FEU.
FEU.
qu’on puisse les saisir; on introduit alors la tête demaquette dans le feu en l’appuyant sur la tuyère. I.edeuxième mnssiau ayant atteint la température du blancsoudant, on le remplace par la tête de maquette dupremier mnssiau ; et quand il a été converti à son touren barre, bout de barre et tête de maquette, on faitrefroidir dans l’eau la partie forgée, et on place ladeuxième tête de maquette au-dessus de la tuyère, jus-qu’à ce qu’on ait retiré du feu la première. Celle-ci,après une chaude suffisante, est passée au marteau etforgée en barre et bout de barre. On place ensuite lebout de barre dans le feu, à côté de la tête de maquettedu deuxième massiau, qui, après une chaude suffisante,est étirée de même en barre et bout de barre; Ces for-geages terminés, il ne reste plus qu’à étirer les quatrebouts de barre.
Conduite ths vent. La quantité de vent lancée dans lefeu va en augmentant jusqu’à la période du soulève-ment; elle diminue ensuite constamment jusqu’à la finde l’opération.
Consommations et déchets. Nous les avons donnés dansle tableau p. 1546.
Modifications à apporter aux dispositions ordinairespour l’affinage des fontes autres que les fontes grises. Pourl'affinage des fontes noires : 1° on donne au vent uneinclinaison de 7 à 8° ; on fait warmer les tuyères de()“,10 au lieu de G m ,08 à 0“,09, et on fait pencher lewarme un peu plus qu’à l’ordinaire vers l’intérieur dufeu ; 3° lorsqu’il y a deux tuyères, on place celle dederrière 0“,03 à 0'“,04 plus près de la haire, tant pourélever la température dans la partie postérieure du feuoù se trouve la gueuse, que pour rendre plus facile lesoulèvement de la masse ferreuse; 4° on augmente laprofondeur du feu en la portant à 0“*,23; 5° on a soind’ajouter une plus forte proportion de scories riches;6° on augmente le volume du vent, surtout lors du sou-lèvement de la matière ferreuse que l’on expose davan-tage et plus longtemps à l’action du vent.
Pourl’allinage des fontes Hanches et truitées : 1° ondonne au vent une inclinaison moindre ou plus grandeque celle de 7 à 8°, en la réduisant à 3 ou 4°, ou en laportant à I0 ou l l°; 2“ la warme est placée bien verti-calement, et on fait seulement avancer les tuyères dansle feu de 0"‘,05 à Ü m ,06; 3" lorsqu’il y a deux tuyèreson rapproche la tuyère de devant de 0 m ,03 à0"’,ü4 duchio, pour abaisser la température dans la partie pos-térieure du foyer où se trouve la gueuse; 4° on diminuela profondeur du feu, prise au dessous de l’œil de latuyère, en la réduisant à 0 °y 17; 5° on incline le fondun peu moins vers le contrevent; 6° on ajoute moinsde scories riches; 7° enfin, on diminue l’intensité duvent à toutes les époques de l'afîinage, et on exposemoins longtemps, lors du soulèvement, la matière fer-reuse à l’action décarburante du vent.
Méthode allemande.
Dans cette méthode, la fonte à affiner arrive or-dinairement des hauts-fourneaux en plaques mincesque l’on casse en fragments et que l’on charge surle contrevent avec un mélange de scories riches etde battitures. Quand l’étirage de la loupe précédente,qui dure de 2 à 3 heures, est terminé, on enlève lescharbons du foyer, et on continue à donner le vent,20 à 30 minutes, pour refroidir le bain. On fait alorsécouler complètement les scories; la masse ferreuse,quoique peu affinée, prend alors par le refroidis-sement une consistance pâteuse, et est ordinairementsoulevée à trois reprises différentes. Dans le premiersoulèvement, la masse se divise en morceaux que l’ou-vrier ramène les uns après les autres devant la tuyèrepour les faire fondre de nouveau, et dont il favorisel’affinage de manière à ce qu’en redescendant au fonddu creuset, ils se prennent en une masse qu'il puisse
soulever sans qu’elle se divise en morceaux. Cette masseportée devant la tuyère entre en fusion pâteuse et re-descend au fond du creuset. On la soulève alors de nou-veau, en l’appuyant contre le contrevent et, après avoirramené les charbons embrasés au milieu du feu, oti larenverse par dessus, on la recouvre de combustible fraiset on la porte à la plus haute température possibleL’opération se termine par l’uvalage, quand la masseest redescendue au fond du creuset : on enlève souventune partie du fer par attachement.
