FER.
FER
faire blanchir les morceaux h l’endroit (le leur réunion,en les exposant au point où se développe la plus fortechaleur. A mesure que l’ouvrier dégrossit ainsi lesballes, il les range près du grand autel ; il nettoie en-suite le côté libre de la sole avec le rabot, et s’il s’ytrouve des morceaux de fer épars, à demi-afiinés, il lesattire vers la porte, où ils ne tardent pas à perdre leur car-bone ; ces morceaux servent à compléter les balles tropfaibles. Quand ce travail est achevé, l’ouvrier prend laballe qu’il avait mise la dernière de côté, l’amène avecle rabot près de la porte, la serre un peu, la met à lagrosseur convenable, soit à l’aide des morceaux épaisdont nous venons de parler, soit en en coupant un mor-ceau avec un ringard, puis il la repousse du côté librede la sole ; il fait faire ainsi un tour de sole à toutes lesballes, et il termine ce travail par le nettoyage de laplace devenue libre. Dans cet état, les balles sont ditesébauchées ; pour les finir , l’afïineur prend la balle qu’ila ébauchée en dernier lieu, il la serre et l’arrondit avecle rabot et il la pousse du côté libre de la sole, puis iltraite succe.-sivement de meme toutes les autres balles ;immédiatement après on peut îe3 cingler en commen-çant par celle qui a été finie la première, ou bien on leslaisse encore pendant quelques minutes près de l’autelet loin de la porte, en fermant le registre qui était restéconstamment levé pendant tout le hallage. On doits’abstenir de jeter du combustible récent dans le foyer,et môme de piquer ia grille aussi longtemps que lesballes ne sont pas encore ébauchées ; car alors cesballes'se trouvent dans un état de porosité et de divi-sion extrêmes, les fuliginosités qui se développent aumoment où l’on fait le feu les rendraient difficiles àsouder.
Un autre moyen de former les balles consiste à pren-dre avec le rabot un noyau de métal et à la rouler surla sole ; il ramasse ainsi les fragments les plus affinésdu fer qui recouvre la sole ; lorsque la balle est assezgrosse, ou la roule près du grand autel ; les autres ballesse font de la môme manière. Ce procédé parait devoirmériter la préférence.
En résumé, dans l’affinage par bouillonnement, onfait dix à onze fournées lorsqu’on traite de la fontegrise, douze à treize en fonte blanche, et quinze à seizeavec du fine-métal; le déchet est de 7 à 9 p. 100. Onconsomme environ 400 kil. de houille par 4 00 kil. de ferébauché; enfin on se sert presque toujours de fours àair, ce qui leur a aussi fait donnerle nom de fours bouillants.
Puddlage à l’eau. C’est la méthodede puddlage la plus ancienne, où onn’emploie que des fours pleins. Oncharge la fonte sans scories. Dèsqu’elle commence à rougir, on laremue souvent en frappant dessuspour la briser; quand clic est enmorceaux de la grosseur d’une noixet près de fondre, on baisse le re-gistre , puis on jette de l’eau surles parties qui menacent d’entreren fusion. Au lieu d’eau seule-ment, on sc sert quelquefois d’eauavec de la limaille, ou de la tour-nure de fonte ou de fer : on pour-suit cette manœuvre, en conti-nuant à briser la fonte et à la re-tourner à droite et à gauche, jus-qu'à ce que la fonte soit à l’étatpulvérulent; on ouvre alors unpeu le registre et on ramène lefeu ; on remue la fonte , qui nedoit jamais devenir liquide, et on continue ainsijusqu’à ce que le fer ait pris nature, en augmen-tant le feu de plus en plus jusqu’à la fin. On em-
ploie environ 400 litres d’eau par fournée; on ne peutfaire que huit fournées en fonte grise et dix en fonteblanche par vingt-quatre heures ; le déchet sur la fonteest de 44 à 45 p. 400. L’eau que l’on ajoute favorisel’élimination du soufre, et par conséquent le fer devientmeilleur à chaud que dans l’affinage par bouillonne-ment, mais il convient moins bien pour les objets qui,comme les rails, doivent présenter une grande résistanceà froid.
On modifie maintenant souvent la méthode précé-dente, en donnant un bon coup de feu après le chargement de la fonte, pour la mettre en fusion ; lorsqu’elleest à peu près liquéfiée, on baisse le registre et on jettepeu à peu sur la sole une grande quantité d’eau, jus-qu’à ce que la fonte soit arrivée à l’état pulvérulent.On lève alors peu à peu le registre et on augmente gra-duellement la chaleur jusqu’à ce que le fer ait pris na-ture. Après quoi on forme, les balles. On emploie envi-ron -0 litres d’eau par fournée. Les résultats sont lesmêmes que par la première méthode à l’eau, seulementle déchet est moindre et ne s’élève que de 10 à 4 3p. 400.
Puddlage sur sole en sable. On ne peut puddler sursable qu’avec des fours pleins, et d’apres l’ancienne mé-thode à eau, la nécessité de conserver la sole exige quela fonte reste à l’état pulvérulent, et n’entre pas en fu-sion ; on ne peut du reste traiter par ce procédé que debonnes fontes blanches au charbon de bois ou du fine-métal. On ne passe que neuf charges par 2i heures,le travail est beaucoup plus difficile et le déchet est de15 à 25 p. 100.
Corroyage du fer puddlé. On cingle les balles, soit sousun marteau, soit sous un sgueezer, puis on les passeimmédiatement entre les cylindres ébaucheurs d’un la-minoir.
La fig. 866 donne l’élévation du marteau frontal leplus généralement employé, et des fondations sur les-quelles il repose; tout le marteau est en fonte; a est labague à cames montée sur l’arbre moteur et portantquatre cames h, h, qui viennent soulever le marteau c,par l’une de ses extrémités dite front ; f , sont les tou-rillons autour desquels tourne le marteau ; d, est lapanne du marteau et e la table de l’enclume encastréedans la elmbotte g. La panne du marteau est formée de3 parties : ia première sert à cingler les loupes, la se-conde à rassembler et à parer le fer, et la troisième est
| particulièrement destinée à l’étirage; on leur donne| une pente légèrement oblique remontant du côté deI l’ouvrier afin de faciliter l’écoulement des scories du