FER.
FHK.
toujours la tourbe crue et surtout carbonisée, l'altéra-tion qui en résulte dans les qualités de la fonte, ontempêché, dans presque toutes les localités, de donnersuite à ces essais.
Utilisation des flammes perdues du gueulard et du gazdes hauts-fourneaux. On a principalement employé lesflammes perdues du gueulard à chauffer le vent, à cuirede la pierre à chaux et des briques, à griller le mine-rai , et enfin à chauffer des chaudières à vapeur desti-nées à fournir la force motrice nécessaire au service del’usine. Les gaz combustibles, pris dans la cuve par desouvertures placées à une distance variable au-dessousdu niveau du gueulard, sont brûlés avec de l’air etemployés aux mêmes usages que les flammes perduesdu gueulard, et en outre au mazéage et au puddlage dela fonte, ainsi qu’au réchauffage du fer; opérations quiexigent, surtout la dernière, les températures les plusélevées que l’on produise dans les ateliers métallur-giques. Nous reviendrons, du reste, sur ce sujet enparlant de la fabrication du fer.
TKANSFOKMATION DE LA FONTE EN FEU FORQÉ.
Les diverses méthodes que l’on suit pour affiner lafonte, c’est-à-dire pour la transformer en fer forgé, sedivisent en deux grandes classes essentiellement dis-tinctes sous tous les rapports, d’après la nature desappareils qu’ils emploient : d’une part, l’ancienne mé-thode usitée sur le continent, où l’affinage de la fontesc fait au charbon de bois dans de bas foyers à tuyères,et où l’étirage du fer affiné brut s’exécute au marteau;d'autre part, la méthode anglaise, inventée à la fin dusiècle dernier en Angleterre, et dont l’usage se répandchaque jour de plus en plus sur le continent; méthodeoù l’affinage de la fonte se fait dans des fours à réver-bère , et où l’étirage du fer affiné s’opère au moyend'appareils particuliers qui portent le nom de lami-noirs.
Nous allons étudier successivement ces deux groupesde fabrications, eu commençant par le plus ancien, quiest encore actuellement le plus répandu en France .
Méthodes d’affirnige dans des bas foyers à tuyères, dans
lesquelles on ne fait pas subtr à la fonte de blanchiment
préa lubie.
Ces méthodes se distinguent en deux classes : cellesoù le réchauffage et l’étirage des matières se font dansle même foyer; ce sont les méthodes comtoise , cham-penoise , bourguignonne et allemande , qui ne diffèrentguère que d’après la nature de la fonte à affiner, et laméthode wallone où le réchauffage du fer en mastiauxse fait dans un foyer particulier; méthode qui disparaîtchaque jour, parce qu’elle donne lieu à une plus forteconsommation en combustible.
Foyer. La fig. 852 donne l’élévation d’une an-cienne forge allemande, la fig. 853 en est la coupe,et les fig. 854, 855 et 855 donnent à une échelleplus graude le plan et deux coupes du foyer; ce foyerse compose essentiellement d’un creuset D (fig. 852et 853) muni d’une tuyère x t alimentée par deuxsoufflets pyramidaux en bois o, è, ou tout autre ma-chine soufflante, mus par les cames d, e, f , g , mon-tées sur l’arbre de la roue hydraulique C; l, estune rigole par laquelle on fait arriver au besoin del’eau sous la plaque de fond pour la rafraîchir. Lecreuset est surmonté d’une cheminée assez haute.L’espace compris entre le mur et les piliers de cettecheminée est de 2“,00 à 2 m ,30 sur 1 ,n ,60 à et
forme une aire plane ordinairement élevée de 0*,33au-dessus du sol. Le creuset, ménagé à l’un des anglesde la hotte, se compose de cinq plaques de fonte, etreçoit lovent du côté contigu au mur. La plaque outaque g , qui supporte la tuyère p, s’appelle tcarme;celle f, qui lui est opposée, contrevent' celle du devant,
percée de deux trous par lesquels on fait écouler lesscories, chio ou laiterol- celle de derrière, haire, ou
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rustine , et celle du fond, sole. Toutes ces taquc3 ont0'”,00 d’épaisseur, à l’exception de celle de chio qui