La quantité de fonte qu’on traite en une opérationvarie de 100 n. 150 k ; la loupe trunsformée sous le mar-teau en parallélipipêdo grossier, est ordinairement di-visée en cinq lopins que l’on forge dans l’opérationsuivante. La durée d’une opération est de cinq à neufheures, ce qui tient en partie au poids trop faible desmarteaux, qui prolonge de beaucoup la duree du for-geage.
Dans l’affinage des fontes sulfureuses et phospho-reuses, on ajoute dans toutos les périodes de l’opéra-tion une certaine quantité de chaux carbonatée enpoudre, dont la proportion varie de 2 à 10 p. 100 dupoids de la fonte. Cette addition favorise la productiond’un fer nerveux et l’élimination du phosphore et dusoufre.
Méthode champenoise.
L’affinage champenois diffère de l'affinage comtois,sous plusieurs rapports que nous allons indiquer : 1° Lagueuse, au lieu d’avoir son extrémité dans le foyer,à 0"\30 au plus de la face du chio, doit en être éloignéede 0"\05 à 0'",06 seulement, pour que, mieux exposéeà l’action du vent, elle fonde par écailles et non goutteà goutte, la fusion par gouttes favorisant trop la dé-carburation de la fonte; 2° le forgeron détache à plu-sieurs reprises de la gueuse, pendant la fusion, par uncoup de ringard, son extrémité amincie, dans le but deretarder la décarburation de la matière ferreuse ; 4 U lesdiverses parties de l’affinage, et surtout Î6 soulèvement,sont menées plus rapidement; 4°on n’ajoute pasde loupe,mais seulement 3 à 4 kil. de battitures par loupe, aulieu de 8 à 10 kil. nécessaires dans l’affinage comtois;5° au lieu de diviser la loupe en deux massiaux, lors-qu’elle est cinglée, on n’en fait qu’une seule pièce qu’onnomme renard, et qui est forgée en barre, bout de barreet tête de maquette ; on chauffe ensuite le bout de barreque l’on étire en barre ; la tête de maquette n’est chauf-fée et étirée que dans l’opération suivante, de sortequ’on chauffe au commencement de chaque opérationdu fer provenant des deux opérations précédentes ; ledéchet est un peu plus grand et la consommation encombustible un peu plus faible que dans un feu comtois(voir le tableau donné plus haut).
Pour l’affinage des fontes grises et noires on changele montage du fer champenois de manière à se rappro-cher de» dispositions du feu comtois, tandis que pourcelui des fontes tout à fait blanches, au contraire, ondiminue l’inclinaison de la tuyère, son avancement dansle feu et sa distance à la haire, la profon leur du feu,l’inclinaison du feu vers le contrevent, et l'intensité duvent à toutes les époques de l’affinage, enfin, on n’a-joute que peu ou point de scories riches.
Méthode bourguignonne.
L’affinage bourguignon diffère essentiellement desaffinages comtois et champenois en ce qu'il ne com-prend que deux périodes distinctes, la fusion et Pm*a-lage. Ou affine surtout par ce procédé des fontes blan-ches.
Comme il n’y a pas de soulèvement, il est nécessaireque la fonte se décarbure en majeure partie dans le tra-jet qu’elle fait en tombant de la gueuse au fond du creuset; en conséquence, elle doit fondre par gouttes cominedans l’affinage comtois et non par écailles, comme les