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A-F.
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FEU

FER.

fontes truitées sonmises à l'affinage champenois; à ceteffet on approche la gueuse à 0“,2i ou 0 m 26 de la facede chio; en outre, on ne casse pas ou au moins on necasse que rarement avec le ringard le bout de la gueuse,pour la faire tomber dans le creuset au milieu de lamatière ferreuse. On ne jette non plus jamais dans lefeu, pendant l'opération, des morceaux de sorne, desscories riches ou des battitures. Il faut remarquer d’ail-leurs que l'affinage produit une très petite quantité desorne, que le forgeron retire du feu, quand la loupe ena été extraite, et qu’il place sur la gueuse , avec unepelletée de battitures, pour que le tout, en fondant,forme le bain qui doit garantir la matière ferreuse del’action du vent.

Dans la méthode bourguignonne, la gueuse estplacéeau milieu du feu, quand on forge en maquette le mas-siau donné par la loupe. Dans cette position qu’elleoccupe pendant les 8 à 10 minutes nécessaires pour leforgeage des bouts de barre, elle fond plus rapidementque quand elle se trouvait près du contrevent, et la fontequi s'en détache produit, pour le moins, autant de ma-tière ferreuse que celle qui est tombée dans le foyerpendant les “20 à 25 minutes écoulées depuis le com-mencement de l’opération.

Une autre différence consiste à ce que l’on étire cha-que ibis, dans le feu bourguignon, du fer provenant detrois affinages successifs, savoir : la tête de maquettedu renard ou massiau obtenu avec la loupe de l’avant-dernière opération, le massiau donné par la loupe del’opération précédente, et le bout de barre provenantde la loupe faite avant celle qui a donné la tête de ma-quette.

Le déchet sur la fonte est plus fort et la consomma-tion en combustible moindre dans un feu bourguignonque dans un feu comtois ou champenois (voir le tableau

p. 1545).

Pour affilier dans les feux bourguignons des fontesautres que les fontes blanches, on rapproche le montagedu feu de celui des feux champenois ou comtois, on aug-mente l’intensité du vent et on ajoute des scories richespendant les diverses périodes de l’affinage, dans uneproportion d’autant plus grande que la fonte est plusgrise.

Théorie de l'affinage dans les feuæ d’affinerie.

Les analyses de M. Kbelmen ont montré que, ar-rivé près du contrevent, le courant gazeux avait uneaction oxydante nulle ou du moins très peu énergique,la décarburation de la fonte s’opère donc seulement,pendant la première période de l'affinage par sa réactionsur les scories basiques qui remplissent le creuset, etdont l’action, par conséquent, est d’autant plus énergi-que que la profondeur du feu est plus grande; cetteréaction est évidemment plus vive lorsqu’on fait fondrela fonte en gouttes, au lieu de la faire fondre en écaillescomme dans la méthode champenoise. Dans cette pre-mière période, l’affinage s’opérant par l’oxygène d’unepartie du protoxyde de fer renfermé dans les scories, iln’y a pas oxydation d’une partie du fer contenu dansla fonte, et par conséquent pas d'autre déchet que celuidû au départ du carbone, du silicium, etc., déchet quiserait plus que compensé par le fer réduit. D’un autrecôté, les scories basiques sont réduites à la surface dubain par le contact du charbon, et ramenées graduelle-ment, par l’une et l’autre cause, à l’état de silicateneutre dit scories crues , beaucoup plus pauvres et plusfluides, que l’on fait écouler par les trous du chio.

Dans la deuxième période de l’affinage, la masse fer-reuse à demi-affinée, sorte d'éponge métallique imbibéede scories crues, est soumise directement à l’action oxy-dante du vent, et c’est là sans doute l’origine du déchetconsidérable que subit la fonte. Une partie du carbonerestant encore dans lu fonte se brûle directement par

l’oxygène de l’air avec une quantité de fer correspon-dante, et l’oxydation du fer détermine une grande élé-vation de température qui produit de nouveau la fusiondu métal. Les scories crues qui imprégnaient le fer sontchangées en scories très basiques, et cette circonstance,jointe à l’élévation de température produite par l’oxy-dation du fer, augmente leur action décarburante.

Dans les feux bourguignons où l’on traite des fontestrès faciles à affiner, on ne fait pas de soulèvement,mais on produit un effet analogue, quoique moins éner-gique, en fondant une partie de la gueuse ù une faibledistance de la tuyère, de manière à ce que le vent exercesur elle, pendant cette partie de la fusion, une actiondécarburante.

Perfectionnements introduits dans les méthodes d'affi-nage pré> édentes. — Emploi de l'air chaud. L'air chaudest employé avec avantage dans les feux d'affinerie,surtout pour l’affinage des fontes à l’air chaud ; il di-minue de 10 à 16 p. 100 la consommation en combus-tible, Ait de 3 à 7 p. 100 celle de la fonte, en augmen-tant ae 8 à 10 p. 100 la production en fer dans untemps donné. La température à laquelle on chauffe l'airdoit être en rapport tant avec la nature des fontes àtraiter qu’avec celle des combustibles que l’on emploie,et le montage du feu doit être modifié comme nous l’in-diquerons plus loin.

Dans les feux d’affinerie qui marchent au charbon debois, et où l’on traite des fontes obtenues au charbonde bois et à l’air froid, la température la plus conve-nable est de 80 a 120° pour les feux comtois et alle-mands, de 130 à 150° pour le3 feux champenois, et de160 à 180° pour les feux bourguignons; ccs limitespeuvent être élevées de 40 à 50° pour les mêmes feuxtraitants des fontes obtenues au charbon de beis et àl’air chaud; pour l’affinage des fontes produites à l’airchaud avec un mélange de charbon de bois et de boisvert ou desséché, il faut agir à peu près comme poul-ies fontes obtenues au charbon de bois et à l’air ft$>id ;enfin, la température pour chaque feu doit être élevéeprogressivement, à mesure qu’on y porte une proportionplus considérable de bois desséché ou vert, de telle sortequ’elle doit être de 260° pour des feux roulant unique-ment au bois desséché, et qu’elle doit s’élever à 360°,lorsque l’affinage se fait au bois vert seul.

Lorsque la température de l’air chaud n’excède pasles limites qui viennent d’être indiquées, suivant la na-ture des fontes soumises à l’affinage, et qu’on opèred’ailleurs dans le montage du feu les changements con-venables , les produits obtenus sont d’aussi bonnequalité que ceux qui proviennent de l’affinage à l’airfroid.

Les modifications qu’il convient d’apporter dans lemontage des feux roulant à l’air chaud et au charbonde bois consistent à diminuer leur profondeur, ainsique l'inclinaison de la tuyère, et à augmenter l'orificedes buses proportionnellement à la température de l'airlancé.

On échauffe ordinairement l’air dans un système detuyaux placés, soit directement au-dessus du feu,soit dans la cheminée d’un four à réchauffer alimentépar les flammes perdues du feu d’affinerie.

Emploi du lois vert ou desséché , seul ou mélangé decharbon de bois. Lorsqu’on fait usage du bois vert oudesséché, il est nécessaire d’employer, comme nousl’avons dit plus haut, de l’air chauffé à une températureélevée. Ordinairement on n’emploie que du charbon debois seul ou mélangé de très peu de bois vert ou dessé-ché, pendant la fusion de la fonte et le forgeage de laloupe; lorsqu’on ne consomme pendant toute la duréede l’affinage que du bois vert ou desséché, il faut,comme dnjis la méthode wallonne, réchauffer le fer dansun foyer séparé, habituellement alimenté à la houille.Quoique ces divers procédés procurent une économie