FEU.
FER.
laitiers se rapportant, l’une au charbon Je bois, l’autreau coke, et bien fusibles :
Laitier au charbon de bois.Silice. . . . 50(Jhaux. . - . '25 à 30Alumine.. . 15 à 20
Laitier au coke.50
40 à 6020 à 25
Lorsque lc'minerai est n\anganésifere, les laitierspeuvent être beaucoup plus chargés en silice que nousvenons de l'indiquer* parce que l’oxyde de manganèseest un fondant bien plus énergique que les oxydes ter-reux.
Les laitiers sont tantôt vitreux, tantôt pierreux;l’aspect qu’ils prennent dépend surtout de la rapiditéplus ou moins grande du refroidissement ; lorsqu’il estlent, ils deviennent en général opaques et prennent unaspect pierreux, lis présentent alors quelquefois descristaux bien déterminables. Ils sont fréquemmentremplis de boursouflures, et quelquefois, lorsqu’on lesa solidifiés brusquement par #ne projection d’eaufroide, ils sont légers et porçux comme de la pierreponce; dans ce cas, ils paraissent à peu près blancs,mais si on les refond au chalumeau ou de toute autremanière, on voit qu’ils ne doivent cette apparencequ’à leur extrême division.
Les laitiers ont des couleurs très variées , tantôtunies, tantôt zonées et quelquefois d’un très bel effet ;on vient d’utiliser en France cette propriété, pour fa-briquer avec des laitiers refondus des objets d’orne-ment de très belle apparence.
Quoique l’aspect et la nature des laitiers varient d’unfourneau à l’autre, on ne doit pas moins les observeravec soin dans chaque fourneau, car les changementsde couleurs ou de fusibilité des laitiers sont le signelq^lus certain auquel on puisse reconnaître Iss déran-gements survenus dans l'allure du fourneau, les chutesdo minerai, etc....
conduite de l’opekation. Mise en feu. Avant demettre un haut fourneau en activité, on doit com-mencer par le sécher. Si tout le fourneau vient d’Gtreconstruit à neuf, le séchage exige les plus grandssoins. Après avoir nettoyé le creuset qui n’est pas en-core fermé par la dame, on commence par faire à l’en-trée de l’avant-creuset, avec des fagots ou de la tourbe,un leu doux qu’on entretient pendant plusieurs jours ;dans les fourneaux au coke, on active le séchage enallumant du feu dansquatre cheminées destinéesàl’assè-chement du massif et pratiquées aux quatre coins dansson intérieur. On forme ensuite, à l’aide de plusieursringards appuyés par une extrémité contre la rustine etsoutenus en dehors du fourneau par un bioc de fonte,une grille sur laquelle on brûle pendant quelquesjours du bois sec ou de la houille. Quand on est sûrque la dessiccation est assez avancée, on retire la grilleformée par les ringards, on jette sur la sole quelquescharbons incandescents, et on remplit immédiatementde charbon frais toute la capacité du fourneau. Onferme alors toutes les issues par lesquelles l’air pour-rait provoquer une combustion trop rapide, et on laissele feu se propager lentement. Lorsque la masse com-mence à s’affaisser au gueulard, on y jette encore,s’il est nécessaire, quelques mesures de charbon ; au-trement on charge immédiatement des laitiers bienfusibles, et souvent une petite quantité du lit de fu-sion. On ouvre alors l’avant-creuset et ou fait pen-dant quelques jours de nouvelles grilles, afin d’activerlacombustiou. Chaque grille dure environ une heure ; onlaisse écouler entre les premières un assez long inter-valle, et on accélère les dernières quand le fourneau estassez chaud. Il arrive souvent que l’on ne fait pas cesgrilles, et que l’on se contente d’ouvrir l’avant-creuset,lorsqu'on ne charge que des laitiers très fusibles. Aulieu d’employer une grille intérieure pour le séchage
du fourneau, il est plus commode d'établir une sorte defour à réverbère provisoire, à grille extérieure, et dontla voûte vient s’abaisser sous la tvmpe. Pour ménagerles parties des côtières et de la fausse tympe soumisesau contact de la flamme, on les garnit de briques ré-fractaires posées de champ sans aucun mortier. Oncharge sur la grille du four, soit du bois, soit de lahouille; ce qui procure, dans la plupart des cas, uneéconomie de combustible notable.
