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du milieu, qui reçoit directement son momement del’arbre de couche, de manière à ce qu’il soit femelle parrapport à celui du dessus et mâle par rapport à celuidu dessous.

On supprime souvent les cannelures finisseuses de di-vers échantillons, sur les cylindres à fer marchand ouà petit fer, et on les remplace par une partie cylindriqueplus large que la barre, au moyen de laquelle on l'a-platit encore de 2""“ environ; cette large cannelure,appelée poîiuoir, ne s’emploie que pour les fers demoins de 8 n,nj d’épaisseur.

Lorsqu’on fabrique du fer feuillard, on n’emploiequ’un équipage à deux cylindres unis à coquille de U"\20de diamètre. Afin de donner au feuillard une surfaceplus lisse, on en détache la couche d’oxyde avant del’engager entre les cylindres au moyen de deux cou-teaux mobiles ou raclettes placés du côté de l’entrée.

On fait ordinairement faire un quart de tour auxbarres après chaque passage dans les cannelures res-pectives du dégrossisscur ; on opère de même entre lescylindres finisseurs, si le fer est rond ou carré, mais onles retourne sens dessus dessous après chaque passage,si on lamine du fer plat. Arrivé à la dernière canne-lure des finisseurs, dans laquelle il les passe au moinsdeux fois, le lamineur vérifie leurs dimensions avecsoin.

Fabrication du fer fendu.

Lorsqu’on.veut fabriquer avec économie des ferscarrés ou plats dont les formes n’ont pas besoin d’uneentière perfection, on se sert de machines appelées f< «-deries.

Un train de fonderie sc compose de deux équipage.*,dont l’un, appelé espatard, sert de dégrossisscur, etl’autre constitue la icnder.e proprement dite. L’espa-tnrd est tantôt un équipage à cylindres unis, maisbeaucoup moins longs que ceux du train à tôle, et tan-tôt est remplacé par un équipage ordinaire à fer platmarchand, muni d’une large cannelure qui fait fonc-tions d'espatard. Dans le premier cas, les languettesque l’on veut découper doivent avoir à peu près la lar-geur et l’épaisseur nécessaires pour la fente en arrivantau train ; dans le second, il arrive à l’état de paquetsque l’on amène aux dimensions voulues entre les cv-lindres du dégrossisseur. On place ordinairement letrain de fenderie à la suite du gros train marchand.

La fenderie (fig. 882; se compose de deux systèmesde taillants ou couteaux circulaires, faits en acier oueu fer aciéré, montés sur des arbres en fonte, et séparéspar des disques ou rondelles demême épaisseur, mais d’un pluspetit diamètre, qui les maintien-nent à une distance égale à la lar-geur des verges que l’on veut fa-briquer, et dont l’ensemble portele nom de trousse. Chaque trousseest appuyée d’un côté contre unerondelle d’épaulcment, faisantcorps avec son arbre, et elle estrecom erte du côté opposé par unerondelle mobile ou garde ; toutl'ensemble du système est tra-versé par quatre boulons d’assem-blage qui en forment un tout invariable.

Les trousses sont disposées l’une au dessus de l’autre,de manière à ce que les taillants de l’une correspondentaux entre-deux de l’autre, et remplissent parfaitementles intervalles laissés par ces pièces. Les taillants' doivent se pénétrer au plus de 10 à 1 o" in ‘ ; en les enga-geant davantage, ou augmente l’angle qu’ils formentà leur jonction et le fer est saisi moins facilement.

Pour empêcher les verges de s’enrouler autour destrousses de fenderie, on place entre les taillants des la-

mes droites en fer aciéré sur le côté, dites urgett.s^portées par des pièces à lunettes enfilées dans les co-lonnes de la cage de la fenderie; ces vergettes ont enoutre pour but de faire sortir les verges ou ligne droiteet de les rassembler en faisceaux, afin que le fer soitexactement dirigé sur les taillants et soit fendu avec lemoins de perte possible, on place du côté de l’entréedes guides, qui ont entre eux un écartement plus grandde 4 à 5“ ,, “ seulement que l’épaisseur des trous«cs; cesguides sont adaptés aux lirons en fer qui séparent etmaintiennent les porte-vergettes.

Les taillants doivent être bien plans, d’égale épais-seur, et, autant que possible, tournés sur leur pour-tour, pour être égaux en diamètre et avoir des arêtesplus vives. On les chauffe au rouge-cerise pour lestremper et on les recuit jusqu’au bleu léger. Le diamè-tre des taillants supérieurs et inférieurs est le même ; ilpeut varier de 0 U1 ,27 à 0 m ,4U ; mais il ne change ja-mais dans la même machine. Il est avantageux d’em-ployer de grandes dimensions parce que le fer sort plusdroit et le travail marche avec plus de célérité; maisles grands taillants sont difficiles à confectionner, exi-gent beaucoup de force motrice et sont sujets à sevoiler. Les rondelles ou entre-deux ont un diamètremoindre deO ni ,12 à 0 m , 15 que celui des taillants. L’é-paisseur des taillants et entre-deux d’une paire detrousses est la même et égale à la largeur du 1er fenduque l’on veut obtenir. Toutes les trousses doivent avoirla même largeur, 8ü"‘“’ par exemple, afin qu’on ne soitpas obligé d’employer des cylindres plats différentspour les divers échantillons sous lesquels on veut débi-ter le fer dans la fenderie.

Le nombre des taillants d'un équipage est toujoursimpair; l’arbre supérieur en porte ordinairement unnombre pair; par suite, le nombre des brins fournispar une barre est aussi impair, et égal à la somme destaillants des deux trousses, moins deux. Le nombredes taillants dont se composent les trousses dépend desdimensions des verges à fabriquer; il est d’autant plusgrand que ces fers doivent avoir moins de largeur ; ain-iles lames de 5 à !J m,n , 1 I à I 'liai 1 6 à 22" ,,uet de 22 à peuvent se faire respectivement à 13

ou 11, 9, 7, 5 et 3 brins.

La \itesse des trousses de fenderie varie de 50 à 80tours par minute; on doit constamment arroser lestrousses par une abondante injection d’eau froide, pourqu’elles ne se détrempent pas trop vite, et, de plus, ondoit encore les graisser a\ ec du suif placé par morceauxsur les portes-vergettes de devant, afin que les taillantsglissent sans effort les uns sur les autres.

Les verges de fenderie dont la largeur est égale ou in-férieure à 7 m “, se font en Une seule chaude; tous lesautres fers fendus sc fabriquent en deux chaudes ; onaplatit d’abord le fer entre les espatards et on le passeimmédiatement après entre les trousses, qui le découpenten tringles.

Le fer fendu est surtout employé pour les besoins dela clouterie.

Fabrication du fer de riblons .

Dans les grandes usines on obtient beaucoup de dé-chets de fer, tels que débris de fer fendu, rognures detôle, bout de rails trop petits pour entrer dans la com-position des paquets, etc., dont il importe de tirer partià l’usine même. Quelquefois aussi, on établit, près desgrandes villes, des usines particulières, pour le traite-ment des vieilles ferrailles. A cet effet, on forme avecces débris des masses ou fagots que l’on chauffe dansdes fours à réchauffer ordinaires et que l’on traite en-suite, comme les balles des fours à puddler, au mar-teau et aux cylindres ébaucheurs; le déchet à l’ébau-chage est de 10 à 12 p. 100. Ce fer ébauché donne, parle corroyage, un fer de qualité suoérieure ; du reste, la

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