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A-F.
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FER.

FER.

ment de l’embrasure destinée au passage de la partie delu flamme du gueulard qui est employée au chauffagedu vent ; 1), l’aile de la pièce C, servant à la fixer augueulard ; E, est la sole du four à chauffer l’air ; F, G,murs du four H, renfermant les tuyauxen fonte K, danslesquels circule l’air arrivant de la soufflerie ; une par-tie de la flamme du gueulard pénètre dans le four parl’embrasure C et s’échappe par la cheminée Q; lestuyaux K sont soutenus par des plaques en fonte, etréunis deux à deux par des tuyaux courbes en fontes’adaptant sur les brides M et situés entre les murs Get N, dont l’intervalle est rempli do débris de briqueset autres matières peu conductrices de la chaleur ; cescoudes sont souvent placés à l’air libre; P, est uneplaque en fonte recouverte d’une faible épaisseur demaçonnerie et formant le haut du four; R, est une pla-que en fonte terminant la cheminée ; S, le registre de lacheminée ; T, sont des portes ou coulisses servant à régler la grandeur de l’ouverture C ; V, les ouvertures laté-rales par lesquelles les coulisses T entrent dans le four ;ces ouvertures sont plus larges que les coulisses, ensorte qu’il reste un espace de 0 m ,05 environ de largeur,par lequel l’air pénétre dans le four, afin d’opérer lacom-bustion des gaz du gueulard, ce qui augmente considé-rablement la chaleur dans le four; \V, est l’ouverturesupérieure du four et X les portes postérieures ; on ba-laie de temps à autre les tuyaux par les portes W et X,pour enlever les poussières qui s’y déposent et que l'onretire ensuite par la porte Y. L’air arrive de la souffleriedans l’un des tuyaux inférieurs et sort par l’un destuyaux supérieurs pour se rendre aux tuyères; lestuyaux de conduite d’air chaud sont habillés de maniéréà éviter autant que possible toute déperdition de chaleur.Le mastic dont on se sert pour faire les joints se com-pose de limaille de fer pétrie avec tout juste autant d’ar-gile grasse et réfractaire qu’il en faut pour donner duliant à la pâte.

Les appareils placés sur le sol de l’usine sont debeaucoup préférables à ceux placés sur la plate-formedu gueulard où l’espace manque et qui ont l’inconvé-nient d’exiger une plus grande quantité de force mo-trice pour faire mouvoir la soufflerie, par suite du plusgrand développement des tuyaux de conduite, aussileur donue-t-on maintenant la préférence. On fait uneprise de gaz dans le haut-fourneau, soit au moyen deune ou plusieurs ouvertures pratiquées sur les parois dela cuve, soit au moyen d’une trémie cylindrique ou co-nique, procédé qui a été appliqué pour la première fois,au commencement de '1836, dans les usines de Rom-mershausen et de Veckerhagen (Hesse électorale).Cette trémie est en fonte, de l 2' u environ de hauteur, etforme la partie supérieure du gueulard; les parois dela cuve s’élargissent depuis le niveau du gueulard jus-qu’un peu au-dessous de la trémie, de maniéré à formerun espace annulaire où se rassemble une partie des gazqui s’échappent du fourneau, et où l’ou lait une prisepar un canal en briques ménagé daus le massif du four-neau et sc raccordant avec un tuyau en fonte quiainèue les gaz sur le sol de l’usine. On brûle ces gazsoit avec un courant d’air chaud et forcé, soit avec unappel d’air froid.

Lorsqu’on emploie un courant d’air forcé, on se sertd’un fourneau à réverbère disposé comme celui qui sertpour le puddlage au gaz (voir plus loin le même article),avec cette différence que la voûte est plate et très sur-baissée, et la sole de forme rectangulaire; l’air froidarrive par un tuyau carré placé transversalement prèsdu rampant et sort chaud par un tuyau semblable, pa-rallèle et de même forme, communiquant avec la pre-mier par deux ou plusieurs tuyaux droits placés suivantla longueur du four ; les gaz combustibles arrivent enarrière de l’autel et y sont brûlés par de l’air lancé parquatre tuyères et préalablement échauffé par son pas-

sage à travers 4 ou G tuyaux disposés en travers dansla cheminée du four lui môme.