Si le fourneau qu’on inet en feu a déjà servi, et si lacheminée réfractaire a été seule reconstruite, la dessic-cation s’opère beaucoup plus rapidement.
Dès qu’on s’aperçoit, par l’écoulement des laitiersaux tuyères, que les premières charges de mineraisvont arriver, on s’empresse de préparer la dame, ordi-nairement en sable damé recouvert, à l’intérieur, d’uneplaque de fonte blanche par-dessus laquelle s’écoulentles laitiers. Les tuyères sont à la hauteur de la tympe,et la dame est ordinairement en contre-bas de 5 à10 centimètres.
La dame préparée, on retire la plaque de fonte inté-rieure placée pour soutenir, pendant le damage, lesable dont on fait alors sécher la surface, en attirantsur le devant quelques charbons enflammés ; on a soinde garnir tout l’intérieur de l’avant-creuset d'une couchede fraisil humide , dont l’effet est d’empêcher la pre-mière fonte qui arrive d’adhérer au sable, lequel n’estpas encore suffisamment échauffé. Enfin, il ne resteplus, avant de donner le vent, qu'à remplir le creusetet l’avant-creuset de quelques mesures ou russes decharbon, que l’on serre fortement sous la tympe, pourne pas laisser à la flamme un passage trop facile. Apartir de ce moment, on augmente progressivement lacharge en minerai, en laissant la charge en charbonconstante, jusqu’à ce que l’on ait atteint l’état normaldu fourneau et la qualité de fonte désirée. Dans lespremiers jours de roulement, on ne doit couler quelorsque le creuset est entièrement plein; c’est lemeilleur moyen de l’échauffer. Les premières couléesdonnent presque toujours des fontes épaisses, noires,qu’on met de côté pour le moulage en seconde fusion,quand il y a un cubilot dans l’usiue.
La charge en charbon doit se baser plutôt sur lediamètre du gueulard que sur les autres dimensions dufourneau ; son volume doit être tel qu’elle présente uneépaisseur suffisante pour que le minerai éprouve unecertaine difliculté à se tamiser à travers le charbon.Lorsque cette épaisseur est trop faible, surtout pour lesminerais en grains, il en résulte des chutes de mineraiset des dérangements dans l’allure du fourneau. Oncharge d’abord le combustible , puis par dessus leminerai et la castine séparément ou, préalablementmélangés.
Enlèvement des laitiers et coulée. Dans la plupart desfourneaux au charbon de bois, on a soin de recouvrirles laitiers, dans l’avant-creuset, de quelques pelletéesde fraisil, de telle sorte qu’ils y soient encore assezfluides pour s’écouler naturellement par dessus ladame. On moule quelquefois ces laitiers en briquespour les constructions communes. Dans quelques four-neaux au bois, lorsqu’on ne prend pas la précautionque nous \enons d’indiquer ou lorsque le dosage du litde fusion n’est pas convenable, et dans la plupart desfourneaux au coke, les laitiers restent visqueux ; il fautalors nettoyer fréquemment l’avant-creuset à l’aide delongs ringards en fer et lmler les laitiers au moyend’une pelle et d’un crochet en fer, travail très pénible.Les laitiers visqueux ainsi que ceux que l’on retire im-*médiatement avant la coulée, renferment souvent desgrenailles de fonte que l'on eu r. tire par le bocardage.Peu de temps avant la coulée, le fondeur attire avecson ringard tout le laitier dans l'avant-creuset, puisquelques instants après il arrête le vent, et après avoir