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A-F.
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FER.

FEU.

deux jauges principales du commerce, sont les jaugesanglaise et française. La jauge anglaise contient 27 nu-méros dont le 0 correspond à un diamètre de 8 m “ et lenuméro 20 à I /2“* ,u . Le n w 1 de'cette jauge a 7"““ de dia-mètre et le n° 2, O"'"' t/2. Dans la française les

numéros et les diamètres des fils \ont en croissant de-puis le n u 0 jusqu’au n° 24 ; au-dessous du 0 ou passe-perle, la jauge contient des numéros qui croissent de-puis len° 8 jusqu’au n° 30, mais qui correspondent à desdiamètres décroissants. Le n° 24 français au-dessus dupasse-perle égale le n° 2 anglais et le n° I françaisaussi au-dessus du passe-perle égale le n° 22 anglais ;le n° 30 au-dessous du passe-perle correspond au. fil leplus fin que l’on puisse obtenir avec le meilleur fer etqui s’emploie pour cordes de piano, fines toiles métal-liques, etc.

La filière est une plaque d’acier percée d’une suitedo trous placés en échiquier (voir banc-a-tiker) etdont les diamètres vont en décroissant. Les trous de lafilière sont coniques, et l’on fait entrer le fil par legrand côté du cône. Pour que le trou de sortie conservesa rondeur, de laquelle dépend la forme du fil, il estnécessaire que la plaque d’acier employée soit trèsdure. L’angle du cône doit être très aigu, afin que lacompression du métal et sa réduction au diamètre voulusoient mieux ménagées. Il faut, pour la même raison,que les diamètres des trous ne décroissent pas trop ra-pidement. On perce la filière, à chaud, avec des poin-çons coniques, dont chacun peut servir pour 4 à 5 trousde diamètres différents. Les filières employées pour lesnuméros fins, à partir du n" 15 de lu filière anglaise,se font seulement en acier fondu et ont 12"*“ au plusd’épaisseur ; pour les autres fils, on se sert d’une plaqued’acier sauvage, ou acier de forge extrêmement dur,soudée à une plaque de fer ; l’épaisseur de ces filièresest d’environ 2o"" u .

Comme la longueur du fil s’accroît par le passagedans la filière, on l’enroule sur des cylindres auxquelsou donne uu mouvement de rotation qui produit latraction nécessaire à l’étirage. Pour les fils inférieursau n° 15 de la jauge anglaise, on emploie un tambourhorizontal. On enroule les fils plus fins autour de bo-bines verticales ayant la forme de cônes très aigus;chaque bobine est assujettie sur un axe vertical qui tra-verse lu table de travail et qui donne le mouvement.Avant de passer le fil à la filière, on l’amène au lami-noir à un diamètre de S ,uu ‘ au plus et qui descend quel-quefois jusqu’à 3 et 4 mm ; dans ce dernier cas, on lereçoit sur des bobines à la sortie du laminoir.

Afin de diminuer le frottement qui a lieu pendant la.traction, on graisse le fil ou le trou, ou bien, ce quiest préférable, on applique sur la filière une pelote degraisse formée d’un mélange de suif et d’onguent noir,à travers laquelle pusse le fil qu’il s’agit de filer ; parce moyeu on refroidit l’ouverture conique, eu mêmetemps qu’on facilite le passage du fil.

La vitesse de tirage doit être uniforme et réglée d’a-près la nature du fer, la destination et le diamètre dufil. Le fer puddlé exige une vitesse moindre que le feraffiné au charbon de bois. On augmente la vitesse enraison du nombre de passages à la filière.

Quand une botte de fil est faite, on la jette sur undéexdoir de forme conique pour la passer de nouveaudans la filière. Le dévidoir est placé en avant de la fi-lière sur la table de travail.

