouillie calcaire.. Les lingotières, dont le videa la forme et les dimensions des gueusets ordinaires,sont placées sur le sol de l’usine et reçoivent la fonted’une maîtresse gueuse creusée dans le sable; la couléese fait comme à l’ordinaire. Les avantages que pré-sente ce procédé sont les suivants :

'1° La couche calcaire en contact avec la fonte ab-sorbe une très grande partie du soufre que renfermecelle-ci, comme le démontre l’analyse.

2° Ce mode de moulage diminue les déchets de lafonte dans les opérations subséquentes qu’on lui faitsubir. — Ce qui se comprend, parce que les gueusescoulées dans le sable en retiennent toujours une cer-taine quantité à leur surface qui donne lieu à des car-cas ou des scories lorsqu’on la refond au fourneau àréverbère ou au cubilot, si elle est destinée au moulageîle seconde fusion, et absorbent toujours une certainequantité de silicium par leur contact, aune températureélevée, avec la silice, ce qui en rend l’affinage bienplus difficile, si c’est une fonte d’affinage.

Quand on travaille en fonte de moulage, la coulée sefait d’une manière différente : le charbon et les laitiersétant enlevés et le tampon ou bouchage mis en placesous la tympe, les ouvriers viennent tour à tour puiserla fonte dans l’avant-creuset, avec des poches ou cuil-lères en fer garnies à l’intérieur comme à l’extérieurd’un enduit composé d’un mélange de terre argileuseet de crottin de cheval. Quand l’ouvrage est vidé, lefondeur, avec l’aide d’un autre ouvrier, retire le bou-chage et ramène les matières dans l’ava it-crcusct qu’ilachève de remplir avec un mélange de braise et de lai-tier bien serré sous la tympe.

Ce mode de coulée, le plus anciennement employédans les fourneaux roulant en fonte de moulage, al’avantage de ne pas refroidir la fonte, mais il offrel’inconvénient : ‘1° de donner lieu à une perte de mi-nerai et de charbon; 2" de refroidir l'avam-creuset;3° de diminuer la production journalière par suite dol’arrêt forcé de la machine soufflante pendant la coulée,arrêt qui dure au moins une demi-heure, et quelquefoisjusqu'à deux heures; et 4° d’occasionner des descentesbrusques et irrégulières des charges, lorsqu’on donnede nouv eau le vent ; 5“ de ne pouvoir couler que peu defois par jour et de subordonner le travail des mouleursm celui du haut-fourneau.

Pour remédier à cet inconvénient, on imaginavers 1828, à Malapane, d’établir à gauche de l’avant-creuset lig. 841 et 842 (le trou de percée étant a droite),un creuset auxiliaire de forme circulaire, séparé dupremier, soit par une paroi en briques réfractaires, soit

par un mur d’une seule pièce en grès réfractaire qu ilest plit3 facile de remplacer en cas d’usure, et commu-niquant avec lui par un canal de fond qui permet à la

fonte, mais nonaux laitiers, depasser de l’avant-creuset dans lecreuset puisard.On ne donne que15 à 20 centimè-tres d'épaisseur àla paroi de sépa-ration; lorsqu’elleest usée on fait lapercée comme àl’ordinaire, on en-levé cette paroi,et on la remplacepar une paroi engrès réfractaire,préalablementchauffée au rougevif.

Cette disposi-tion permet depuiser de la fonteà chaque instant,sans être obligéd’arrêter le vent,et de reverser l’ex-cès de fonte dansle creuset, sanscraindre qu’unepartie notable ensoit retenue dansles laitiers, sousforme de grenailles, comme il arrive dans le cas d’uncreuset ordinaire.

Il est essentiel de ne laisser pénétrer la fonte dans lecreuset puisard que quatre à cinq semaines après la miseen feu du fourneau, et de le chauffer sans cesse, pen-dant ce temps, avec un feu de charbon. Pour fermerle canal de communication, on emploie un tamponde fraisil et d’un peu de terre : il faut jfussi laisserconstamment un peu de fonte dans le creuset afin qu’ilne se refroidisse pas trop.

On place quelquefois le creuset-puisard sur la rus-tine comme un creuset ordinaire, avec cette seule diffé-rence, que la pierre de tympe du creuset-puisard(fig. 843), se prolonge jusqu’à 0'”, 15 de la sole, de

843 .

manière à n’y admettre que la fonte, qui n’est pas su-jette à blanchir pourvu qu’elle soit couverte par unecouche de fraisil. L’avant-creuset ne sert plus alorsqu'à l’écoulement des laitiers et se trouve derrière lefourneau, tandis que le creuset-puisard est tourné ducôté de la halle de fonderie.

841.