FILIÈRES.
FILIERES.
ment connues ; elles produisent cependant de très bellesvis et sont faciles à conduire, surtout au commence-ment de l’opération, parce qu’il ne faut qu’un tiers detour pour faire rentrer les uns dans les autres les sillonscreusés par les parties coupantes. Elles peuvent aussi,plus facilement que les filières doubles, fileter des dia-mètres différents les uns des autres sans trop agrandirl’écuelle aux dépens du filet. Nous avons en effetdéjà dit qu’on obtenait ce résultat en donnant aux res-sorts peu de développement dans le sens de la circon-férence.
La Société d’Encouragement pour l’industrie natio-nale ayant proposé un prix convenable pour le perfec-tionnement des filières et tarauds, beaucoup d’artistesse sont occupés attentivement de cette partie impor-tante de la mécanique, et plusieurs essais ont été tentés.Le prix a été décerné à M. Valdeck. Sa filière présentequelque analogie avec les filières à bois que nous dé-crirons bieutôt, ayant pour principe, comme dans*cesdernières, de couper la matière avec un ou deux burinsfixés sur les coussinets, en ne se servant de ces cous-sinets que pour guider les burins dans le mouve-ment d’hé-lice.
Nous ren-voyons lC9personnesqui vou-draient con-naître la dis-position decette filière,au 37 e vo-lume du Bul-letin de laSociété d’en-courage-ment, oùelleest décritedans tous sesdétails.
pas de vis ; on resserre les coussinets et on fait marcherl’arbre; le boulon ne peut alors plus tourner sansavancer, il entraîne l’arbre et se filète à une certaineprofondeur en passant dans les coussinets.
Il est indispensable que le boulon reçoive plusieurspasses pour que les filets y soient creusés à la profon-deur qu'ils doivent avoir; alors, quand il est à l’extré-mité de sa course, l’ouvrier, par un embrayage convena-blement disposé, fait tourner l’arbre en sens inverse, etdans ce mouvement rétrograde, les coussinets travail-lent comme dans le mouvement direct; si la secondepasse ne suffit pas, on en donne successivement unetroisième, une quatrième, en resserrant chaque fois lescoussinets ou en laissant agir le contre-poids, jusqu’à ceque l’intervalle de leurs filets soit exactement remplipar les filets du boulon.
Nous avons dit que la même machine pouvait servirau taraudage des écrous, à cet effet, on enlève les cous-sinets, l’écrou à travailler se place dans le porte-outilsoù ils étaient fixés, et on place le taraud d’acier surl’arbre à la place du boulon; comme on le verra à l’ar-ticle taraud, le taraud ne coupe que dans un sens et il
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Machine à fileter et tarauder. Dans les ateliers de con-struction et de serrurerie où l’on filète une grandequantité de boulons, on a renoncé au filetage à la main,et on emploie une machine spéciale que l’on appliqueaussi au taraudage des écrous, et que l’on nomme ma-chine à tarauder. Elle ne change pas le moyen physi-que employé pour tailler des filets de vis dans le fer oule cuivre. Elle agit avec le même outil pour creuserson sillon, mais elle offre l’immense avantage de fairetravailler elle-même cet outil avec beaucoup de rapiditéet d’exactitude, sans que l’intelligence d’un ouvrier soitnécessaire pour en diriger le mouve-ment. Le filetage à la main n’est plusemployé dans les ateliers que pourtravailler des pièces qu’il serait peucommode de placer sur la machine.
Le boulon à fileter est placé à l’ex-trémité d’un arbre qui l’entraîne dansson mouvement de rotation, et quipeut lui-même se mouvoir dans le sensde sa longueur. Les coussinets en aciersont fixés sur un porte-outils convena-blement disposé et situé dans le pro-longement de l’arbre, leurs formessont analogues à celles que nous avonsdécrites, et on peut les rapprocherl’un de l’autre, soit au moyen de visque l’on serre de temps en temps, soitau moyen d’un contrepoids qui lespresse continuellement contre le boulon. Au commence-ment de l’opération, on ouvre les coussinets et on y faitpénétrer le boulon d’une longueur égale à deux ou trois
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n’est nécessaire que de donner une seule passer aussi,quand il s’est enfoncé complètement dans l’écrou, onfait tourner l’arbre avec rapidité et à la main, en sen3