Pour attirer le fil appointé, du trou delà filière sur letambour ou sur la bobine, on emploie des tenailles quis’ouvrent d’elles-mêmes lorsqu’elles avancent vers lafilière, et qui, en se retirant, prennent et serrent forte-ment le fil qu’elles doivent filer. La bobine ou le tam-bour est entaillé pour recevoir la tenaille, qui, aprèsavoir saisi le fil, recule, puis, quand la bobine a fait

1 /4 de tour, s’applique dans l’entaille de cette dernière,après quoi l’enroulement commence.

Le nombre de trous par lesquels on fait passer le filpour l’amener à un numéro donné dépend de la qualitédu fer, de la force mécanique dont on dispose et du de-gré de finesse que doit avoir le fil fini. Lorsqu’on dé-grossit, on saute ordinairement un trou de la filière àchaque passage, et, en général, ce n’est que pour les4 à 5 dernières passes, destinées à finir et à parer le fil,que l’on suit l’ordre des numéros observé dans lafilière.

Le fil s’écrouit et devient moins ductile après sonpassage à travers uue série de trous ; on le recuit alorsau rouge-brun pour le ramener à son état primitif. Lerecuit sc fait soit dans une espèce de four à réverbèrechauffé par les flammes perdues du feu d’aflinerie, soita feu nu au milie^i d’un tas conique de menu charbonou fraisil auquel on met le feu, soit, le plus souvent, envase clos, dans des marmites annulaires en fonte. Lenombre de recuits que l’on fait subir au fil, dépend dela nature plus ou moins ductile du fer et du diamètreauquel le fil est parvenu. Les gros numéros exigent desrecuits beaucoup plus fréquents que les autres. On re-cuit toujours le fil avant de l’engager dans le premiertrou de la filière.

Le recuit donne toujours lieu à la formation d’unecouche d’oxyde plus ou moins épaisse, dont on débar-rasse le fil par le décapage. Sans cela, l’oxyde formé,en se détachant pendant l’étirage, corroderait la filièreet changerait la forme des trous, ou au moins produiraitdes raies ou des stries nuisibles à l’apparence et à laqualité du fil. Le décapage se fait au moyen de l’acidesulfurique, étendu ordinairement d’environ 240 fois sonpoids d’eau. Il faut employer un acide plus fort pourles fils recuits à feu nu que pour ceux recuits en vasesclos. Apres le décapage, on laisse les fils s’égoutter pen-dant quelques heures avant de les repasser à la filière.On ne décape pas à chaque recuit surtout pour les grosnuméros.

On estime qu’une tréfilerie ayant 8 bobines ou tam-bours eu activité exige une chute d’eau d’une force de20 chevaux.

Statistique.

De toutes les industries métallurgiques celle du ferest sans contredit de beaucoup la plus importante. Nousen donnerons une idée, en rappelant qu’&ctuellement,en France , la fabrication de la fonte, du fer et de l’acieret de leurs élaborations principales, occupe plus de50,000 ouvriers et crée une. valeur de plus de 150,000,000de francs, non compris l’exploitation des forêts et desmines de houille qui alimentent les usines à fer.

D’aprè3 le dernier résumé statistique publié par l’ad-ministration, il y avait, en France , en 1840 :

Fabrication de la fonte et du fer.

Inactifs. Total.

ITauts-fourn‘aux. 474 153 027

Forges catalanes et corses pour la fa-brication directe du fer. 100 23 123

Foyers de mazerie au charbon de

bois. 5 » 5

Finerios au coke. 16 3 21

Feux d’aflincric au charbon de bois. 705 308 1073

Fours à puddler. 456 139 595

Foyers de chaufferie . 108 70 1 78

Fours à réverbère de chaufferie. . . 239 67 306

fabrication du petit fer.

Foyers de chaufferie. 11! 84 195

Fours à réverbère de chaufferie. . . 179 79 258

Fabrication de la fonte moulée de deuxième fusion.

Cubilots. 471 55 526

Fours à réverbère. . .. 61 18 79