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A-F.
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FKK.

FER.

qualité de ce fer doit varier avc-c celle des débris ou ;riblons dont on a formé les masses. C’est ainsi que des !fers à cheval, de vieux clous, etc., donnent un fer demeilleure qualité que les bouts de rails et d’autres fers Ide gros échantillons. Le fer de riblons porte aussi le ■nom de fer de masse, fer de mitraille, etc. j

Conditions de vitesse auxquelles doivent satisfaire les ma-chines ouvrières d'un laminoir; force motrice absorbée

et travail effectué par ces machines.

De toutes les machines d’un laminoir, il n'y a quele marteau pour lequel il soit possible de calculer laforce motrice nécessaire. I.es trains, les cisailles et lesqueezer, prennent nu moteur des forces qui varientavec les résistances à vaincre. Celles-ci surpassent sou-vent la puissance du moteur et exigent que le volantcède une portion de sa force vive. I

Les forces indiquées dans ce paragraphe sont cellesque fournit le moteur et non celles qui sont réellementemployées pour le travail. On suppose que chaque ma-chine ouvrière travaille au moyen d’un moteur particu-lier et que les cylindres ont les diamètres que nousavons indiqués.

Pour I Oà 12 fours à ptiddler il faut un marteau fron-tal du poids de 4000 à 5000 k donnant 70 à 75 coups parminute, et exigeant une force de 1 2 à 15 chevaux. j

Un squeezer faisant 80 à 90 oscillations par minute Iexécutera le même travail que le marteau frontal ci- {dessus, et consommera une force de 8 à 10 chevaux.

On ne tient pas compte de la force dépensée par les !cisailles qui est très faible ; une seule cisaille peut suf-tire pour une fabrication de I000‘* m d’ébauché par se-maine.

Un train ébawhcur à deux équipages faisant 30 h 40tours par minute et desservant 10 à 1 2 fours à puddler,exige une force de 20 chevaux.

On peut admettre qu’il faut une force de 40 che-vaux pour faire fonctionner un marteau, un squeezeret un train ébauchcur.

Un train à rails composé de deux équipages dont lescylindres font 50 à 70 tours par minute, doit être des-servi par une machine de 40 à 45 chevaux. La fabrica-tion de ce train peut s'élever, par 24 heures, de 14000 à18000 k de rails, suivant que ceux-ci sont plus ou moinslégers.

La vitesse des /ammoirs à tôle varie, avec la naturedes échantillons, depuis 25 tours jusqu’à 40 ; la puis-sance motrice nécessaire à un train de deux équipagesvarie entre 30 et 50 chevaux, suivant que les tôlessont plus ou moins minces. Un pareil train peut four-nir, en travail continu, de 550 à 600i ,u do tôles fineset jusqu’à 1800 q ' M de grosse^ tôles par mois.

La vitesse des trousses de fonderie varie de 50 à 80tours par minut-e. On peut estimer à 8 ou 10 chevauxla puissance absorbée par la cage de fenderie. En tra-vail continu de jour et de nuit, une fenderie pourvued’un espatard produit par semaine 400 , ‘ , " de verges de5 à 6 n ’ m , et 660' 1 '" de verges de 9 à 13"““.

La force motrice absorbée par un petit train varieavec la vitesse et le nombre des cylindres de 10 à20 chevaux. Dans ce derniers cas on fabrique aisément50 à COi* verge ronde ii° 23 par 24 iieures.

Prix de revient des fors fabriqués par la méthodeanglaise.

Nous prendrons pour exemple une grande forge si-tuée près de mines de houille, et à laquelle la fonte bruterevient à 9 fr. 50 c. les 100 k , ce qui est le cas de plu-sieurs usines en France , et nous donnerons, en partantde cette base, le prix de revient du fer ébauché, du fercorroyé, des rails, modèle ordinaire, pesant 34 k ,72 pat-mètre courant, et du fer fendu communs.

Fer ébaui ht

110 k de fonte à 9 fr. 50 ç. les 100 k .

12o k de houille à 1 fr. 10 c. les 100 k . .

Main d’œuvre.

Frais généraux et frais divers. .

Prix do revient des 100 k de fer ébauclnFer corroyé.

G8 k de fer ébauché à 14 fr. 91 les 100 k .

29 k de bout de rails à 17 fr. les 100 k .

1o k de mitraille à 15 fr. les I00 k . .

63 k de houille à I fr. 10 c. les 100 k .

Main-d’œuvre.

Frais divers.

Prix de revient des 100 k de fer corroyé.

Rails bruts.

63 k de fer ébauché à 14 fr. 91 c. les I00 k .

G2 k de fer corroyé à 18 fr. 79 c. les I00 k .

55 k de charbon à I IV. 10 c. les 100 k . .

Main d’œuvre.

Frais divers. . . * .

Produit, 112 k 1/2 de fer à.

A déduire 12 k l/l 2 pour bouts, à 17 f. les 100 kPrix de revient des 100 k de rails bruts,

Rails finis.

I02 k de rails bruts à 20 fr. 13 c. les 100 k .

Charbon.

Ajustage et frais divers.

Total.

A déduire, 1 k ,90 de mitraîll à 15 fr. les 100 k .

Prix de revient des 100 k de rails finis.

Fer fendu.

117 k ,5 de fer ébauché à 14 fr. 91 c. les 100 k .7o k de charbon à 1 fr. 40 c. les I00 k ..

Main d’œuvre.

Frais généraux et frais divers. .

Total.

A déduire, 4 k de mitraille 15 fr. les

Prix de revient des 100 k de fer fendu.

10', 251 ',381 ',461 r ,62

ülïïT

10',li

4 f ,93

2 r ,25

0 r ,(>9

0 r ,69

100 k .

0',69

18 f ,09

9',39I I f ,b50 f ,f>l0',560 r ,04

22^25

2 f 12

20 f , 13

20 r ,53

0 f ,05

O'.oO

WM

0 f .28

2b 1 ,80

17L52

0 r ,82

1 f ,27

1 f .79

2P\4Ô

0 r ,60

20',80

Fabrication de fil de for.

On donne le nom de tréfileries aux ateliers dans les-quels le til de fer est réduit en fils plus ou moins mine •»par l’étirage à froid au moyen de la filière.

Le fer destiné à la tréfilerie doit être facile à travaillerà chaud, afin de se prêter à un amincissement suflisantpar l’action du lamin-iir; fort et doux à froid, afin desubir sans difficulté l’étirage à la filière ; et plutôt durque mou à cause de la texture nerveuse qu’il prend parle travail ; le fer trop mou étant sujet à des solutionsde continuité dans le sen6 de la longueur du fil, par suitede la séparation des fibres produites par l’étirage. Onn’emploie que des fers provenant de bonnes fontes aubois, et les meilleures qualités de fil se fabriquent tou-jours avec des fontes affinées au charbon de bois. Lefer puddlé peut être filé sans difficulté en numéros or-dinaires, mais les fils qu’il donne sont plus durs, plusroides et moins souples que ceux fabriqués avec du feraffiné dans des forges à l'allemande. Du reste, le ferpuddlé s’emploie de préférence pour le fil destiné à lafabrication des pointes de Paris , à cause de sa dureté etde son prix moins élevé.

Le numéros des fils se détermine au moyen d'unejauge ou disque d'acier sur le pourtour duquel on a faitdes entailles rectangulaires qui sont désignées par desnuméros : un fil de fer appartient à un numéro quandil peut entrer dans l’entaille qui lui correspond. Les