Parmi les appareils où l’on brûle les gaz à l'aide d’airfroid, le plus simple, sans contredit, consiste en deuxtuyaux concentriques en fonte d’un grand diamètre etplacés verticalement; on fait arriver les gaz combusti-bles à la partie inférieure du tuyau intérieur qui sert docheminée, et où on les brûle par un courant d’air na-turel dont on règle l’arrivée au moyen d’un registre.L’air arrive froid, de la machine soufflante, à la partiesupérieure de l’espace annulaire compris entre les deuxtuyaux, et s’échappe chaud à la partie inférieure pourse rendre aux tuyères.

Emploi partiel ou exclusif du bois vert, desséché outorréfié. Les essais faits dans cette direction, en em-ployant un mélange de bois vert ou de bois desséché etde charbon de bois, ont donné lieu, il est vrai, à uneéconomie notable de combustible ; mais l’économie enargent a été beaucoup plus faible, et même n’existeque là où le transport du bois, des coupes à l’usine, estpresque nul ; d’ailleurs, il faut employer de l’air chaufféà une température d’autant plus élevée que les chargesrenferment une proportion plus considérable de bois ;cette proportion, du reste, ne peut dépasser, sans dan-ger, 0,45 pour le bois vert, et 0,60 pour le bois dessé-ché. On peut, au contraire, remplacer entièrement,dans les fourneaux marchant à l’air chaud, le charbonde bois par du charbon roux, ou bois torréfié par lo pro-cédé Échement (voyez carbonisation). Le nombredes usines qui emploient le bois vert ou desséché di-minue chaque année, tandis que l’usage du charbonroux tend à prendre plus d’extension. On dessèche or-dinairement le bois dans des caisses rectangulaireschauffées au moyen des flammes perdues du gueulard ;pour le charbon roux, une bonne disposition à adopterdan certains cas, consiste à chauffer le vent dans unappareil placé sur le sol de l’usine, au moyen d’uneprise de gaz faite sur la cuve par une trémie placéecomme nous l’avons dit, et à déterminer l’appel desgaz dans l’appareil par un ventilateur aspirant placé àla suite, qui les conduirait ensuite par un canal sous lameule à torréfier ; la torréfaction se ferait donc ainsi sansdépense aucune de combustible, pour chauffer l’airdestiné à opérer la torréfaction. Cette disposition pro-curerait une économie de 10 p. 100 sur le combustible;mais elle pourrait n’en produire aucune en argent, sila distance de la coupe à l’usine était un peu considé-rable ; il est d’ailleurs facile,connaissant cette distanceet le prix des transports, de déterminer le degré dodessiccation, de torréfaction ou de carbonisation qu’ilsera le plus avantageux de faire subir au combustible.En outre, il est à remarquer qu’il est difficile d’obtenirune allure du fourneau aussi régulière avec du boisvert ou desséché qu’avec du bois torréfié- ou du char-bon de bois.

Emploi de l'anthracite ou de la houille. L’anthraciteest très difficile à employer dans les hauts-fourneaux,parce qu’il se délite et tombe en petits fragments parl’action do la chaleur; cependant on est parvenu, enAngleterre et en Amérique , à l’utiliser pour la fabri-cation de la fonte, en le brûlant avec de l’air dontla pression soit au moins double de celle qu’exigel’emploi du coke, c’est-à-dire de 0 u \1o à 0“,20 de mer-cure et même plus.

Les houilles sèches et dures, peu collantes, peuventêtre très facilement utilisées à l’état cru, sans mêmequ’il soit nécessaire d’employer de l’air chaud. Leshouilles grasses et collantes doivent d’abord être con-verties en coke.

Emploi de la tourbe. On a essayé, dans quelques lo-calités, de remplacer le bois et le charbon de bois parde la tourbe crue ou carbonisée; la quantité considé-rable de cendres souvent pyriteuses que donne presque